V. Dysaster propinqccs Ag
Tab. 3 , fig. 24-26.
SvN. Dysaster propinquus Ag. Descript. des Ecliin. foss. de la Suisse, l" partie, p. 2, Tab. J, fig. 1-3. — Catal. syst. Ectyp.p. 3.
Spatangites hicordatus Leske p. 244, Tab. 47, fig. 6. Andréa; Litt. Helv. p. 10 , Tab. II, fig. c.
Cette espèce a tout-à-fait l'apparence extérieure du D. analis, et c'est pour cette raison qu'en la décrivant pour la première fois dans sa Description des Eclùnodermes fossiles de la Suisse , M. Agassiz lui donna le nom de propinquus. Elle est, comme le D. analis, déprimée et plus étroite eu arriére qu'en avant ; le côté postérieur est subtronqué ; la face inférieure est plus ou moins ondulée ; l'aire interambulacraire impaire y est surtout renflée (fig. 25) ; le sillon anal est à peine indiqué ; en revanche , le sillon antérieur est assez marqué ; l'ouverture buccale est trèsrapprocbée du bord antérieur, car elle est située au quart du diamètre longitudinal. Malgré cette conformité extérieure , le D. propinquus se distingue par un caractère essentiel, qu'il suffira de signaler pour en faire ressortir toute l'importance : les ambulacres postérieurs , au lieu de converger immédiatement au-dessus de l'anus, s'élèvent bien plus baut et ne se rencontrent qu'au tiers postérieur (fig. 24); de plus, ces ambulacres sont beaucoup plus larges que dans les espèces ci-dessus décrites , et l'ambulacre gauche s'élève plus haut que l'ambulacre droit. Ce dernier caractère m'avait d'abord paru insignifiant; mais l'ayant retrouvé, plus tard, sur un nombre considérable d'exemplaires de celte espèce , je crois pouvoir l'énumérer parmi les traits particuliers de l'espèce.
Le D. propinquus , très-peu connu il y a quelques années , se trouve maintenant en nombre considérable dans plusieurs collections suisses , à tel point qu'on peut l'envisager comme un fossile caractéristique de l'étage oxfordien , et plus particulièrement du terrain à chailles ou du corallien siliceux qui en forme la partie supérieure. M. Gressly en a recueilli de nombreux exemplaires dans le terrain à chailles du Fringeli, dans le canton de Soleure ; près de Liesberg, dans le Jura bernois ; à Largue , dans le département du Ilaut-Rbin , et à Wahlen , dans le Jura soleurois. Le Musée de Bàle en possède toute une série provenant du même terrain. Enfin , M. Parandier l'a aussi trouvé dans le terrain à chailles du Mont-de-Bregille , près de Besançon. Dans le
nombre, on en trouve qui ont une taille double de celui que j'ai figuré ; Ion remarque aussi que les vieux exemplaires sont en général plus déprimés que les jeunes.
Nous avons dit , en décrivant le D. bicordatm , que c'est très-probablement celte espèce (jue Leske appela , dans l'origine , du nom de Spalangùes hicordatus.