S. MM
MONOGRAPHIE DES OTIORHÏNCHIDES
Les Otiorhynchides, tels que nous les comprenons ici, se composent des Otiorhynchides, Cyclomides et Phyllobides de Schœnherr, abstraction faite des genres qui ont les mâchoires découvertes ou le prothorax muni de lobes oculaires. Ils se distinguent des Brachij dérides presque uniquement par la forme des scrobcs antennaires, qui, quoique variables, ne constituent jamais des sillons réguliers descendant sous le rostre. Si, dans de rares occurences (p. ex. Tyloderes, Nastus), leur bord inférieur affecte cette direction, elles sont très-évasées en arrière et leur bord supérieur est rectiligne. Ces insectes ont une forme plus homogène que les premiers, et chez eux toujours le scape dépasse les yeux et le bord antérieur du prosternum n'est presque jamais échancré. Cependant, si dans la plupart le rostre s'élargit à l'extrémité au devant de la scrobe en une sorte de lobe ou ptéryge^ comme l'indique leur nom d' Otiorhynchides, bien des genres ne présentent pas cette disposition. On peut les caractériser ainsi :
« x\ntennes coudées; scape dépassant les yeux; funicule de 7, très-rarement de 6 articles ; massue de structure normale. — Scrobes antennaires de forme variable, mais jamais à la fois linéaires et dirigées inférieurement. »
On ne connaît que 2 larves, toutes deux appartenant au genre Otiorhynchus : l'une (0. sulcatus), décrite par Bouché, Naturg. Insect. p. 201. pi. 10. f. 15-21, et par Westwood, Introd. i 344. f. 41 ; l'autre (0. ater), par Ratzeburg, Forst ins. i 110. pi. 4. f. 8. Assez allongées, charnues, faiblement mamelonnées sur les côtés, hérissées de poils courts, et complètement apodes. La r'' vit des racines de diverses plantes {Saœifraga, Sedum, TrolHus); la 2° ronge la racine des pins.
i MOiNOGRAPIIIE DES OTIORIIYNCHIDES.
Leurs nymphes ne sont pas renfermées dans une coque et ne présentent rien de particulier.
Lacordaire a réparti les Otiorhynchides européens en o groupes : Otiorhijnchides vrais, Péritélides, Trachyphlœides, Laparocerides et PhylJoMdes, en se basant, pour les 4 i"% sur ce que les ongles des tarses sont soudés ou libres. Seidlitz a démontré qu'un semblable caractère ne peut servir à former de bonnes divisions primaires ; aussi les groupes en question sont-ils loin d'être naturels ; et l'auteur russe les réunit en un seul. Par conséquent, il ne compte plus que 2 groupes dans la tribu :
1° Les Otiorhynchides vrais, dont le mésosternum est très-court, la saillie inter-coxale parallèle, plus ou moins large, et les ailes sont nulles.
2° Les Phyllobides, dont le métastcrnum est allongé, la saillie inter-coxale étroite, le plus souvent ovale, et les ailes sont développées.