PARTIE HISTORIQUE
1. C’est aux zoologues que nous devons les premières données sur les Pilobolus.
Henry Baker (1744-), micrographe anglais distingué, élevait des polypes d’eau douce dont il nous a laissé une intéressante histoire. Un vase rempli de limon noir de la Tamise lui servait à conserver les vers dont il nourrissait ses favoris.
Un jour il vit cette vase brillante et toute couverte de corpuscules ovalaires d’une belle transparence, dont chacun portait une espèce de petit bouton noir. Courant à son miscroscope, il reconnut dans ces êtres singuliers une infinité de petites plantes lagéniformes , remplies d’un liquide clair
et couronnées d’une belle boule noire, qu’il considère avec raison comme le fruit de la plante : c’étaient des Püobolus, La description et les dessins de Baker ^ ne laissent à ce sujet aucun doute ; les phénomènes de la transsudation et de la projection lui échappèrent cependant. La station qu’indique le zoologue de Londres me fait rapporter la première espèce trouvée au Püobolus oedipus, Montagne.
2. Vingt ans plus tard (1764), le célèbre zoologue danois, F. -Otto Muller, découvrit une seconde espèce : le Pilobolus cristallinus , qu’il décrivit et figura avec beaucoup de soin; mais l’amour du merveilleux l’égara, trop de poésie et une observation un peu légère lui firent voir dans ce frêle champignon , couvert de gouttelettes cristallines et qu’habitent parfois de petits vers blancs, d’abord un cristal-végétal, puis une plante-animal, un merveilleux organisme, comme il dit, dans lequel les trois règnes de la nature, oubliant leurs limites, venaient se donner la main.
Cette singulière découverte eut un certain retentissement dans les recueils scientifiques de l’époque
3. J.-A. ScopoLi ( 1772) fit ensuite connaître son Mucor obliquus^, qui est certainement un Pilobolus. Il l’avait trouvé sur un peu de terre dans laquelle il conservait une larve de Sphinx atropos.
La description qu’il en donne ne permet pas de préciser avec certitude l’espèce qu’il trouva; mais la station de provenance et la position oblique du renflement inférieur de la tige, très-fréquente chez le Pilobolus oedipus , me font croire que ce fut cette dernière espèce.
Scopoli signala le premier le renflement radical, les gouttelettes cristallines et la durée éphémère de cette gentille plante.
’ Essai sur l’hist. nat. du polype-insecte y par M. Henry Baker, de la Société royale de Londres. Traduit de l’anglais par M. P. Demours, médecin à Paris; Paris, 1744. Chap. XI, pp. 522-527; pl. XXII, fig. 9 et 10. C’est à l’extrême obligeance de M. Tulasne, de l’Institut, que nous devons la communication du chapitre et des dessins de Baker qui ont rapport aux Pilobolus.
Berlinische Sammlung zur Befôrderung der Arznekvissenschaft , 1778. — Gazette littéraire de Francheville, 1767. — F.-O. Millier, Kleine Schriften aus der Naturhistorie , publié par Gôze. Dessau, 1782,
^ Flora Carniolica , pars II, p. 494,
DU GENRE PILOBOLUS.
4. Weber (1780), en faisant la flore du Holstein, trouva le Pilobolus crystallinus , et en fit un genre nouveau sous le nom Hydrogera'^ . Ce genre n’a guère été adopté que dans la Flora danica et dans la Flora germantca de Roth^.
5. Jules Tode (1784) fit le premier du Pilobolus crystallinus une élude approfondie et ses observations portent un cachet de justesse qu’on cherche vainement chez la plupart des mycologues qui le suivirent.
Le singulier phénomène de la projection du globule lui suggéra le nom générique de Pilobolus [mhç, chapeau, et [3a}la, je jette) que la plante a conservé depuis. On trouve dans sa description les premières données de l’histoire du développement de ce champignon et d’excellentes idées sur la projection du globule. Tode est le seul des anciens botanistes qui ait figuré le Pilobolus crystallinus avec son renflement inférieur.
