II. GoMOPYGcs isTRiCATCs Ag. Tab. 3, fig
C'est la plus petite espèce que je connaisse de tout le groupe des Salénies et même de toute la famille des Cidarides. Par sa forme et par sa structure, elle se rapproche beaucoup du G. peltatus ; mais , d'un autre côté, elle est plus tuberculeuse, et les dimensions de l'appareil oviducal sont proportionnellement plus grandes, fig. 19 et 24. Les aires ambulacraires , fig. 20 et 23 , sont assez larges, sans pour cela que les deux rangées de tubercules qu'on y distingue soient séparées par de plus petites verrues. Les aires interambulacraires, fig. 20 et 22, sont pourvues de deux rangées de gros tubercules parfaitement lisses , qui deviennent surtout saillans sur le milieu de la circonférence, fig. 26. Les pores, disposés par paires simples le long des aires, sont si petits qu'on a de la peine à les reconnaître. L'ouverture inférieure, fig. 21 et 25, est fort grande et échancrée dans son pourtour ; elle occupe plus de la moitié de la face inférieure du test.
L'ouverture anale est petite, tuberculée, et placée an milieu de l'appareil oviducal, qui est lui-même très-grand quoique peu apparent, à raison de sa faible saillie au-dessus du test. Les plaques ovariales forment de grands lobes allongés, dentelés sur leurs bords et percés d'un petit trou , tandis que les interovariales sont en forme de triangles assez réguliers, fig. 19 et 24.
Baguettes, fig. 27 et 28. Les baguettes de cette espèce ont été découvertes simultanément avec celles du G. peltatus, dans la pierre jaune (étage moyen du néocomien) duMerdasson, par
M. DuBois de Montpéreux. Elles diffèrent de ces dernières par leur plus petite taille et par l'absence de plis dans la partie supérieure. La baguette entière est plus uniforme avec un très-léger rétrécissement près de sa base , qui , comme dans le G. peltatus , est dépourvue d'un renflement annulaire , et de crénelures à sa facette articulaire. La fig. 27 est la projection du rayon, vu d'en bas.
in. GoMOPYcrs Menardi Ag. Tab. 3, fig. 29—36. Echinus Menardi Desm. (Defrance, Dict. se. nat., tom. 37, p. 101.)
Sa forme est circulaire, aplatie à la face inférieure, un peu déprimée à la face supérieure. Les diamètres longitudinal et transversal sont à-peu-près doubles du diamètre vertical. L'ouverlure inférieure, fig. 31 et 35, est centrale, assez grande, plus grande même que l'appareil oviducal, de sorte qu'elle occupe la majeure partie de la face inférieure. Son pourtour, quoique circulaire, offre de petites échancrures qui correspondent aux sutures des bandes ambulacraires et interambulacraires. Il en résulte un décagone dont les plus grands côtés sont au bord des aires ambulacraires, et les plus petits en face des interambulacraires. Outre ces échancrures au point de contact des aires ambulacraires et interambulacraires , on en remarque d'autres plus petites au milieu du bord des aires ambulacraires, là où les deux rangées de tubercules se rencontrent. Quoique à peine visibles, leur existence est constante.
L'appareil oviducal , fig. 29 et 34 , composé de plaques entièrement lisses et fortement soudées entre elles , forme une rosette peu proéminente au-dessus du test. Les plaques ovariales sont en forme d'eptagones allongés ayant leur angle le plus saillant tourné en dehors ; elles sont toutes d'égale dimension . Les plaques interovariales sont de moitié moins grandes , pentagonales , ayant , à l'inverse des ovariales , le plus grand côté tourné en dehors, de manière à déborder considérablement le sommet des ambulacres ; ce même côté est en outre légèrement concave , tandis que les autres côtés du polygone s'articulent par des lignes droites avec les ovariales. Enfin l'ouverture anale mérite une attention toute particulière , à cause de sa forme triangulaire. Dans l'origine, j'étais disposé à l'attribuer à une brisure, mais l'ayant rencontrée depuis sur un nombre considérable d'exemplaires, je ne puis plus douter que ce ne soit un caractère particulier à cette espèce.
Les aires ambulacraires, fig. 30 et 33, portent deux rangées de tubercules qui, quoique assez distantes, notamment vers l'ouverture inférieure et sur le milieu de la circonférence, ne sont
cependant point séparées par de plus petits tubercules. Les pores sont très-apparens , disposés par paires obliques simples , contigucs aux tubercules de l'aire ambulacraire et convergeant de la bouche au sommet sans se rétrécir beaucoup. Les aires interambulacraires , fig. 30 et 32, sont larges, munies de deux séries de gros tubercules à base lisse, et entourés, sur la moitié inférieure du test seulement, d'un cercle de plus petits tubercules. Les gros tubercules les plus saillans occupent le milieu de la circonférence du disque. Le mamelon articulaire qui en forme le sommet est très-gros et très-apparent, fig. 36.
J'ai sous les yeux plusieurs exemplaires de cette espèce, appartenant, l'un à M. Defrance, l'autre à M. Brongniart. M. d'Orbigny m'en a communiqué d'autres beaucoup plus grands, provenant du grès-vert de l'embouchure de la Charente, que je rapporte à la même espèce, quoique l'appareil oviducal soit à-peu-près de même grandeur, malgré la différence de taille. Je pense que ce sont de gimples variétés.