I. DiscoiDEA ScBUCULUs Bronu
Tab. 7, fig. 5-7.
Syn. Discoidea Subueulus Bronn. Leth. p. 615. Tab. 29, fig. 19. — Ag. Calai, syst. Eclyp. etc. , p. 7. Discoidea rotularis Gray Âtt. p. 7. — Ag. Prodr. p. 186.
Galerites rotularis Lam. III, p. 309. — E. Desl. Enc. T. 2, p. 433.— Defr. Dict. se. nul. T. 18, p. 86. — Encycl. niéth. Pi. lo3, fig. 14-17. — Al. Brongn. dans Cuvier Oss. foss. 4= édit. Tab. Q, fig. 13. Discoides Suhucidus Klein p. 20-21 , Tab. 14 , fig. l. m. n. o. —Klein gall. § 57, p. 76 , pi. 8 , fig. D. E.
Taylor in Geol. Trans. vol. I, p. 378. Echinites Subueulus Leske ap. Klein p. 171 . Echinus Subueulus ■sav. a et b. L. Gm. p. 3183. Galerites Subueulus Gldf. Petrf. p. 129, Tab. 41 , fig. 2, a. b. c— Desitioiil. Tabl. syn. p. 254.— Passy
Seine-Inf. p. 338. — Fitton in Geol. Trans. vol. 4 ,p. 128, 3o2.^Klœden Verstein. Brandenb. p. 247.
Parkinson Org. Bcm. T. 3, p. 21. Tab. 2, fig. 7. Van Phels. p. 37. Rosetop Egelmuts et Kreeft ooffie E. Naapje. Gesner Petlif. p. 35, n° 6. «Echinites discoideus depressus'i. Davila Catal. 111, p. 180. v Echinite en forme de disque ». Lang Lap. fig. p. 126. Tab. 36.
Bourguet Pétrif. p. 77. Tab. 53 , fig. 359, 360. Plott. Osfordsh. Tab. 8 , fig. 9.
Mari. Lister Lap. turb. fig. 2.
C'est cette espèce que Klein a prise pour type de son genre Discoïdes, en lui donnant le nom spécifique de Subueulus , qui signifie bouton. Ce nom s'est maintenu dans les auteurs jusqu'à Laniarck qui, trouvant sans doute les figures et la description de Klein trop peu précises, appela l'espèce dont il est ici question Galerites rotularis, en lui rapportant comme synonyme le Discoïdes
(*) Elimination faite des espèces jurassiques, on pourrait encore admettre deux sous-types dans cette division des vraies Discoidces, représentés, l'un par le D. Su6i(cii(ws et l'autre par le D. ojlinirica. Les uns sont de petits oursins coniques trèsliauls ;i Lords renflés; les autres sont grands, hémisphériques à base plus plane.
— bi) —
Subuculm, (le Klein. Goldfuss, en la figurant avec la précision qui lui est habituelle , lui rendit de nouveau son ancien nom de Subuatlus ; Gray , en rétablissant le genre Discoïdes sous le nom de Discoidea , ne songea pas à réintégrer aussi l'espèce, qu'il cite , ainsi que M. Agassiz (dans son Prodrome), sous le nom de Discoidea roiularis. C'est dans la Lethaea de Bronu que je retrouve pour la première fois le nom de Discoidea Subuculus, sous lequel cette espèce se trouve ici décrite, et que je crois" être à la fois le plus légitime et le plus convenable. Quant aux synonvmes des auteurs antérieurs à Klein , tels que Lang, Gesncr , Plott, van Phelsum, etc., n'ayant pu les consulter tous moi-même , je les ai en partie rapportés sur l'autorité de Klein et de Leske.