Quelques années plus tard (1790) il indiqua, dans ses Fungi Mecklenburgenses^, une variété du Pilobolus crystallinus , qu’il différencie par cette courte phrase : Capsidà solum hydrophorâ , alifjuantum strictiori. Il y a ici évidemment erreur, et l’auteur aura observé ses plantes après la projection , alors qu’une grosse goutte limpide vient remplacer le globule coloré.
6. Jacob Dickson (1785) décrivit en deux ligues, comme on faisait a cette époque, un Pilobolus qu'il nomme Mucor urceolatus^ à cause de la forme de sa cupule. L’habitat de sa plante , sur excréments d’herbivores et la figure assez médiocre qu’il en donne, me font croire qu’elle est le Pilobolus crystallinus.
7. Jacob Bolton (1789) mentionne parmi les champignons remarquables des environs d’Halifax® le Pilobolus crystallinus., sous le même nom que Dickson. Mais il se méprend singulièrement sur la nature du globule , qu’il décrit comme couvert d’abord d’une fine membrane qui crève ensuite pour montrer une masse laineuse où les spores sont attachées à des filaments
' Primüiae Flora Holsaticae, p. MO.
- F/ora germanica , I, p. 557.
^ Beschreibung des Hutwerfer, in Schriften der Nulnrfor. Berlin. Geseli, pars V, p. 46 , tab. ! .
Fungi Mecklenburgenses selecti, p. 41.
^ Fascicul ns plant, crypt. Britanniae , I, p. 25.
Hystory of Funguses. Traduction de Willdenow (1795), vol. 111, j). 68, tab. 155.
comme chez les lycoperdonacées. Nous croyons que Bolton aura examiné des sporanges séjournant à terre depuis quelques jours, où ils sont souvent envahis par des parasites divers.
A côté de cette première espèce, Bolton place encore le Mucor roridus'^ (Piloboliis roridus, Pers.), espèce très - problématique et qui demande de nouvelles recherches. La description et les figures de Bolton ont été reproduites par Relham^, ainsi que dans l’Encyclopédie de Loudon
8. Un des continuateurs du bel ouvrage d’Oeder, MartIn Vahl (1792), fit peindre, pour la Flora danica, le Pilobolus crystaUinus [Hydrogera crystallina ; mais cette figure ne répond pas à la réputation d’exactitude et de ressemblance dont jouit cette flore.
9. Le Pilobolus crystaUinus n’était pas encore connu en France; Bülliard (1790-1809) le peignit dans ses Champignons de France^. Sa planche représente bien le port de la plante , sauf les figures B et C; mais il se trompe entièrement sur l’origine des gouttelettes cristallines, sur la nature du globule, qui n’est pas un sporange pour lui, ainsi que sur le phénomène de la projection, qu’il ne soupçonne même point.
10. Persoon (1796), excellent observateur, étudia la même plante dans ses Observaiiones mycologicae Il expose et décrit très-bien les formes variées et les différentes couleurs que cette gentille mucorinée prend en se développant; mais son explication du mécanisme de la projection n’est pas heureuse’'. Il remarqua le premier que les gouttelettes cristallines qui ornent ce petit champignon, proviennent du liquide intérieur; ce fut lui aussi qui plaça le Mucor roridus de Bolton parmi les Pilobolus Les figures de Persoon , assez médiocres, au reste, ont été reproduites par Nees von Esenbeck , Henry et Chevalier.
11. Schumacher (1801), dans son Énumération des plantes de l’île de
' Bolton , c., u“ 168,tab. 132.
2 Flora Cantabrig., p. 122, fig. 4.
® Loudon’s Eticgclopedie of plants, p. 1024, gen. 2418.
4 Flora danica, lom. VI, fig. 1080.
s Tora. I, p. 111, tab. 480, fig. 1.
Observaiiones mycologicae, pars I, p. 70, tab. IV, fig. 9-11.
^ Loc. cit. et Traité sur les Champignons comestibles. Paris. 1818, p. 113.
** Sy7iopsis methodica Fungorum ; pars I, pp. 117-118.
DU GENRE PILOBOLÜS.
Seeland ne fournit de nouveau pour l’histoire des Pilobolus que son explication de la projection du globule. Selon lui, le phénomène est produit par une vésicule diaphane, cachée dans la cupule et faisant l’effet d’un ressort qui, sortant brusquement, chasse devant lui le globule noirâtre. Bisschoffet M. Lé veillé^ ont partagé plus tard cette manière de voir; nous y reviendrons, quand nous aurons à discuter les différentes opinions émises sur cette décapitation singulière.
