‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 50 sur 187 · V. SCUTELLA FAUJASII DeFr · texte numérisé non relu

V. SCUTELLA FAUJASII DeFr

ïab. 15, fig. i-G.

Sr.N. Se. Faujasii DeFr. Dict. se. nat. T. 48, p. 230. — DeBl. Zoopb. p. 201. — DesMoul. Tabl. syn. p. 2-i4,N°27.

Un caractère essentiel de cette espèce , et qui frappe au premier coup d'oeil , c'est l'épaisseur du bord comparé à la hauteur peu considérable du test. Les sinus postérieurs sont très prononcés, ensorte que le bord anal forme une sorte de rostre très marqué et plus étroit que dans les espèces précédentes. Les pétales ambulacraires sont de forme elliptique, arrondis à leur extrémité. Les sillons de la face inférieure sont très profonds et très sinueux. L'anus est placé à peu près au tiers de la distance entre le bord et le centre , à peu près comme dans le Se. tnmcala. Le test est très épais , comme j'ai pu en juger par quelques brisures du bord et par la cavité buccale. Son apparence est aussi en général plus massive que celle de la plupart des autres espèces.

Je ne connais que très peu d'exemplaires de celte espèce ; celui qui est ici figuré provient du terrain tertiaire du département de la Sarthe, et m'a été communiqué par M. Eudes- Deslonchamps. Le Se. Faujasii de M. de Grateloup (Mém. sur les Oursins foss. Tab. I, fig. 2) est le Se. truncafa de M. Valenciennes , tandis que sa variété b (PI. 1 , fig. 3) est probablement le Se. propinqua. Ag.

VL ScUTELLA STRUTULA M. de Sr.

Tab. 18, fig. 1-5.

Syn. .Sculclla slnalala M. de Sr. Géogr. p. 156. — DesMoul. Tabl. syn. p. 234. Scutclla sul/rotunda Gial. Tabl. 1, fig. 1.

M. Marcel de Serres est le premier qui ait distingué cette espèce; elle est en effet fort différente de toutes ses congénères par sa forme subconique (fig. 3) , par son pourtour fortement ondulé et par une échancrure étroite et très profonde au bord postérieur. Les pétales ambula-

craues sont très arrondis à leur extrémité et plus petits que dans aucune autre espèce , car ils

atteignent rarement la mi-bord. Les zones porifères sont un peu plus larges que l'espace intermédiaire. La fig. 5 représente l'extrémité d'un pétale sous un faible grossissement montrant la l'orme des pores qui sont allongés dans la rangée externe , petits et circulaires dans la rangée interne. Enfin , les sillons qui réunissent les deux rangées , au lieu d'être obliques ou ondulés , sont transverses jusqu'à l'exlrémité des pétales. La fig. 4 montre la disposition des tubercules sous le même grossissement que la fig. 5. La face inférieure est plane. La bouche est entourée d'une rosette décagonale fort élégante. Les sillons sont peu profonds et peu ramifiés. L'anus esl submarginal et presque contigu à l'échancrure du bord postérieur. M. de Grateloup, qui l'a rapportée à tort au Se. sitbroiunda , la cite dans les faluns jaunes et sur la couche superficielle des dépôts de St Paul , près de Dax , au 3Iainot , à Mandillot , en faisant remarquer qu'elle ne se rencontre jamais dans les faluns bleus.

Cette espèce se trouve dans le terrain tertiaire de l'Europe méridionale. L'exemplaire figuré m'a été communiqué par M. Brongniart.

VIL SCUTELLA PRODUCTA Ag.

Tab. 18, fig. 6-10.

Au premier abord , cette espèce a la même physionomie que le Se. striatula figuré sur la même planche. Mais il suffit d'entrevoir les détails du test pour se convaincre qu'elle en diffère complètement. L'un de ses caractères les plus saillans consiste dans la forme très rostrée de son bord postérieur ; son pourtour est très ondulé ; son épaisseur est moyenne ; mais au lieu d'être subconique , elle est arrondie et légèrement déprimée au sommet (fig. 8). L'étoile ambulacraire est de moyenne grandeur ; les pétales sont très arrondis à leur extrémité ; ils dépassent rarement la mi-bord. Les zones porifères , d'abord très étroites à leur origine , s'élargissent considérablement vers leur extrémité, où elles sont sensiblement plus larges que l'espace intermédiaire. La lig. 10 représente l'extrémité d'un pétale grossi , où l'on voit que les sillons qui unissent les deux rangées de pores , au lieu d'être transverses comme dans l'espèce précédente , sont au contraire obliques. La face inférieure laisse apercevoir quelques traces de la rosette buccale entourant la bouche. Les tubes branchiaux y sont un peu plus distincts. Les sillons paraissent être peu

— «5 — marqués et peu rauiifiés. L'anus est situé au tiers de la distance entre le bord postérieur et la bouche, et par conséquent bien moins marginal que dans le Se. s/rki/itla.

Je connais plusieurs exemplaires de cette espèce, dont je dois la communication à l'obligeance de M. Valenciennes et de M. DeFrance ; ils proviennent des environs de Saumui'.

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