‹ Monographie du cocon de soieChapitre 95 sur 189 · CALIFORNIE · texte numérisé non relu

CALIFORNIE

La Californie, située entre 33° et 42° de latitude nord, est traversée par la Sierra-Nevada, qui la borne à l’est, comme l’Océan pacifique la limite à l’ouest.

Sur le versant regardant le Pacifique, la vigne et le mûrier sont actuellement cultivés avec succès ; l’oranger mûrit à Los Angeles ; l’été est sans pluies, mais le mûrier blanc non greffé est cultivé dans un terrain ayant la propriété de conserver assez d’humidité pour s’en passer.

Prévost vint en Californie en 1S50, le mûrier n’y existait pas. Ilentsch, son ami, en importa les premiers plants en 1854, ainsi que des semences chinoises, qui échouèrent.

De nouvelles semences de Chine et de France arrivèrent en 1860 ; les dernières seules réussirent. Prévost exposa ses produits cette meme année.

En 1865, il récoltait 100 à 125 kil. de cocons, ayant

quitté la vallée de Santa-Clara (37°) où se passèrent ses débuts en Californie, pour celle de Los Angeles (34-35°).

Comme les pionniers en général, Prévost était enthousiaste ; il pensait qu’en Californie la sériciculture pouvait glisser sur les soins habituels, que la beauté du climat et l’excellence de l’alimentation suffiraient; cette confiance exagérée fut de nature à retarder le développement de son œuvre.

Plus récemment, un autre Français moins impressionnable, M. Félix Gillet, de Nevada-City, a du faire un travail inverse dans le Courrier de San-Francisco , en une série d’articles fort judicieux.

La production californienne, en 1868, était de 1,900 #

livres anglaises, 860 kil. environ.

En 1870, la Californie possède plus d’un million de pieds de mûriers, de qualités parfois défectueuses, et l’on peut y citer plus de vingt grands éducateurs, en tète desquels M. Larco de la Brianza Farm, la California Silk culture, de Dawisville. MM. Hong, Smith, Hennie, Flint, du Sacramento, Reed de Merced, Muller de Nevada, Wilson et Newmann de Santa-Clara, doux de Santa- Barbara.

Plus récemment encore, un graineur italien, M. Chiapello de Coni, traversant ce pays, y a trouvé la sériciculture en grand progrès ; une société disposait de 7 à 8,000 onces de semences, une nouvelle se fondait sous le titre de : Pacific Silk Company.

Le gouvernement californien avait pu supprimer la

AMERIQUE

prime de 100 dol., établie en 1866, pour toute plantation de 3,000 arbres. La majorité des semences dérivait d’une graine venue de Mont'auban en 1860 (fig. 100).

M. Gerutti, consul d’Italie à San-Franciseo, prend un vif intérêt au développement de cette industrie, connue en général, du reste, tous les agents du gouvernement italien à l’étranger. Je lui dois l’envoi récent d’un échantillon de graines de Macédoine acclimatées en Californie.

MEXIQUE

Le climat du Mexique se prêterait parfaitement à la culture du mûrier. Vers le dix-septième siècle, l’industrie delà soie était très-florissante dans la province d’Oajaca ; le gouvernement espagnol, redoutant pour la métropole la concurrencedes soieries de sa colonie, donna l’ordre d’arracher les mûriers; ordre exécuté, paraît-il, clandestinement dans une nuit. Au lever du soleil, l’industrie de la soie avait disparu du pays, et ne s’est jamais relevée.

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