12. Link (1809), qui s’occupa beaucoup des champignons inférieurs, devait expliquer à son tour ce mode de dissémination qui avait tant intrigué ses devanciers. Il admet pour expliquer le phénomène , une véritable explosion, occasionnée par une contraction subite de la cupule. Nous verrons que cette théorie se rapproche assez de la vérité.
13. Nees von Esenbeck (senior) (1816), publiant une classification générale des champignons plaça les Pilobolus parmi les mucorinées et donna du P. crystallinus une série de figures qui laissent beaucoup à désirer. F.-L. von Esenbeck et Henry reprirent ces mêmes figures dans leur System der Pilze (1837)6.
14. Elias Fries (1822), le père de la mycologie moderne, devait nécessairement s’occuper des Pilobolus. Il les plaça d’abord à l’exemple de Persoon et de Schumacher, parmi ses gastéromyces , angiogastres , carpoboles; l’analogie le portait à les réunir aux Sphaerobolus et aux Thelobolus, et il avait cru leur reconnaître au Jeune âge une double enveloppe [in statu juniori evidenter contexti). Mais plus tard, il reconnut son erreur et les classa parmi les mucorinées (1829) place qu’il leur conserva dans sa Summa vegetabilium Scandinaviae (1849)
' Enumeratio plantarum in Saelandia, II, pp. 188-189.
2 Handbuch der Bot. Ternlin, vol. II, p. 1012.
^ Mém. de la Société Limiéenne de Paris, t. IV, p. 622.
^ Ohservationes in orditi. Plant, natnr., in Abhand. der Berlin. Naturfor. Gesell., ann. III, pars IV.
s System, der Pilze und Schwamme, p. 83, fig. 81.
fi System, der Pilze. Bonn, I Abtheil, p. 32, lab. V.
7 Syst. myc., vol. II, p. 308.
fi Ib., vol. 111, p. 312.
fi Suni. vey. Scand., pars II, p. 478.
15. En 1826, X^Pilobolus cryslallinus fixa l’attention de plusieurs botanistes français.
M. Durieu de Maisonneuve, dans une courte notice, s’occupa spécialement de son développement A En parlant du globule, 31. Durieu avait dit que le Sderotium stercorarium , que l’on trouve dans la bouse de vache, pourrait bien n’être que le sporange du Püobolus, observé après la projection. M. Desmaziéres releva vivement cette erreur, et prouva l’autonomie de cette sclérote
La même année, 31. le docteur Léveillé, qui a rendu tant de services à la mycologie, publia un mémoire sur le genre entier^. 31ais l’illustre mycologue ne fut point heureux dans ce travail. Il y considère, entre autres, le sporange comme un simple opercule, se méprend sur la cause de la projection, et prend pour \ePilobolus roridus^ nm simple forme grêle ùu. Püobolus crystallinus.
Bisschoff en copiant les planches de 31. Léveillé, a reproduit cette erreur.
16. Les Püobolus crystallinus et roridus étaient jusqu’alors les seules espèces reçues, Camille 3Iontagne (1828) en créa une troisième, dans les Bulletins de la Société Linnéenne de Lyon^, et lui imposa le nom à''Oedi}ms, à cause du renflement inférieur de la tige qu’il croyait exclusivement propre à cette espèce.
Quoique ce caractère soit commun à toutes celles du genre, le Püobolus oedipus représente cependant une véritable espèce, s’éloignant du P. cryslallinus par la nature de ses spores et un port massif et trapu.
Cette espèce semble ne pas avoir été reçue ou connue par les mycologues modernes; mais Camille 3Iontagne, qui avait foi en son espèce, la conserva néanmoins dans son Sylloge et son autonomie est incontestable au-
jourd’hui.
‘ Notice sur le Pilobolüs crystallinus, Ann. Scienc. nat., t. IX, p. 221.
Sur le Pilobolüs crystallinus et le Sclerotium stercorarium, par M. Desraazicrcs, Ann. Scmir. nat., 1827, p. 145.
