‹ Monographie des poissons fossiles du vieux grès rouge ou système dévonien (old red sandstone) des Îles britanniques et de RussieChapitre 43 sur 104 · III. Gltftolepis micbolepidotus Agass · texte numérisé non relu

III. Gltftolepis micbolepidotus Agass

Old Red, Tab. 21a, fig. 3-7.

La découverte de cette jolie espèce est due à Lady Gordon Cumming, qui m'en a communiqué plusieurs plaques ainsi que des dessins. Le corps est allongé, fusiforme; la tète proportionnellement beaucoup plus petite que dans les autres espèces. Les mâchoires sont allongées, assez grêles et années de petites dents coniques , pointues et inégales ; on voit, surtout dans la mâchoire inférieure (Gg. 3), plusieurs grandes dents plissécs à la base qui alternent avec des dents beaucoup plus petites, n’ayant qu'une simple caviléT médullaire. J’ai fait représenter, fig. 6, une de ces grandes dents à base plisséc, cassée par le milieu, de sorte que l'on peut voir la cavité médullaire interne avec ses ramifications latérales. Les mâchoires supérieures sont très-grèles et armées , à ce qu'il parait, de petites dents égales , sans plis à la base. Les joues étaient cuirassées , c’est-à-dire qu’il y avait de chaque coté de la tète une large Ac. ou. au). g

plaque écailleuse . allongée , qui recouvrait la fosse temporale. L'opercule est une pièce quadrangulairc à angles arrondis. Ces deux plaques sont trés-minces, et montrent en outre toute la structure des écailles dont nous parlerons plus bas. La tète entière est aplatie , mais plus allongée que dans les autres espèces du même genre. Le corps est recouvert d'un grand nombre de petites écailles imbriquées , rangées en séries obliques ; ces écailles sont presque entièrement rondes , et par la manière dont elles s’imbriquent elles ressemblent tellement aux écailles des Lcucisques ou de tel autre poisson de l’ordre des Cycloides , que l’on pourrait se méprendre sur leur véritable nature , si la structure interne ne montrait évidemment que ces petites écailles appartiennent à un poisson du genre ClyptolépLs. Kn effet , leurs deux faces sont unies , mais à l’intérieur on reconnaît les mêmes espaces rayonnés et séparés par de lines cloisons osseuses , seulement ces cellules disposées en rayons sont plus courtes et plus larges que dans les espèces précédentes. Les écailles ont un diamètre à-peu-près quatre fois moindre que celles du G. leploplerus.

Les nageoires ne sont pas assez bien conservées dans les exemplaires que j’ai vus jusqu’à présent pour qu'il soit possible de déterminer leurs dimensions ; on en voit seulement des traces dans les fig. h et S , et il serait bien possible que la différence des nageoires fut assez grande pour nécessiter l’établissement d’un nouveau genre pour cette espèce. Jusqu'à présent la petitesse des écailles la fait facilement distinguer des autres Glvptolépis auxquels je l’ai réunie à cause de la structure interne des écailles.

Les exemplaires figurés ont été trouvés par Lady Cordon Cumming, â Lethen-Bar.

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