I. Caratomcs Avellaxa Ag
Tab. 5, fig. 11-13.
Svx. Caralomut Arrllnnn Ag. Calai. sysl Ectvp. p. 7.
CalopyguM Arellana DuB. Yoy. au Caucase- Tab. !, fig. 10-21
Celle espèce, figurée pour la première fois sous le nom de CiUopygus AvtUana, par M. DuBois de Monlpéreux , réunit i un haut point tous les caractères que j'ai énumérés ci-dessus comme distinctifs des Caralomes , et c'est pour cette raison que je l’envisage comme le type de ce genre. Sa forme est ovale et déprimée ; sa plus grande largeur est en arriére du sommet : mais , à partir de ce point , le test se rétrécit brusquement pour former un rostre qui est assez sensible. L'anus est inframarginal et situé à l'extrémité du rostre. La face inférieure n’est pas parfaitement plane ; ses bords sont très-arrondis. L'ouverture buccale est petite ; mais ce n'est sans doute que par suite d'une pression qu'elle parait irrégulière dans l'exemplaire figuré. Les tubercules, que leur petitesse rend imperceptibles è l’œil nu, sont peu nombreux; on n'en compte guère que huit à dix dans une plaque de l'aire interambulacraire. Le test , sans être bien épais, est cependant loin d’étre mince. J’ai été assez heureux pour découvrir dans un exemplaire appartenant à M. DuBois de Monlpéreux , la disposition des plaques dans les aires ambulacraires. Elles sont enchevêtrées dejmanière à former un zig-zag très-prononcé sur la ligne médiane. Toutes les plaques sont égales, et l’on ne remarque point, comme dans les Galèrites, de ces plaquettes intercalées dans lesquelles s'ouvrent une partie des pores ambulacraires. Les pores sont au reste très-petits, comme on peut le voir par le dessin grossi de fig. lia, qui représente un ambulacre de la (ace supérieure. La fig. 12 è représente la disposition de l'appareil génital sous le même grossissement. Les plaques génitales paires sont grandes , pentagonales et perforées & leur sommet. La plaque impaire parait manquer complètement. Les plaques ocellaires soDt tellement petites qo'il m’a été impossible de m'assurer si elles sont perforées ; cependant l'analogie nous oblige en quelque sorte à le supposer.
Ce fossile est particulier i la craie , et il n'est pas sans intérêt d'avoir rencontré le même fossile dans la craie de Crimée , où l’a découvert M. DuBois de Monlpéreux , et dans les terrains crétacés de France, où il a été recueilli par M. DesHaycs.