•’ Mém. de la Soc. Linn. de Paris., tom. IV, p. G22, lai». XX.
^ Loc. cit., p. 632, lab. XX, lig. 1-0.
> Handb. der Bot. Tennin., vol. II, fig. 3725.
Mémoire sur le genre Pilobole et sur vue nouvelle espèce, Mém. de la Soc. Linn. de Lyon, p|). 1-7, cum icône.
7 C. Moiilagiic, Sylloge gen. et sj)ec. cryptogumarum , p. 21)!).
DU GENRE PILOBOLUS.
La même aimée (1828), M. H. Gachet publia une courte notice sur le P. crystalUnus L II y signale à l’attention des botanistes la présence d’un anneau jaunâtre placé sous la cupule, et l’apparition irrégulière de vésicules secondaires dans le voisinage du globule. Ces prétendues vésicules ne sont que des gouttes de liquide cristallin, qui viennent remplacer le sporange ou lui adhèrent de différentes manières.
17. Corda (1837-185i), dans son grand ouvrage iconographique sur les champignons^, créa pour notre genre une famille nouvelle, celle des pilobolées, en lui associant les genres Chordostylum , Tode, et Cologaster, Corda. Rapprochement malheureux et fondé certainement sur une connaissance imparfaite des plantes qu’il réunissait ainsi.
Dans son Introduction à l’étude de la mycologie ^ (1842), Corda ne lit que reproduire, sans y apporter de changement, les descriptions de ses Icônes.
Quelques années après la mort malheureuse du mycologue de Prague, le docteur Zobel, publia (1854) le tome YI de ses Icônes. Nous y trouvons une longue description et de nombreuses figures du Piloholus crystalUnus
Au milieu d’excellentes remarques et de bonnes observations, on est étonné de trouver bien des erreurs. Ainsi on conçoit difficilement comment Corda a pu voir la tige de ses plantes se terminant en un pinceau de filaments radicellaires ^ et le globule se rompant, à la façon des gastéromyces, à la partie supérieure; comment il a trouvé le sporange formé tout d’une pièce et couvert de verrues. Le prétendu réseau jaunâtre^, qui revêt, selon lui, l’intérieur de la plante, n’est encore qu’un effet de la pression excessive à laquelle Corda soumettait d’ordinaire ses préparations microscopiques.
Corda n’a pas recherché la cause de la projection du globule; mais ce qui nous intéresse davantage, c’est une nouvelle espèce qu’il décrivit d’abord sous le nom de Piloholus lentigerus puis sous celui de Pycnopoclium lentige-
’ ^^ote sur le ViLOBOivs CRysixLums, Bull, de la Soc. Linn. de Bordeaux, lom.ll , i[>p. 159-1 GO.
^ Icônes Fiingorum., tom. I, p. 22, tab. VI, fig. 286, et tom. V, p. 18.
5 Anleitung ziim sludium der Mycologie, pp. 71-72, tab. C, fig. 25.
Icônes Fungorum, tom. VI, 1854, edidit Zobel, tab. II, fig. 52.
^ Anleitung, tab. C, «con. 25, fig. I.
^ Icon. Fung., tom. VI, tab. II, îcon. 32, fig. 12.
^ II)., tom. I , p. 22.
rum'. Je ne crois pas à l’autonomie de cette espèce, qui n’est qu’une forme maladive du Pilobolus oedipus, comme je l’expliquerai plus au long dans la quatrième partie de ce travail.
La famille des pilobolées, créée par Corda , a été assez généralement admise jusqu’à ce jour, et MM. Léveillé^ et Bonorden ^ l’ont adoptée dans leurs classifications des champignons.
18. En 1850, le baron de Cesati découvrit, sur de la fiente de porc, aux environs de Verceil, une mucorinée qu’il prit pour un Pilobolus , et qu’il publia dans l’Herbier my cologique de Rlotzsch, sous le nom de Pilobolus anomalus La description détaillée qui accompagne l’échantillon, les dessins de M. Cesati même et l’analyse d’échantillons authentiques m’ont convaincu que sa plante appartient plutôt au genre Ascophora.
