ADDITIONS ET ÉCLAIRCISSEMENTS
Page 17, après la ligne 16, ajoutez:
Nous avons surpris dans la bouche de quelques vieux habitants un indice, un vestige bien caractéristique de l'occupation celtique ; c'est ce vieux dicton Gui l'an neuf, en usage la veille du Jour de l'An.
Le Gui Van neuf était la grande fête celtique. Le sixième jour après la pleine lune, les Druides recueillaient leur misleto ou gui de chêne avec une serpe d'or, au milieu des sacrifices et des festins solennels. Ce gui était une panacée propre contre tous les poisons ; il donnait la fécondité aux animaux stériles, et avait une foule d'autres propriétés qui le rendaient sacré aux yeux du peuple.
Page 33, après la ligne 3, ajoutez :
Nous avons pensé qu'il ne serait pas dépourvu d'intérêt de donner la liste des curés qui ont desservi la paroisse de Thoré depuis plusieurs siècles.
Un vieux registre presque illisible et très-incomplet ne donne aucune indication des curés de Thoré dans les vingt cinq dernières années du XVIe siècle. La plupart des actes ne portent aucune signature, et ceux qui sont signés portent la signature de M. Noury, vicaire de Thoré.
1° Le premier curé connu de Thoré est M. Gritoffé, curé de Thoré de 1600 à 1616; 2° Demonclaix, de 1616 à 1620; 3° Poullard, de 1620 à 1626; 4° X. Gallopin, de 1626 à 1642 ; 5° J. Jourdain, de 1642 à 1654;
6° Vallot, chanoine de l'église collégiale de SlGeorges à Vendôme, de 1654 à 1658; 7o HuET.de 1658 à 1688; 8° E.Tuffé, de 1688 à 1728; 9° Morillon, de 1728 à 1767; 10o Péan, de 1767 à 1789;
11° J. Effray, de 1789 à 1830. — Ce curé a passé le temps de la Révolution de 1793, gouvernant, comme prêtre catholique, et sa paroisse de Thoré et les paroisses voisines; 12° J. B. Chesné, de 1830 à 1834; 13° J. B. Rousselet, de 1834 à 1838; 14° J B. M. Gaillard, depuis 1838. Il est encore le titulaire de la paroisse.
Nota. — La cure de Thoré a toujours possédé avec un curé un vicaire comme prêtre adjoint. Ce n'est qu'à dater de la mort de M. Morillon, neuvième curé de Thoré inscrit sur cette liste, que les actes ne font plus preuve de l'existence d'un vicaire à Thoré.
Page 34, après la dernière ligne, ajoutez :
Après Jaucelyn, seigneur de Thoré, nous n'avions pas trouvé d'autres noms jusqu'à Jean de la Haye (1486). Depuis l'impression de ce chapitre, nous avons rencontré clans l'inventaire de l'Oratoire de Vendôme, que possèdent les Archives de Loir-et-Cher, un Dauphin Manserras, seigneur de Beaumont, de Thoré, de Chaugast et du Bouchet-Toutteville^ en l'an 1437.
Page 118, ajoutez à la note 4 :
Nous citerons encore peut-être avec plus de probabilité : Le Frêiie-en-Beauce ou métairie du Frêne, que la carte de Cassini indique entre Yilledieu et Beaumont-la-Chartrc.
Même page, ajoutez à la note 6 :
M. de Pétigny (Vendôme et le Yendomois) croit voir dans le nom de Villanova, cité dans les Acta episœpo:um cenomantium, le lieu qui fut appelé depuis Villedieu-en-Beauce.
Page 170, ajoutez à la suite des chartes latines:
Quelques auteurs ont voulu voir dans Tauriacum Toury au lieu de Thoré. Quand même lavis de M. Alfred Jacobs ne ferait pas autorité, les preuves de la vérité de notre traduction ressortent d'une foule de détails contenus dans les chartes que nous venons de citer. Les droits de l'évêque de Chartres sur certains fiefs situés dans le territoire ou le voisinage de cette villa ; la nature des productions de la terre énoncées dans ces différents actes, et qui sont encore aujourd'hui identiquement semblables ; la position forte par ellemême et facile à fortifier du bourg primitif; le nom du patron Saint-Denys, tout concourt à faire reconnaître Thoré pour la villa du grand monastère. D'ailleurs, un homme de la compétence de M. Jacobs n'admet pas à la légère une opinion aussi tranchée.