DES MALADES ET DES MORTS
Les 5^ malades de la période cyanique confirmée
étaient dans les conditions d âge suivantes :
i“. Les i8 guéris.
De i5 a 20 ans. . •
De 20 à 3o ans. . . • ■
De 3o à 4o ans. . •
De 4o à 5o ans. . . •
De 5o à 6o ans. . •
De y5 à 8o ans. . • •
Total.
2°. Les 34 morts :
Age non noté ....
De 20 à 3o ans. . . •
De 3o à 4o • • •
De 4o à * ‘ ■
De 5o à 6o ans. . . .
De 6o à 70 ans. . .
De 70 à 80 ans. . • •
De plus de 8o ans. .
Total.
On remarquera combien la proportion des individus déjà vieua est plus considérable parmi les morts que parmi ceux qui ont guéri.
Les 33 malades à la période asphyxique , et qui ont tous succombé, étaient dans les conditions d âge sui-
vantes : '
Age inconnu ^
De 20 à 3o ans o
De 3o à 40 ans 4
De 4o à 5o ans 3
De 5o à 6o ans 4
De 6o à 70 ans
Total 33
Ces 33 malades sont tous morts dans les douze heures de leur entrée à l’hôpital.
33/| DtJ NOMBR1-: COMPARATIF , CtC.
En déterminant la proportion du nombre des morts au nombre des malades , je trouve les résultats suivants:
A la période phlegmorrhagique, j’ai perdu. . o,o3^
A la période cyanique commençante o,io3
A la période cyanique confirmée o,653
A la période asphyxique i,ooo
Sur le nombre total , j’ai perdu. . . . o,5o4
J’ai perdu moins de malades qu’il n’en est mort dans tous les hôpitaux pris ensemble depuis le commencement de l’épidémie jusqu’au i®" mai, temps auquel appartiennent mes relevés. Mais, d’une part, je dois dire que dans le résultat général des hôpitaux entre le résultat des hospices, et d’autre part, il faut remarquer que je n’ai traité que des hommes , et que si je comptais • les choléra en prodromes que j’ai reçus, et qui onf tous été guéris , j’aurais un chiffre bien moins élevé. Tous mes malades ont été traités par la méthode de traitement que j’ai adoptée, et beaucoup d’entre euxv étaient dans les conditions les plus défavorables pardeS' ^ maladies chroniques antérieures comme le sont la plu- i ' part des malades admis habituellement dans les hôpitaux.. .
P. S. Je termine cet ouvrage aujourd’hui a5 juillet i832; l’épidémie règne encore avec intensité. Elle a envahi plusieurs localités où elle n’avait pas encore pénétré, telles que les communes d’Issy et de Rueil. La maladie n’a subi aucune modification , nies observations de tous les jours confirment sous tous les points de vue tout ce que j’ai reconnu depuis le commencement de l’épidémie. Les maladies intercurrentes sont exclusivement des affections abdominales, on ne rencontre presque aucune affection thoracique aiguë.