19. Bonorden ( 1851 ) considère, comme nous l’avons déjà dit, les Pilobolus comme le type d’une petite famille qu’il place à la suite de ses mucorées. Son Pilobolus crystallinus me semble, à voir la forme des spores et la figure qu’il en donne devoir être rapporté au Pilobolus oedipus, Montg.
20. Ferdinand CoHN ( 1851 ), aujourd’hui professeur à l’université de Breslau, donna dans les Actes des curieux de la nature de Bonn, une histoire complète du Pilobolus oedipus, qu’il prend pour le crystallinus^. C’est de loin le plus beau travail qui ait paru sur la matière. Une érudition étendue, de belles applications d’anatomie comparée et de physiologie philosophique caractérisent cette monographie. Nos vues diffèrent cependant, comme on le verra dans notre partie physiologique, en plusieurs points de celles du savant professeur.
21. M. le docteur Th. Guigneau, secrétaire de la Société Linnéenne de Bordeaux, consacra également une note au Pilobolus crystallinus (1852-
' Ico7i. Fiing., tom. V, p. 18.
^ Considérations mycologiqucs , suivies d’une nouvelle classification des champignons. Paris. 1846, p. 127. ( Extrait du Di'cE d’Hist. nat. de d’Orhigny.)
•' Handhuch der allgemeine Mycologie (1851), p. 128.
■'* Klotzscli , Herbarium vivmn Mycologicum , 1851 , n“ 1542, cuni descriptione. — Ifcrinaun Hoffman , Index Mycologicus (1860), p. 64.
** Haadbuch d. allg. MykoL, p. 128, die sporen sind nmd. Tab. X. fig. 203, b.
^ Entwickehingsgeschichte des Pilobolus crystallinus, Nov. Act, Acad. C. L. C. nalurae cnriosoruni. Bon., vol. XIII, pp. 493-535, tab. 51 et 52.
DU GENRE PILOBOLUS.
1853) \ il y constate de nouveau la réalité du phénomène de ta projection, et recherche avec soin les différents habitat et les époques de provenance de ce petit champignon. Cette jolie notice ne renferme qu’une erreur, celle de ne voir dans le chapeau qu’un simple opercule, tandis qu’il est le sporange du champignon même. Vu la station de provenance sur des conferves semiputrescentes , je crois que M. Guigneau aura rencontré le P. oedîpus.
22. Théodore Bail (1855) publia aussi, dans la Botanische Zeitung, une note intéressante sur le genre Püoholus La différence entre le Püobolus crgslalUniis et le Püobolus roridus l’occupe d’abord, et ses observalions le conduisent à douter sérieusement de l’existence de cette dernière espèce.
II parle ensuite des fameuses anguillules qu’on a voulu associer classi- ([uement aux Püobolus, et prouve que leur présence sur ces petits champignons n’est qu’accidentelle, ce que M. Léveillé avait déjà reconnu.
23. Frédéric Currey (1857) décrivit en dernier lieu, dans le Journal de la Société Linnéenne de Londres, une espèce du genre Püobolus trouvée sur des bouses de vache C’est un joli travail plein d’observations exactes; mais l’auteur prenant pour type du Püobolus crystalUnus l’espèce étudiée par i\I. Cohn, s’est mépris en rapportant son espèce au Püobolus roridus, tandis qu’elle n’est que le Püobolus crystalUnus de Tode.
24. Enfin j’écrivis, en 1859, une notice sur le Püobolus crystalUnus, à laquelle l’Académie voulut bien accorder les honneurs de l’impression ''L Ce travail incomplet se bornait à étudier l’anatomie et à esquisser les principaux phénomènes de la vie de cette gentille mucorinée. Nous osons espérer que la Monographie qui nous a occupé l’automne dernier, répondra mieux à l’attente des mycologues.
* Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux , t. XVIII, 5““ livr.
“ Botanische Zeitung von Mohl u. Schlechtendal ; 1835. — Mykologische Berichte von D' Th. Bail., pp. 629-635.
^ Journal of the proceedings of the Linnean Society. London, vol. I, n° 4, p. t62, tab. H.
^ Eugène Coemans, Notice sur le Pilobolus crystallinus , Bull, de T Acad, royale de Belgique, 1859, t. VIII, p. 770, fig. 1-16.
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