XIX. Discoidea SPECIOSA Ag
Tab. 10, fig. 13-15.
Stn. Ducoidea tpeciota Aç. Prodr. p. 186. — Doser, dos Ech. foss. de la Suisse, p. 93, Tab. 6, fig. 16— l^iin. III , p. 314.
Galerita $p#ciota Miinst. (in Goldf. Pelref. p. 130, Tab. 4! fig. 6 a, b).
Nucleolitcê tpecioms DesMoul. Tuhl. syn. p. 360.
Cidarû angulota ? Leskc p. 93. Tab. 42, fig. 1.
11 suffit de jeter un coup d’œil sur les figures qui représentent cette espèce pour se pénétrer de ses caractères distinctifs. €est la plus grande espèce du genre. L'exemplaire figuré a prés de trois pouces de long et à-peu-près autant de large , sur une hauteur d’un pouce et un quart. La face inférieure est légèrement concave; mais son bord est mince, proportionnellement à sa taille. L’ouverture buccale ne se maintient pas dans les proportions habituelles aux Disroïdée? , car elle égale à peine , en diamètre, le sixième du diamètre du test ; tandis que, dans le D. depre$$a et d’autres espèces , elle en occupe le quart et même parfois le tiers. Les entailles de son pourtour sont peu profondes, ou plutôt elles sont réduites à de simples angles obtus. L’anus est pyriforme , et , quoique grand , il n'occupe cependant pas la moitié de l'espace entre le bord postérieur et l'ouverture buccale. Les tubercules principaux sont nombreux à la face inférieure, surtout près de la circonférence ; ils sont un peu moins serrc% près de l'ouverture buccale. Il est difficile d'y reconnaître une disposition par rangées rayonnantes ; on dirait plutôt qu’ils forment des séries concentriques, comme les tubercules des Discoïdées de la craie. Le test ayant disparu de la face supérieure dans l’exemplaire figuré , cette face se trouve ici à l’état de moule , ce qui est cause qu’on n’y remarque aucune trace des tubercules. En revanche , les articulations des plaques y sont indiquées d'une manière très-distincte , ainsi que les ainbulacres. On est étonné de l'étroitesse des plaques dans les aires interambulacraires , comparées à leur longueur. Les plaques ambulacraires ont dû être très-petites, à en juger par leur empreinte (fig. 14).
Entre cette espèce et certains Pygastcr de grande taille , la ressemblance extérieure est trèsfrappante ; et lorsque l’ouverture anale manque, comme c’est le cas dans les exemplaires figurés par Leske et par Goldfuss , il est difficile de se prononcer avec certitude sur le genre. Cependant, ce qui me fait croire que l’exemplaire de Mûnster est bien une Discoîdée, c’est la grande inégalité des tubercules sur les deux faces , inégalité qui ne se retrouve pas au même degré dans
les Pvgaster. L’exemplaire de Leske me parait plus douteux ; il se pourrait que ce fût le Pygaster tenuis ou une espèce semblable , tout comme ce peut être une Discoïdée.
L’original de mes figures a été trouvé par M. Grcssly, dans le portlandien de la vallée de la Birse, près de Laufon. L’exemplaire de M. le comte dcMünster provient de l'étage supérieur du calcaire jurassique de Heidenheim en Wurtemberg.