‹ Monographies d'Echinodermes vivans et fossilesChapitre 12 sur 62 · X. Galerites Castaxea Ag · texte numérisé non relu

X. Galerites Castaxea Ag

Tab. 4, fig. 12-l(i.

Syn. G al e rite $ Caatanea Ag. Dcscr. des Ech. fbss. de k Suisse 1” part. p. 77. Tab. 12, fig. 7,9. — Id.

Calai, syst. Ectvp. p. 7.

Catopygu» Caatanea Ag. Prodr. etc. Mém. delaSoc. d’Hist. nai. de Neuchâtel Tom. 1, p. 183.

Nucleolite * Caatanea Al. Brong. dans Cuvier Red), sur les Ossem, foss. 4“* Edit. Pl. Q. fig. 14. — Defr.

Dict. sc. nat. T. 33, p. 214. — DeBl. Zooph. p. 188.

Pyrina Caatanea t)c$Moul. Tabl. syn. p. 238. N* 3.

Galeritea rotkomagenaia Ag. Calai. SVSl. Eclyp. p. 7.

La connaissance de cette espèce est duc à M. Alex. Brongniart, qui la figura sous le nom de MucJeolites Castanea, dans les Osscmcm fouîtes de Cuvier. M. Agassiz la rangea d'abord dans son genre Catopygus , mais en la décrivant avec plus de détails , dans ses Descriptions des Echinodermes fouîtes de ta Suisse , il lui assigna sa véritable place dans le genre des Galérites. Tout en reconnaissant la grande ressemblance de cette espèce alpine avec un fossile analogue de la craie marneuse de Rouen , ce naturaliste ne crut cependant pas devoir les identifier, et il donna à ce dernier le nom de G . rholhomagensis. Ayant repris plus tard la comparaison de ces deux fossiles sur des exemplaires plus parfaits , que je dois surtout à l’obligeance de M. le docteur Mayor, de Genève, je crois m'étre assuré que l'espèce de Rouen, qui est représentée dans les fig. 12 et 13 , est identique avec celle de la craie des Alpes , ou du moins n'eu est qu'une variété. Celte identité n’a d’ailleurs rien qui doive étonner, car on en connaît plusieurs exemples ; el parmi les Echinodermes , je citerai en particulier le Uolaster suborbicutaris , qui est très-fréquent dans les deux localités.

Le G. Castanea est une espèce subpentagonale, plus longue que large, et plus large que haute. Sa plus grande largeur est à la partie antérieure , entre les deux ambulacres antérieurs pairs. Le

côté postérieur est sensiblement rétréci, sans cependant l’être autant que dans le G. angulosa. La caréné postérieure est à peine sensible. L'ouverture anale est grande , elliptique et marginale. Le test est mince t comme on peut le voir par les brisures que j'ai eu soin d'indiquer dans l’exemplaire figuré. Je n’ai pu observer les détails du test que dans la variété de Rouen , et je me suis assuré que les tubercules y sont plus nombreux que dans toutes les autres espèces du genre; car les aires ambulacraires ont sur le milieu du test au moins six rangées de tubercules (fig. 13 b), et les plaques des aires interambulacraires comptent jusqu’à vingt-cinq tubercules principaux (fig. 12 a).

Les exemplaires alpins se trouvent au Rcposoir, à la Montagne des Fis et au Sacconnet , où ils sont assez fréquens. La variété de Rouen ne parait pas être bien rare. J’en dois deux exemplaires à l’obligeance de M. Studer.

XL Galerites lævis Ag.

Tab. y fig. 8-il.

S VN. Cale rites lavis Ag. CaUÜ. svst. Ectyp. p. 7.

Cette espèce se fait remarquer par quelques caractères qui , pour n’être pas tres-apparens , n’en sont pas moins précis : le plus saillant consiste dans la forme et la grandeur de l’ouverture anale, qui est supra-marginale , et s’élève jusqu’à la moitié de la hauteur du test (fig. 0 et 10). La forme générale est indistinctement pentagonale , élargie en avant , plus ou moins rétrécie en arrière. La hauteur n’a guère plus de la moitié de la longueur. La carène postérieure ou suranale est très-peu apparente. La face inférieure est à-peu-près plane , à bord arrondi ; les tubercules sont moins nombreux que dans le G. Caslaim, particuliérement ceux des aires arnbulacraires, qui ne forment guère que quatre rangées principales. Les tubercules des aires interambulacraires sont fort irréguliers; on n’en compte que dix ou douze sur une plaque, tandis que nous avons vu qu’ils étaient bien plus nombreux dans le G, Cattanea de Rouen.

Je ne connais encore qu’un exemplaire de cette espèce ; il fait partie de la collection de M. DesHayes , et est sans doute originaire des terrains crétacés de France.

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