M. TURCICUS. Seidl
A peu près de la forme du verruca, cependant plus légèrement convexe et un peu plus grand, il se rapproche aussi de VHokorhimis pygmœus par la pubescence un peu jaunâtre. Tête et rostre comme dans Vindutus', cependant la scrobe s'avance un peu plus en haut, et par devant jusqu'au bout, et les ptéryges sont distinctes, sinon saillantes, tandis que dans Vindutus elles sont tout comme si elles n'existaient point. Les yeux sont légèrement convexes et peu saillants, le prothorax est à peu près de moitié plus large que long, un peu plus rétréci par devant que par derrière, légèrement arrondi sur les côtés, assez densément ponctué. Les élytres sont plus du double
28 MONOGRAPHIE DES OTIORIIYNCHUS.
plus larges que le prothorax, avec les épaules largemerit arrondies, légèrement convexes en dessus, seulement un peu plus à sa base, très-fmement striées-ponctuées et garnies, comme le proLhorax, peu dcnsément de fins poils couchés, un peu par taches. Les pattes sont simples dans le seul exemplaire connu ; cependant il est possible que dans le çf elles soient dentées, par analogie avec les espèces voisines. — Long. 3,5 mill.
Vient d'Asie mineure, Tarsous, (Chevrolat.)
1-2. M. INDUTUS Kicsw. Berl. 1801. 250. (Omius.) — Soidl. 21, 12.
Très-voisin de Varmipotens par l'armature des cuisses cf , il s'éloigne de tous les précédents par sa pubescence et sa forme plus aplatie et plus allongée, qui paraît naturellement le rapprocher beaucoup du rhinolophus. Tète un peu plus étroite que dans le semimUmn , convexe entre les yeux; le rostre est un peu courbé en dessus, quelquefois avec un canal longitudinal distinct, et les rebords internes des scrobes, distincts jusqu'entre les yeux, convergent un peu par derrière. Les antennes sont insérées avant le milieu et n'atteignent pas le milieu du corps. Le prothorax est près de 2 ibis aussi large que long, très-fortement arrondi sur les côtés, un peu plus rétréci par devant que par derrière, finement et densément ponctué, densément couvert de poils convergents. Les élytres sont distinctement plus longues que larges, mais en proportion légèrement convexes sur le dos, de sorte qu'elles sont 2 fois aussi longues que hautes ; les stries ponctuées sont fines et pas enfoncées ; la vestiture de poils gris est dense et grosse, et parsemée dans l'intervalle de courtes petites soies à demi-dressôes, qu'on ne peut voir qu'à un fort grossissement. Les pattes sont brunes, les cuisses plus foncées au milieu, chez la Q toutes fortement en massue ; de sorte qu'elles paraissent comme oblusémont dentées ; chez le cf les antérieures ont i dent longue arquée, les intermédiaires 1 obtuse et les postérieures 1 assez longue. — Long. 3 mill.
Crète, Egypte.
m. MYLACUS. 29