‹ Monographies d'Echinodermes vivans et fossilesChapitre 19 sur 62 · I. Nccleopygus mxor Ag · texte numérisé non relu

I. Nccleopygus mxor Ag

Tab. 5, fig. 20-22.

Srs. .\vcltopyçul tninor Ag. Calai, sysl. Ectyp. p. 7.

Celle petite espèce a au plus haut degré la physionomie des vraies Nucléolites. Comme ces dernières, elle est arrondie et rétrécie en avant, tronquée et élargie en arriére. Le côté antérieur est sensiblement pins renflé que le côté postérieur , qui parait même fortement déclive, lorsqu'on l'examine de profil (fig. 21). L’ouverture buccale est située à-peu-prés au centre de la face inférieure , dans un gTand creux de forme anguleuse. L'anus s’ouvre au fond d'un large sillon , tout prés du sommet { fig. 20). Cet ensemble de caractères est bien de nature à faire supposer une vraie Nucléolite; d'autant plus que les ambulacres sont tellement petits, qu'on a de la peine i les apercevoir , même à la loupe. Mais si on les soumet à un examen rigoureux , on ne larde pas à s'apercevoir que les pores ambulacraires se continuent d’une manière uniforme depuis le sommet jusque prés de la bouche, sans être unis par un sillon transversal (voyez le dessin grossi de fig. 21 o, qui représente la partie supérieure d’une aire ambulacraire). Dès-lors, d’après les considérations que j’ai présentées i l'article du genre, on ne doit pas hésiter i ranger cette petite espèce parmi les Nucleopygus. Les tubercules sont très-serrés, comme on peut le voir par la fig. 21 6 , qui représente une portion d’une aire interambulacraire vue à la loupe; et de pins, les mamelons de ces tubercules ne sont pas perforés à leur sommet , ni plissés à leur base.

Je ne connais de cette espèce que l'exemplaire figuré qui fait partie de la magnifique collection de M. DesHaves. C'est, selon toute apparence, un fossile crétacé.

IL N iciKopvGcs iscisis Ag.

Tab. 5, Gg. 23-26.

Svs. Audeoyyyui MCMUS Ag. Calai, sysl. Ectyp. p. 7.

Cette espèce est une de celles dont le classement présente les plus grandes difficultés; elle est fort différente de la précédente, et rieu en elle ne rappelle le type des Nucléolites; sa phvsionomie générale la rapproche au contraire des Pyrines , dont elle a la forme ovoidc et les ambulacres ; mais elle a en même temps le côté postérieur déclive ( fig. 24) et l’anus , sans être logé au

fond d'un sillon , est cependant très-rapproehé du sommet ( fig. 23). Cette dernière considération a sans doute engagé M. Agassiz à ranger notre espèce dans son genre Nuctcopygus , dans lequel je l’ai laissée, ne voulant pas faire d'une espèce qui n’est encore connue que par un seul exemplaire , le type d’un nouvean genre. Peut-être l'incorporera-t-on par la suite au genre Pyrina, lorsqu'on aura reconnu que la position de l’anus ne doit pas constitner à elle seule un caractère générique. I.c côté antérieur et le cité postérieur sont de même largeur et également arrondis ; la face inférieure est pulvinée, et l’ouverture buccale , qui en occupe le centre, est anguleuse. L'anus est très-grand et pyriforme. Les tubercules sont nombreux et disposés de la même manière que dans les l’yrines Je n’ai pas pu distinguer les détails do l’appareil génital, non plus que la forme des plaques des aires ainbulacraires ; tout ce que j’ai vu , c'est que les pores sont simples et non réunis par un sillon.

L’original appartient au Musée de Neuchâtel. Son origine ne m'est pas connue d'une manière certaine, mais je suis porté à croire que c'est an fossile néocomien.

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