‹ Monographie des poissons fossiles du vieux grès rouge ou système dévonien (old red sandstone) des Îles britanniques et de RussieChapitre 94 sur 104 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

Ptericiithys major Agass.

Décrit pag. 19.

Depuis l'impression de la première liv raison de cet ouvrage, j’ai reconnu parmi les fossiles de l’OId lied qui m'ont clé communiqués par M. Kobcrston , plusieurs socles articulaires de cette espèce provenant de Seal-Craig, prés d’Elgin. M. Pandcr en a aussi recueilli dans les environs de Riga plusieurs exemplaires , dont l’un est représenté par ses deux faces , Tab. 31 , fig. 3 c et d ; colin M. Murchison en a rapporté un fragment d’.Andoma.

Ptouchthys obloxgus Agass.

Décrit page 18. Ajoutez: Old Red, Tab. B, (ig. 1, et Tab. 30 n, lig. 1.

Pour compléter la description de cette espèce, j’ai fait dessiner une portion de la caparace, avec ses tubercules, grossie quatre fois en diamètre. Ces tubercules sont plus espacés que ceux du Pt. arenatu », plus gros et plus irréguliers dans leur distribution ; ils montrent en outre quelques traces de cèles rayonnantes à leur base , qui n’existen! pas dans l’espèce de Russie.

Pïehjchthys arenatus Agass.

Old Red, Tab. 30a, fig. 3.

Je rapporte au genre Ptérichlhys un fragment de carapace à surface grenue, provenant des environs de Sl.-Pétersbourg, recueilli par M. le comte de Keyserling. Quelqu’imparfait que soit ce fragment je ne crois cependant pas me tromper en l’envisageant comme le premier indice de l’existence d’une espèce particulière do Ptérichlhys en Russie. Dans tous les cas il appartient au type des poissons de l’OId Red , dont la caparace est lubcrculéc, c'est-à-dire qu’il n’y a d’alternative pour le classer qu’entre les genres Ptérichlhys , Coccoslcus ou Asterolépis. Or les Ptérichlhys ont en général une granulation plus fine que les deux autres gen-

Ag. OLD RED. JS

res, et leurs tubercules sont moins étoilés ou même entièrement dépourvus de côtes rayonnantes à leur base, et c’est précisément ce que l'on observe dans notre fossile, dont les tubercules sont même plus petits que ceux d'aucune autre espèce du genre. Le fragment représenté est grossi quatre fois en diamètre, comme les fragmens des autres espèces figurées sur la même planche et qui doivent servir de terme de comparaison pour la détermination.

Genre 1IOMOTHORAX Agass.

Plus haut, à pag. 30, j'ai mentionné un fossile dont je dois la connaissance à M. le D r Fleming, qui m’en a communiqué un dessin. Après l'avoir comparé à réitérées fois avec les exemplaires de Pamphraclus que j’ai pu examiner, j’ai fini par me convaincre qu'il ne saurait être rangé dans ce genre , pas plus qu’avec les Ptérichlhys ou les l’olyphractus ; je crois dès-lors utile de le désigner sous un nom générique particulier, et de dédier l'espèce au savant professeur d'Aberdeen qui le premier l’a distinguée. Elle devra par conséquent figurer à l'avenir dans nos cadres systématiques sous le nom de :

Homothobax Flemingii Agass.

Old Red, Tab. 31, fig. 6.

Genre PLACOTHORAX Agass.

M. P. DufT a découvert dans le vieux grès rouge des environs d'Elgin , une portion de carapace d'un poisson très-singulier, dont MM, Malcolm.son et A. Roberston m'ont communiqué des dessins fort exacts, représentant ce fossile sous toutes ses faces. C’est évidemment un type nouveau de la famille des Céphalaspidcs , caractérisé par la forme alongéc et rhomboïdalc de ses plaques, dont la surface est ornée d’une granulation assez régulière, disposée en séries rectilignes sur les bords des plaques supérieures et alignées dans le sens du poisson sur les plaques latérales. Je ne connais encore qu’une espèce de ce genre, le

PtACOTHORAX PARADOXES Agass.

Old Red, Tab. 30 a, fig. 20-23.

Les plaques osseuses qui forment la carapace de ce poisson , ne sont conservées que sur trois de ses faces. Elles ont environ une ligne d’épaisseur et sont réunies à-peu-près comme chez les Ptérichlhys ; cependant le corps de l’animal parait avoir été plus alongé que la plupart des Ptérichlhys. Par sa forme il se rapprochait évidemment du PI. oblonyits, mais il diffère de toutes les espèces de ce genre par la forme plus alongée et plus pointue de ses plaques, qui en outre ne paraissent pas aussi symétriques que relies des autres genres de la

famille des Céphalaspides. Les fig. 20 et 21 représentenl ce fossile par ses larges faces, sur l’une desquelles les plaques ont disparu ; les fig. 23 et 23 le montrent de profil , des deux côtés. L’exemplaire figuré, le seul que je connaisse, a été trouvé à Scat-Craig, prés d’Elgin, et Tait partie de la collection de M. DufT.

PoLYPHSACTl'S PLATYCEPBALIM AgaSS.

Décrit pag. 29.

Les planches sont citées à faux dans le texte. Lisez, ligne 5 d'en bas : Old (lcd, Tab. 27, fig. 1 , et Tab. 31 , fig. 3 ; et ligne 2 d’en bas, Tab. 31 , fig. 3.

Genre CHELYOPIIORUS Agass.

Malgré l'imperfection des matériaux sur lesquels repose l'établissement de ce genre, je n’ai cependant pas hésité à le distinguer des autres types déjà mieux connus de la famille des Céphalaspides. C’est même la connaissance assez complète, à laquelle je suis arrivé, de l'organisation des Ptérichthys, des Pamphractus, des Coccosteus et des Céphalaspis, qui m’a permis de reconnaître que les fragincns que je vais décrire appartiennent réellement à la famille des Céphalaspides, et qu’ils doivent y former un genre distinct. Ce sont des plaques osseuses, anguleuses, analogues par leurs formes à celles dont se compose la carapace des Ptérichthys, mais qui en difTèrent par la nature de leurs orncnicns. Leur surface, au lieu d’étre lisse ou garnie de tubercules étoilés et irréguliers, est ornée de granules plus ou moins alongés, confluons, et souvent mèinc disposés en séries sinueuses ou rectilignes. Les plaques qui ont la forme de celles de fig. 14, 16 et 20, Tab. 31 a, sont vraisemblablement des plaques correspondant par leur position et leur fonction 4 celles qui sont désignées par les lettres a ou y dans les fig. 1 , 2 et 4 de Tab. 6 ; celles de fig. 13, 1 7 et 18 correspondent plutôt à celles qui sont désignées par les lettres fc cl c de fig. 1; et celle de fig. 19, à celle désignée par b, fig. 4. Mais je le répété, c’est surtout la nature des ornemens de la surface plutôt que la forme des plaques, qui m’a dirigé dans l'établissement de ce genre, dont on trouve de nombreux fragmens à Orel. J’en distingue deux espèces.

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