CHAPITRE III
DU GENRE GLORATOR Ho.
O genre a été établi par M. Agassii dans ses Chartulcra diagnoUici, etc. , annexés au catalogue des moules d’Echinodermes fossiles du Musée de Neuchâtel. En réalité, il ne diffère des Galérites et des Pyrines que par sa forme. Aussi pourrait-on être tenté , par cette raison , de mettre sa validité en doute. Cependant, si l'on se rappelle qu'un trait fondamental des Galérites consiste dans leur forme plus ou moiDS pentagonale, et que, quelque circulaires qu’ils puissent paraître, ils sont cependant tous plus étroits du côté postérieur que du côté antérieur, et que, chez tous, l’anus est surmonté d'une carène plus ou moins saillante, on comprendra qu'uue espèce presque globuleuse, aussi large en arrière qu'en avant, et sans aucune trace de carène sur-anale, ait pu paraître à M. Agassiz digne de devenir le type d'un genre particulier, tout comme d'autres naturalistes ont séparé les Echinomètres des Echinus , uniquement à cause de leur forme allongée. La position de l’anus au milieu de la face postérieure ne peut pas être envisagée comme un caractère générique, attendu qu'elle est la même dans certains Galérites, entr'autres dans le Galeritet Glotmlus.
Ce genre ne compte encore qu'une seule espèce, le Globalor Suclau.
Globatoh Nuclkcs Ag.
Tab. 3, fig. 1-4.
S vs Globalor Xucleut ég. Calai, sysl. Ectyp. p. 7.
La forme circulaire et globuleuse do cette espèce , jusqu'ici la seule de son genre , ressort d'une manière assez évidente des figures ci-jointes , pour que je puisse me dispenser d’insister sur ce caractère. Cette forme est duc essentiellement à l'étroitesse de la face inférieure , qui s'efface presque complètement. L'ouverture buccale, qui en occupe le centre, est anguleuse et, de
plus, elle m'a paru être allongée dans le sens du diamètre longitudinal. Sous ce rapportée Globator dont il est ici question , semble se rapprocher plus des Pyrines que des Galérites. Peutêtre trouvera-t-on un jour que celte forme correspond à quelques particularités de l’appareil masticatoire. L’anus est elliptique et situé au milieu de la face postérieure.
L’appareil génital , qui se trouve très-bien conservé dans l’exemplaire figuré, présente les mêmes dimensions et est conformé à-peu-prés de la même manière que celui du Galeritc § Globulus. Les quatre plaques génitales paires sont percées d’un trou assez apparent. La plaque impaire manque complètement. Les plaques ocellaires , au nombre de cinq , sont aussi grandes que les plaques génitales; mais leurs pores sont d’une petitesse extrême et se voient à peine à la loupe (fig. 1 a). Quant aux détails du test, les tubercules principaux sont très-nombreux, distinctement mamelonnés, perforés au sommet et crénelés à la base du mamelon. Chaque tubercule naît d’une zone circulaire lisse, qui est ‘surtout distincte et profonde à la face inférieure. Les aires ambulacraires ont quatre rangées de tubercules, mais elles ne sont pas très-régulières. Je n’ai pas pu m’assurer si les plaques dont elles se composent sont toutes de même forme , ou s’il y en a de primordiales et d'intcrcalées , comme dans les vrais Galérites. Les porcs sont disposés par paire* obliques.
Je ne connais qu’un exemplaire de cette espèce, le même que M. Agassi/ a fait mouler pour sa collectiou de moules. Il fait partie de la collection de M. Desllaycs. Son origine n’est pas connue, mais je ne doute nullement que ce ne soit un fossile crétacé.