M. SALICIFOLIA Hochst
Arbre élevé (A. Perrr, W. Scarwrer) ou arbuste. Rameaux grisâtres, noueux, très divariqués. Ramules striées, finement tomenteuses, présentant en outre quelques petites glandes éparses. Feuilles sèches, peu coriaces, très grandes, atteignant jusqu'à 170 "/" de long sur 50 "/" de large, mesurant le plus souvent 70"/" de long sur 25 “/" de large; de forme variable, elliptiquesoblongues ou ovales-lancéolées, souvent lancéolées, tantôt entières ou simplement ondulées ou crénelées sur les bords, tantôt à bords plus ou moins irrégulièrement dentés sur toute Ja longueur, un peu atténuées à la base ou arrondies et terminées
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brusquement en pétiole, atténuées et subobtuses au sommet. Pétiole grêle, pubérulent, canaliculé en dessus, long de 5 à 15%/», Surface supérieure du limbe glabre, d'un vert terne ou luisante, sans réticules, présentant (à la loupe) de nombreuses petites glandes blanches sans résine ; nervures secondaires ordinairement un peu apparentes. Surface inférieure d’un vert clair, glabre ou munie de quelques poils courts épars, surtout sur les nervures, parsemée de nombreuses petites glandes dorées éparses ; nervure médiane très saillante en dessous, pubérulente, au moins dans la jeunesse; nervures secondaires au nombre de 15 à 20 paires, très saillantes, souvent bifurquées, une grosse alternant ordinairement avec une petite; nervilles formant des réticules parfois assez apparents sur les feuilles adultes. Plante dioïque. Chatons mâles isolés ou parfois réunis plusieurs à l’aisselle d’une feuille et y formant de véritables glomérules, simples ou un peu ramifiés à la base, longs de 6 à 12"/", à rachis tomenteux velu; bractées ovales, entièrement tomenteuses: bractéoles 2 à 4, pubescentes à l'extérieur; étamines de 8 à 12, à filets soudés à la base, anthères d'un jaune pâle, finement pubescentes. Chatons femelles isolés ou parfois réunis plusieurs à l’aisselle de chaque feuille, et spécialement au-dessus des coussinets des préfeuilles après la chute de celles-ci, longs de 6 à 15 */%, mais quelques-uns pouvant atteindre parfois jusqu’à 100 */" de long, et dans ce cas constitués par des épillets pauciflores ; rachis pubescent ; bractées ovales, recouvertes d'un tomentum laineux sur toute leur surface extérieure, glabres à l'intérieur ; bractéoles 4 à 6, ciliées ; jeunes ovaires hérissés, tomenteux, parfois plusieurs situés à l’aisselle de la même bractée. Fruit sphérique ou souvent ovoide, de 3 à 4 "/* de diamètre, ou parfois plus gros et formé alors par l'accolement en syncarpum de plusieurs ovaires; émergences nues et velues, ou plus souvent entièrement recouvertes d’un enduit de cire blanche; endocarpe très dur, subovoide ou piriforme.
Car. biol. — Kloraison de novembre à Janvier, maturation des fruits en juillet (pour l’Abyssinie).
Car. anat. — Limbe peu épais; cuticule des épidermes foliaires mince; cristaux d’oxalate petits, réunis pres-
que tous en macles. F
St. — Hautes vallées et défilés dans les montagnes tropicales, entre 1200 et 3000" d’alt.
D. G. — ABYSSINIE : de 2800 à 3100" (EnGLer) ; Genausa (ou Tehenausa) et Ghabahochthal, prov. de Sémen (Schimper, 1840, n° 1327 et 1356); prov. de Haramat (Schimper, 1838, n° 1093); Endschedcap (ou Intschatkab) et Saoufétch, prov. du Tigré (Schimper, 1838-1852, n° 18 et 1135); après Sabra, à 7000 pieds d’alt. (Schimper, 1851) H. Mus. ; Tchessa Hechequenné (Schimper, n° 97) 4. Drake; prov. du Choa (A. Petit) A. Mus. — AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE : Mpororo et Kavingo à 1240” d'alt. (Engler, Pflanz. O. Afr.). — CAMEROUN, de 2130 à 2400" d’alt. (G. Mann, n° 2185) 7. Mus.
Bibl. — Myrica salicifoha HocustTETTER #2 SCHIMPER, Exsicc pla Abyss IL L842, en 1098 MNSS 1527 Re Ricaars lent. tRle Abvyss Ines I per EC MDer 1. c., p. 151; A. Excrer. Hochgebirdsfi. d. trop. Afrika, 1892, p. 189; id., Pflanzw. Ost-Afrika, C., 1894, p. 160.
N. indig. — Nav (langue tigré en Abyssinie, Scxim- PER).