V. PERITELUS
IIl^ S-'G""". — Meîra. (Ânagr. Marie) J. Duv. Fr. Soc. Elit. 1852. 711. — Seidl. 28.
C Scrobes longues caverneuses; antennes d'ordinaire submédiaires; ptéryges nulles ou très-peu distinctes; ongles soudés à la base.
Se distinguent des autres Peritelus par la taille, par les scrobes s'étendant loin vers les yeux et par l'absence totale de ptéryges saillantes latéralement ; en cela ils ressemblent aux Leptosphœrotus ; cependant ils n'ont pas la structure particulière de la massue qu'on remarque dans ces derniers. Dans les espèces connues, les ongles sont soudés à la base; on peut aussi néanmoins les trouver libres, exception qui se rencontre souvent chez les Peritelus.
3i. PERIT, (Meira) SQUAMANS. — squamulatus Reiche, Fr. Soc. Ent. 1862. 297. (Cathormiocerus.) — Seidl. 28, 1.
Très-distinct par sa squamosité remarquable, qui lui a fait donner ce nom de préférence à toutes les autres espèces de Pentelus, quoiqu'elles soient toutes squamuleuses à l'exception du nigrans. Les squamules rondes sont distinctement rayées dans leur longueur, mais non sur de petits tubercules comme il est dit dans la description, éloignées l'une de l'autre avec d'épaisses soies sqaamulifères entr'elles, qui ne peuvent se voir que de côté. Le rostre est court, aussi large que long, avec les côtés parallèles et a de grandes scrobes qui se rapprochent un peu par derrière ; antennes assez déliées , à massue épaisse. Prothorax un peu plus large que long, très-légèrement arrondi sur les côtés. Elytres environ 2 fois aussi larges que lui, arrondies aux épaules et par derrière, avec les côtés assez parallèles. Pattes à peu près de la forme et de l'épaisseur de celles du sutureUiis. — Long. 3 mill.
Rare, propre à la Corse,
90 MONOGRAPHIE DES OTIORHYNXHIDES.
32. PERIT. (Meira) CRASSULICORNIS. — Crassicornis J. Duv. Fr. Soc. Ent. 1852. 713. — Seidl. 29, 2.
Ressemble à un étroit rudis cf, si l'on fait abstraction de la taille, mais il a le prothorax beaucoup plus long et plus étroit. Il se distingue de tous les Peritehis par les antennes épaisses dont le t'unicule diffère à peine en largeur du scape et de la massue, et se compose, à partir du 2^, d'articles transversaux. Rostre aussi large que la tête avec les yeux latéraux, il devient un peu plus haut vers le bout, do sorte qu'il paraît faiblement élevé entre les antennes avant le front enfoncé ; cette élévation est quelquefois légèrement impressionnée dans sa longueur. Prothorax plus ou moins arrondi sur les côtés, aussi long que large ou plus court. Elytres distinctement arrondies sur les côtés. Pattes très-épaisses et trapues relativement aux antennes; jambes antérieures légèrement courbées dans leur entier. — Long. 3 mill.
Montpellier et Nice ; paraît être rare.
33. PERIT. (Meira) SUTURELLUS Fairm. Fr. Soc. Ent. 1859, 59. — Seidl. 30, 3. — elongatulus Fairm. Soc. Ent. 1859. Bul. civ. — ? minimus Stierl. Rev. Otior. Berl. 1861. 134, 108 (Otiorhynchus).
Se distingue du crassuUcornis par ses antennes et ses pattes plus déliées ; scape pas aussi épais que dans celuici, mais le funicule est beaucoup plus menu que le scape et la massue, et ses articles, à partir du 2^, sont un peu plus larges que longs. Ordinairement aussi, la forme des élytres est autre, puisque les côtés sont parallèles et les épaules coupées obliquement ; cependant cette proportion varie, ainsi que la forme du prothorax, qui latéralement est tantôt plus, tantôt moins arrondi, comme dans le crassuUcornis, mais plus court et anguleux de profil. — Long. 2 à 3 mill.
Très-commun par places dans la France méridionale ; il se trouve aussi dans l'ilalie boréale.
Le Meira elongatula Fairmaire est établi sur des exemplaires d'une couleur claire uniforme qui sont, du reste, beaucoup plus communs que les individus foncés avec la