FRIOUL
Le Frioul comprend deux délégations, celle d’Udine, Frioul italien, et le cercle de Trieste et Goritz, Frioul autrichien.
Il a déjà été question du Frioul italien dans le paragraphe consacré à la Lombardo- Vénétie, la Chambre de commerce de Venise lui attribuant une production de 2,400,000 kil. de cocons. D’autre part, des renseigne-
ments directs me donnent le chiffre bien différent de 1,300,000 kil. , réduit actuellement à 850,000 kil.
Le Frioul, jusqu’à la maladie des versa soie, avait le monopole de grégesd’une nature particulière, possédant un très-grand éclat et une très-vive couleur, conservés par la filature à basse température ; celle-ci étant nécessitée par le satinage ou spongiosité excessive du cocon, ce qui d’ailleurs produisait des grèges trop duveteuses pour être employées convenablement à la fabrication de l’organsin.
Une semence quelconque, donnant un cocon à grain fin et tissu compact, comme la Brianze (fig. 118), commençait, après la première saison d’éducation en Frioul, à voir sa forme et son tissu se modifier, et, au bout de quelques an-nées, était transformée en vero Furlana (fig. 119), après avoir passé par le degré d ’imbastardata (fig. 158 bis de la collection du musée industriel).
Il faudrait au Frioul pour se maintenir au pair de beaucoup d’autres provinces italiennes un renouvellement de semences des plus fréquents.
ROYAUME DE NAPLES
Ce qui fut le royaume de Naples occupe la partie méridionale de la péninsule italienne, entre les mers Adriatique et Tyrrénienne ; il est séparé de la Sicile par le détroit de Messine.
Le royaume de Naples était subdivisé en quinze intendances, dont celle de Naples, terre de Labour, Abruzzes et les trois Calabres cultivent particulièrement la soie.
Le produit de l’ensemble du royaume était, avant la maladie, de 3,200,000 à 3,400,000 kil. de cocons; il est tombé des deux tiers durant celle-ci, et ne s’est point encore relevé, ainsi que l’ont fait beaucoup d’autres pays. Cette infériorité ne doit être attribuée qu’au choix de graines inférieures à bon marché.
Dans la période de 1867 à 1871, il a été filé, dans la province de Naples, les quantités de cocons ci-dessous (comportant la réduction susdite) :
1867 . 340,000 kil.
moyenne, 470,000 kil.
Elles ont été filées sur un nombre (variable suivant les aimées) de cent trente-cinq à cent cinquante filatures, dont seulement onze à vapeur, 50 °/0 de ce chiffre demeurent en outre inoccupées.
Il se fait dans la province de Naples deux récoltes de cocons par an, au moyen de graines annuelles conservées dans des grottes fraîches, du côté de Sorrento. Les cocons de la première se nomment Tempestivi, ceux de la seconde, Tardivi. La seconde récolte est, dans les bonnes années, les 2/3 de la première.
ITALIE
La fig. 107 représente les cocons tempestivi de Vie tri, la fig. 108, les tarclivi même localité, le n° 109, les tempestivi V A n f/ri.
La fig. 136 représente la race Tredanari, des environs de Salerne, qui eut un certain succès en 1857. A la fig. 142 est un cocon des Abbruzzes , pays de petite production, qui s’est maintenu par cela même plus longtemps en santé.