V. Mellita lobata Ag
Tab. 4a, figl3, et Tab. 16, 4-7.
Quoique voisine du Mellita hexapora, celte espèce présente cependant une physionomie toute particulière , qui résulte essentiellement de ce que les lunules des ambulacres postérieurs sont ouvertes. Ce caractère, quoique frappant, ne serait cependant pas suffisant pour constituer une espèce à part, si toutes les lunules n'étaient en même temps sensiblement plus larges que dans les autres espèces du genre. La lunule de l'aire interambulacraire impaire est la moins longue et la plus étroite de toutes. La forme irrégulière du test n'est sans doute qu'accidentelle; cependant il est probable que, même dans les individus réguliers, le diamètre longitudinal est plus grand que le diamètre transversal. Les pétales des ambulacres sont larges et arrondis à leur extrémité. Les zones porifères l'emportent de beaucoup en largeur sur les espaces intermédiaires. Les trous de la rosette apiciale sont très-distincts , et , par une particularité digne de remarque, les cinq pores ocellaires sont aussi grands que les pores génitaux ; ceux-ci sont au nombre de quatre , comme dans toutes les espèces du genre.
La face inférieure ne présente rien de particulier dans sa structure ; les sillons ambulacraires y sont très-fins et peu marqués , comme dans le M. hexapora , et l'on ne remarque autour des lunules aucune trace de ces ondulations prononcées qui sont un caractère essentiel du M. similis.
L'intérieur est conformé de la même manière que l'intérieur du M. quinquefora. L'appareil masticatoire est composé de mâchoires de moyenne grandeur, hérissées de fines lames calcaires en haut et en bas. La fig. 4 de Tab. 16' représente cet appareil vu par la face inférieure , les cinq mâchoires étant réunies et montrant, sur la figne médiane, la petite carène qui s'engrène dans l'échancrure des auricules. La fig 7 représente les cinq mâchoires disjointes, vues par la face supérieure, avec le sillon médian, dans lequel étaient fixées les dents. Les fig. 5 et 6 montrent le profil de l'une des mâchoires , de côté (fig. 6) , et par derrière (fig. 5).
Je ne connais de cette espèce que le seul exemplaire qui est ici figuré, il fait partie de la collection du Muséum de Paris et m'a été communiqué par M. Valenciennes. Son origine est inconnue.
(*) C'est par erreur que les mâchoires de celle espèce onl été ajoutées aux figures du Se, iruncata , au lieu d'être figurées sur la Tab. 4 a.