III. PïGASTE* I.AG.tVOIDEO Ag
Tali. 11 , fig. 5-7.
S VH. Py y aster lagnnoîdes Ag. Doser, des Ecti. foss. de la Suisse 1” partie p. 81. Tab. 12, fig. 18-16. — Catal. syst. Eclyp. etc., p. 7.
Cette espèce est proportionnellement trés-aplatic. Sa hauteur égale à peine le tiers de sa longueur. Son diamètre longitudinal et son diamètre transversal sont à-peu-près égaux ; la pins grande largeur correspond aux aires ambulacraires antérieures. L'ouverture buccale est trèsgrande, car elle occupe à-peu-près le tiers du diamètre du test; elle est en outre légèrement concave, et son pourtour présente des entailles fort distinctes. L'anus parait aussi avoir eu des dimensions considérables ; cependant , comme il n’est pas entièrement conservé dans l’exemplaire figuré , je ne saurais indiquer son pourtour d'une manière rigoureuse. Les détails du test sont admirablement conservés, et permettent d'étudier d'une manière fort exacte les tubercules. La simple inspection des fig. 5 , C et 7 montre leur disposition sériale. J’en compte douze séries dans les aires inlerambulacraires , et quatre dans les aires ambulacraires. La différence de grosseur entre les tubercules de la face supérieure et ceux de la face inférieure est peu sensible ; mais la manière dont ils sont entourés par les tubercules miliaires n’a pas la moindre ressemblance. 11 suffira de comparer, à cet égard , les fig. b a et 7 6 , qui représentent , la première , une portion de la face supérieure , et l'autre, uue portion de 1a face inférieure , vues à 1a loupe. Dans la première , les tubercules sont entourés d'une infinité de tubercules miliaires très-serrés (fig. 5 a) , parmi lesquels il y en a de différentes grandeurs , entre autres, quelques-uns qui sont intermédiaires entre les tubercules principaux et les tubercules miliaires: dans la seconde, ils sont extré-
mement rares et ne se trouvent qu’aux angles des gros tubercules qui sont juxta-posés de manière à présenter des figures hexagonales (fig. 7 b).
Je ne connais jusqu’ici qu’un exemplaire parfaitement caractérisé de cette espèce ; il provient du calcaire à polypiers de Ranville en Normandie , et a été communiqué à M. Agassi* par M. Eudes Dcslongschamps. M. Agassi* , l'envisageant comme identique avec certains fragmens d'une espèce trouvée par M. Gressly dans le portlandien du Jura suisse, fit restaurer, d’après ce modèle , les figures qu’il a publiées dans sa Description des Echinoderines fossiles de la Suisse. Après avoir comparé de nouveau ces difTérens exemplaires entre eux , j’avoue qu'il m’est resté des doutes sur l'identité admise par M. Agassiz. Les exemplaires du portlandien suisse m’ont paru être plus renflés et avoir les tubercules plus gros et plus serrés à la face supérieure ; et comme ce sont précisément les plus petits exemplaires qui ont les plus gros tubercules, on ne peut guère attribuer cette différence à une variété d’âge ; car, dans ce cas, ce serait l’inverse qui devrait avoir lieu. Je penche par conséquent à envisager l'espèce suisse comme distincte de celle de Normandie. On pourrait l’appeler P. Gresslyi Des.