XXVI. OROBANCHE DE L'ÉPÉRVIÈRE PILOSELLE
Orobanche scapo/laccido modice inflaJto\ spicâ pauciftorâ; sepaUs sub" integris; corollâ bilabiatâ^/auce dikUatâ; labio utroque abbreviato, sU' periore fomicato.
Sa tige s élève à cinq ou six pouces, elle est faible, peu renflée à la base et recouverte infërieurement de quelques stipules allongées. Elle est garnie de poils blanchâtres et non glanduleux ; les fleurs au nombre de cinq ou six , sont d'un blanc pâle ; les bractées sont assez larges et pointues ; les sépales sont rarement divisés ; rouva:*ture de la gorge est grande , et les deux lèvres sont raccourcies; la supérieure se prolongé en forme de voûte.
J'ai trouvé cette jolie espèce sur les collines de l'Apennin , au-dessous du Ranco^ entre Gênes et Novi. Elle croissoit près de VOrobanche de la Picride épervière , et fleurissoit au commencement de Juin ; malheureusement je ne l'ai décrite que desséchée. Elle fera une espèce, si elle se retrouve sur la même plante avec les mêmes caractères.
Je termine ici l'énumération des Osproléons que j'ai recueillies vivantes et adhérentes à des plantes étrangères. Sans doute qu'il en existe encore d'autres que je n'ai pas encore rencontrées, et qui diffèrent assez de celles que je viens de décrire, pour être un jour considérées comme de vraies espèces. Quelques-unes même sont déjà indiquées par Wallroth ; telle est peut-être la rouge de Hooker, cueillie sur les rochers basaltiques de l'Islande, et qui se rapproche beaucoup de celle diA Thym Serpollet; telles sont surtout la blanche et la bleuâtre de Stephan, toutes les deux originaires de la mer Caspienne, mais dont les mères sont encore inconnues; telle est enfin cette belle espèce Égyptienne qui existe dans l'herbier de M. De Gandolle , et qui pourroit bien appartenir aux Trionychons par son calice quinquefide , et ses anthères barbues. Mais je ne rapporte ici que celles que j'ai examinées^ en omettant même celles dont je n'ai aperçu qu'un seul échantillon, et que je considère comme aberrantes. G'est ainsi, par exemple , que je ne considère pas encore comme une espèce YApiculée de Wallroth, qui n'a été trouvée qu'une fois en Thuringe sur les racines du Pelargonium graveoleiis^ et qui, selon cet auteur, pourroit bien être une simple variété de la mineure^ ou de V Orobanche du Tr^e des prés.