XIII. Dysaster capistra-tus Ag
Tab. 3,flg. i2-14.
SvN. Dysaster capistmtiis A{j. Procir. p. IG. — Doser, des Ecli. foss. de lu Suisse, 1" part. p. 7, Tub. 4, fig. d-S. — Catol. syst. Ectyp. p. 3. — Lam. III, p. 350. Spatangus capistiatiis Munst. (dans GIdf. Petref. p. 151, Tab. 46, fig. o.) CûUijiites capistrata DesMouI. Tabl. syn. p. 366. Spatangus carinatiis var. p. Bronn Lelhaea, p. 287.
La forme générale de cette espèce est fort semblable à celle du D. carinalus ; c'est-à-dire, qu'elle a le côté antérieur large et émarginé et le côté postérieur pointu. Cependant, un examen attentif nous fera bientôt connaître les différences qui existent entre les deux espèces. Et d'abord: le D. capislralus n'a point cette carène remarquable du bord postérieur qui constitue l'un des caractères du D. carinalus; et par une conséquence nécessaire, l'anus, au lieu de n'être visible que d'en bas, ne l'est que d'en haut (fig. 13): la face inférieure n'est pas très-accidentée, à l'exception cependant du sillon antérieur, qui est assez prononcé (fig. 14); l'aire interambulacraire postérieure n'est que légèrement pulvinée ; les ambulacres antérieurs s'élèvent assez haut , et de même les ambulacres postérieurs ; ce qui fait que l'espace intermédiaire est plus rétréci que dans beaucoup d'autres espèces , car il ne mesure guère plus du quart de la longueur totale. Les ambulacres postérieurs ne sont pas parfaitement égaux. J'ai trouvé celui de gauche un peu plus élevé que celui de droite. La fig. 13 a représente quelques tubercules vus au microscope.
Cette espèce ne paraît pas être très-fréquente. Le Musée de Carlsruhe en possède plusieurs exemplaires assez bien conservés , mais dont l'origine est inconnue. Tout me porte cependant à croire que c'est un fossile du Jura moyen , probablement du terrain à chailles. Miinster se contente de dire que c'est un fossile jurassique.