M. ciNEARIS C. DC
Tiges grisâtres, verruqueuses, à lenticelles grisâtres très petites. Ramules finement pubescentes, toutes très grêles, très feuillées, groupées en bouquets au sommet des branches. Feuilles sèches, rigides, subcoriaces, lancéolées-linéaires, parfois quelques-unes falciformes, longues de 50 à 80 "/", larges de 6 à 12 "/", à bords toujours très entiers, épaissis, légèrement incurvés en dessous, à sommet aigu ou subobtus, longuement cunéiformes à la base. Pétiole long de 4 à 10 "/", finement pubérulent, plan en dessus, bombé en dessous. Limbe dépourvu de puitset de glandes sur ses deux faces, ordinairement glabre ou présentant de rares poils épars, finement réticulé par des nervilles saillantes sur les deux faces. Nervure médiane très fortement saillante en dessus et en dessous, ainsi que les nervures secondaires ; celles-ci très nombreuses et très tenues, ordinairement de 20 à 30 paires, simples, parallèles, rapprochées, s’insérant à la nervure médiane en formant un angle de 50°, s’arquant au sommet en côtoyant le bord de la feuille pour s'unir à la nervure suivante, toutes unies entre elles sur les 2? faces par de nombreuses anastomoses. Plante dioïque. Chatons mâles isolés à l'aisselle des feuilles sur la partie moyenne des ramules, très petits, de 4 à 10 "/* de long, à fleurs serrées ; écailles elliptiques ou subarrondies, obtuses et ciliolées au sommet; étamines 4; anthères pubérulentes. Chatons femelles et fruits inconnus. D'après G. DG. le rachis serait glabre et chaque fleur serait accompagnée de 4 bractéoles.
DES MYRICACÉES 149
Car. anat. — Caractères du M. conifera, mais pas de glandes en écusson dans les cryptes.
D. G. — LE CAP (Drège, 1839); id. {Ecklon et Zeyher, 76.6) H. Mus.
Bibl. — Myrica linearis C. DC., L. c., 1864, p. 154.
Observation. — La plante que nous venons de décrire semble identique au type de Cas. De CANDoLLE, dont nous n'avons pas vu d'exemplaire. Cependant cet auteur lui donne des ramules et des feuilles glabres, caractère qui ne Cadre pas absolument avec notre plante. Dans certains spécimens de l’Herbier du Muséum, les feuilles sont encore plus étroites que dans le type moyen que nous avons décrit; tel est l'échantillon de la collection HENNEcarT dont plusieurs exemplaires ont des feuilles de 55 */* de long sur 5 */* de large. Quelques feuilles présentent exceptionnellement de très petites dents à peine marquées.
Le M. comfera var. integra présente une parenté très étroite avec cette espèce et devrait peut-être lui être rattaché.
C. pe CANDOLLE a décrit une autre espèce que nous ne connaissons pas, mais qui semble devoir aussi se placer près du M. comfera. En voici la description, traduite presque littéralement :