CHAPITRE II
DES PIQUAXS.
Les piquans qui recouvrent la surface des Oursins sont flxés sur les tubercules que nous venons de décrire dans le chapitre précédent ; ils sont , comme ceux-ci , de grandeur variable , et l'on peut admettre qu'en général leur taille correspond à celle des tubercules. Les uns et les autres atteignent leur plus grand développement sur le milieu du test, dans les aires ambulacraires et interambulacraires , en diminuant plus ou moins vers la bouche et vers le cercle anal ; et de même qu'il existe entre les gros tubercules de plus petits tubercules (Tab. I , fig. 4-, 5, 6, 9, 10 et 11), de même aussi l'on trouve entre les rangées des grands piquans primaires , secondaires , tertiaires et quaternaires, une quantité de petits piquans (Tab. I, fig. 1, 2 et 3j.
Les piquans disparaissent autour de l'ouverture buccale, et la membrane buccale, au lieu d'être revêtue de véritables tubercules , ne porte que des plaques calcaires (Tab. V, flg. 73 c, d). Il n'en est pas de même des plaques anales et génitales , qui sont garnies de petits tubercules ( Tab. I,fîg. 1, flg. 4 a, fig. 4&, Tab. II, iig. 12, 12', 12", Tab. IV, fig. 56 e, f) portant des piquans de taille variable.
Dans tout piquant , qu'il soit grand ou petit , qu'il appartienne au test proprement dit ou aux plaques anales, l'on distingue une partie libre et une autre qui, cachée dans les tissus articulaires , sert uniquement à son articulation avec le mamelon du tubercule. La partie libre , conique , plus ou moins effilée , est à beaucoup près la plus considérable , et forme la baguette ou k piquant proprement dit ( Tab. III, fig. 25 6, 28, 29, 39 d). La partie inférieure, non libre, est cachée dans les membranes articulaires et les muscles des baguettes ; elle comprend la tête ou la partie condyldkle du piquant (fig. 25a, 28 et 29). Immédiatement au dessus de cette dernière, on remarque , à la partie inférieure du piquant , un renflement annulaire qui sépare en quelque sorte la partie articulaire de la baguette proprement dite, et qui, à en juger par ses stries et par sa couleur , ressemble davantage à cette dernière qu'à la partie condyloïde ; c'est la collerette du piquant.
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La longueur des piquans présente des variations très-considérables dans le même individu ; dans l'exemplaire de VE. Imdus, qui a servi à cette description , les plus grands piquans ambulacraires avaient une longueur de 10"'5, tandis que leur diamètre avait à leur base 0"'5; les plus longs piquans ambulacraires mesuraient de 8"' à 8"'5 ; dans les premiers, le diamètre du bord de la collerette était de 0"'83, dans les derniers de 0"'75. La longueur des plus petits piquans des aires interambulacraires était d'un peu moins de 0"'5. Quant à la partie condyloïde , voici les dimensions que je lui ai trouvées :
Longueur de la baguette. Longueur de la tête ou Rapport des deux longueurs.