C'est sans contredit l'une des plus élégantes espèces du genre ; aussi , eu examinant attentivement la richesse de ses détails, on ne s'étonne pas qu'elle ait été remarquée entre toutes ses congénères. Sa forme est conique et, sous ce rapport, elle contraste d'une manière assez frappante avec les autres espèces dont nous aurons à nous occuper dans ce chapitre. Sa hauteur est au diamètre de sa base, comme 3 à 4. Sa face inférieure est pulvinée, et l'ouverture buccale, située dans une cavité assez profonde, présente ce pourtour décagonal, qui est un caractère de toutes les Discoïdées. L'anus est infra-marginal et largement elliptique (fig.7). Quant aux détails du test, il est impossible de les saisir tous à l'œil nu ; mais en s'aidant de la loupe , on voit que les tubercules principaux , quoique très-petits , forment des rangées très-élégantes sur tout le pourtour du test. Au bord de la circonférence, ces rangées se montent à dix, dans les aires interambulacraires (fig. 5i), et à quatre seulement dans les aires ambulacraires (fig. 5 a); mais celles des aires interambulacraires disparaissent très-promptement à la face supérieure qui n'en compte plus que deux bien avant d'atteindre le sommet. Les tubercules des aires ambulacraires sont de moitié plus petits que ceux des aires interambulacraires , et se distinguent à peine des tubercules miliaires. Une plaque isolée d'une aire interambulacraire, vue au microscope, se présente sous la forme de fig. 5 c, et l'on peut s'assurer que, même les tubercules miliaires dont le test est si abondamment fourni, sont distinctement mamelonnés ; mais ni les tubercules principaux ni les tubercules miliaires ne paraissent être perforés au sommet, et garnis d'une collerette de plis à leur base. La division des plaques est indiquée dans cette espèce d'une manière très-distincte , par de petits sillons trausverses, qui correspondent aux sutures horizontales. L'on remarque en outre , sur chaque aire interambulacraire, deux carènes qui s'étendent de la bouche au sommet et déterminent cette variété de relief qui fait du D. Subuculus un Oursin si élégant.
L'appareil génital n'offre rien de particulier dans sa structure. On y reconnaît les cinq plaques génitales et les cinq plaques ocellaircs , entourant le corps madréporiforme. Toutes, à 1 excep-
lion de la plaque génitale impaire , sont perforées. Les plaques ocellaires sont d'une petitesse extrême.
C'est une espèce particulière, à ce qu'il paraît, à la craie marneuse. Elle se trouve également en France, en Angleterre et en Allemagne. L'original de mes Ggures fait partie de la collection de M. DesHayes. D'autres, qui m'ont été communiqués par M. Alex. Brongniart proviennent de Longleat.
IL DiSCOIDEA MIMMA Ag.
Tab. 7, fig. 1-4.
Sy>. Biscoidea minima Ag. Catal. Syst. Ectyp. p. 7.
C'est jusqu'ici la plus petite espèce du groupe des Galérites. Sa physionomie rappelle à tous égards celle du D. Subuculus , et lorsqu'on l'examine à la loupe , on y reconnaît , à la face supérieure , les mêmes rangées de tubercules et de pores (fig. 4). Sa forme générale est cependant un peu moins conique ; la face inférieure paraît aussi être moins concave et ses bords moins renflés ; mais l'anus présente les mêmes rapports de dimension et de position , c'est-à-dire qu'il s'étend un peu au-delà de la moitié de l'espace entre le bord et la bouche. Un hazard heureux a rendu M. Michelin possesseur d'un exemplaire dans lequel les plaques anales sont parfaitement conservées. J'ai représenté , dans la fig. 3 a, cet organe tel qu'il se voit sous un grossissement de deux diamètres : les plaques, distinctement juxtaposées et séparées par des sutures très-apparentes, sont de grandeur inégale ; on en remarque de nombreuses petites du côté voisin de l'ouverture buccale, et trois grandes du côté externe; celle qui est au milieu porte un tubercule assez gros ; les autres sont parsemées de très-petites granules. La fig. 3 b représente une section de la face inférieure , comprenant une aire ambulacraire et une aire interambulacraire , avec l'une des entailles du pourtour de la bouche. Les fig. 4 a et 4 6 représentent ces mêmes parties à la face supérieure, savoir, fig. 4 a une aire ambulacraire , et fig. 4 b une aire interambulacraire. Les tubercules principaux sont moins nombreux , mais plus gros poportionnellement à la taille de l'Oursin que ceux du D. Subuculus.. De plus, les tubercules miliaires forment des séries horizontales obliques comme le montre la fig. 4 c, qui représente une plaque isolée d'une aire interambulacraire vue au microscope , tandis que les tubercules miliaires du D. Subuadus , sont répartis uniformément autour des tubercules principaux.
Celte espèce ne m'est encore connue que par un seul exemplaire qui provient, selon toute apparence, lie la craie marneuse de France.