‹ Monographie des orobanchesChapitre 18 sur 26 · XX. OROBANCHE DE L'ERYNGIUM DES CHAMPS · texte numérisé non relu

XX. OROBANCHE DE L'ERYNGIUM DES CHAMPS

Orohanche scapo ad hasira incurvaio , squamoso; stipulis elongatis , senU àdhœrentibus ^ numerosis; sepalis prqfunde bifidis; corolln bilabiatâ, labio superiorefornicato vix bifido^ inferiore trilobato subplicato; stigmate bifido ruhescente ; nectario dilute luteo.

Elle s'élève jusqu'à un pied; sa tige rougeâtre et velue est toute recouverte de stipules , lancéolées et adhérentes dans une partie de leur longueur ; l'épi est assez bien garni de fleurs d'un blanc rougeâtre et pailleux ; les sépales sont profondément divisés en deux segments linéaires ; le limbe de la corolle est étalé ; la lèvre supérieure voûtée , et à peine bifide; l'inférieure est trifide et un peu chiffonnée, l'ouverture est ample; le germe est jaunâtre ; le nectaire jaune brun ; le style rougeâtre ; le stigmate bilobé est rougeâtre ; les étamines sont nectarifères , aplaties et un peu velues à leur base; les anthères sont aristées, serrées contre le stigmate , petites et un peu rougeâtres , les deux supérieures sont écartées à leur origine.

Cette Orobanche bien distincte de toutes les «autres , est fort commune dans le midi de la France. Je l'ai trouvée en i8a6, entre Maximin et Aix , et depuis Aix jusqu'à Cannes , et je l'avois déjà cueillie l'année précédente dans le Piémont aux environs de Suze. Elle m'a toujours paru attachée à l'Eryngium des champs ; mais comme cette plante à des rhizomes et des racines pivotantes très- profondes, il devient très-difficile del'ar* racher avec son Orobanche qui n'est jamais adhérente qu'aux radicules* Elle fleurit dans le commencement de Juin.

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