DES ORGANES DES SENS
Il est facile de s'assurer que les Oursins sont doués en plusieurs endroits de leur corps , d’un loucher très délicat. Les tubes ambulacraircs sont sans doute des organes du toucher, comme nous l'avons démontré plus haut; mais les pédicellaires et les piquans n'en réagissent pas moins anssi sur l'animal lorsqu’ils entrent en contact avec des corps irritans. La sensation se manifeste également tantôt à la membrane extérieure du test , tantôt à la membrane buccale ou à celle de l’appareil génital et ocellaire.
Nous n’avons encore aucune trace de l’odorat ni de l’ouïe chez ces animaux. En revanche , MM. Forbcs et Agassiz ont observé , dans chacun des pores des plaques ocellaires ( Tab. Il , lig. 12 b), un organe pimenté entouré d’un cercle plus clair ( Tab. IX, Og. 188a, 188 6, 189 a). C’est cet organe qu’ils envisagent comme l'œil, et cette opinion est en effet corroborée par l’analogie des yeux des Astéries observés par Ehrenberg et Siebold. 11 est évident que le canal qui traverse la plaque ocellaire est occupé par un organe. Nous avons vu que le nerf branchial vient y aboutir et qu’il reçoit aussi plusieurs vaisseaux sanguins, comme l'a déjà fait remarquer Délia Chiaje. Je dois cependant avouer que, jusqu’à présent, toutes mes tentatives pour découvrir une lentille dans cet organe ont été vaines. Je n’y ai trouvé qu'un corps pimenté , composé de différens tissus fibreux et celluleux. Une seule fois j'ai cru y découvrir, dans un exemplaire de YE. I tvulus, conservé dans l’esprit de vin, un organe globuleux, adhérent à une tige, ainsi qu’il est représenté dans la lig. 190 de Tab. IX; au reste je n'ai pas non plus rencontré de lentille dans les taches rouges qu’on dit être les yeux des Astéries.