IV. CaRATOMUS ORBIC0LARIS Ag
Tab. 5, fig. 5-7.
SyN. Carafomus orhicularis Ag. Catal. syst. Eclyp. p. 7.
Un caractère assez frappant de cette espèce , consiste dans l'absence à-peu-prés complète du rostre postérieur que nous avons signalé comme caractéristique pour le genre des Caratomes , absence qui pourrait peut-être faire naître quelque doute sur sa position générique , si l'ensemble de ses autres caractères et sa physionomie toute semblable à celle des espèces non douteuses ne nous disaient que ce n'en est pas moins un véritable Caratome. Sa forme est parfaitement circulaire et même hémisphérique. Sa face inférieure est plutôt renflée que plate. L'ouverture buccale, qui- en occupe le centre, est petite. L'anus est marginal, de manière qu'il se voit également de profil et d'en bas. Les tubercules sont clair-semés et proportionnellement moins petits que dans le C. Avellana. L'appareil génital semble présenter la même structure que dans cette dernière espèce.
L'exemplaire figuré provient de la craie de Villers, et m'a été communiqué par M. Studer. J'en ai vu d'autres dans la collection de M. Michelin. Tous sont très-petits et ont à peine un demi-pouce de diamètre.
V'. Caratomds rostratcs Ag.
Tab. 5, fig. 1-4.
SvN. Caialomus rostraliis A{J. Calai, syst. Ectvp. p. 7.
Cette espèce frappe au premier coup d'œil par son rostre très-pointu, qui lui donne une apparence pyriforme. Elle est en outre très-déprimée. L'anus, situé à l'extrémité du rostre, est complètement infra-marginal. La bouche est ouverte au centre de la face inférieure, qui est légèrement concave. Les tubercules de la surface sont clair-semés et assez gros proportionnellement à la taille de l'Oursin. A l'aide de ces caractères, qui sont tous très-précis, on ne court
aucun risque de confondre cette espèce avec aucune de ses congénères. En revanche, les caractères génériques n'en sont que plus difficiles à démontrer, par la raison que les ambulacres sont fort peu distincts ; ce n'est qu'après avoir exposé un exemplaire à l'action de l'acide, que M. Agassiz est parvenu à découvrir la disposition des pores ambulacraires. Une fois qu'il eut reconnu , au moyen de ce procédé, que les pores ne sont point réunis à la surface supérieure par des sillons transverses , ou en d'autres termes , que les ambulacres ne sont point pétaloïdes , la position générique de cette espèce ne pouvait plus supporter aucun doute , et ce fut dans son genre Camlonuif. qu'il devait la placer. Les fig. 1 , 3 et 4 représentent ce petit Oursin en grandeur naturelle. La fig. 2 est un dessin grossi à la loupe, montrant la disposition des tubercules qui s'aperçoivent à peine autrement. La fig. 2 a, enfin , représente une portion d'une aire interambulacraire prise à la face supérieure; malgré ce grossissement, les pores sont à peine reconnaissablés ; cependant l'on peut voir qu'ils sont disposés par paires obliques qui sont assez distantes les unes des autres.
Les originaux de mes figures m'ont été communiqués par M. DesHayes et proviennent, selon toute apparence , de la craie blanche de France.