‹ Monographie du cocon de soieChapitre 105 sur 189 · BOHÊME · texte numérisé non relu

BOHÊME

Ce fut en 1749 que des Italiens, Locatelli et Cremoni, introduisirent la sériciculture en Bohème ; ils obtinrent, en échange, devoir leurs entreprises exemptes de droit durant sept années. Par décret de 1783, Marie-Thérèse assigna une prime de 6 kreutz. pour chaque mûrier planté, ainsi que pour les lots de cocons dépassant 5 kil.

Aussi, sous peu d’années, la Bohème récolta-t-elle 2,000 kil. de soies.

En 1781, Joseph II institua de nouvelles primes, malgré lesquelles l’éducation des vers à soie eut tendance à se concentrer dans les provinces méridionales.

En 1860, se formèrent des sociétés ayant pour but d’imprimer un plus vif essor à cette industrie. La Bohême, à la fin de 1866, renfermait plus de deux millions de pieds de mûriers. La société de Prague produisait cette même année

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environ 1,200 kil. de cocons, celle de Brux 300, ces cercles possédaient six petites filatures, et je dois citer au nombre des plus fervents sériciculteurs M. J. A. Hubner, de Prague, auquel je dois partie de ces renseignements.

Les principaux districts séricicoles de la Bohême sont : Prague, Theresienstadt, Brux, Konnigsgrætz, Ivarlin, Icin, etc. La récolte de 1870 paraît être de de 1,260 kil. de soie.

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