‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 65 sur 187 · II. Lagancm depresscm Less · texte numérisé non relu

II. Lagancm depresscm Less

Tab. 23, fig. 1-7.

Cette espèce est voisine à plusieurs égards de la précédente, entre autres par sa forme subpentagonale et par la dépression qui règne autour du sommet; mais d'un autre côté elle est bien plus aplatie , et le côté antérieur est proportionnellement très large , tandis que le côté postérieur est sensiblement rétréci. Le pourtour du test est en outre plus anguleux , notamment dans les vieux exemplaires. Mais ce qui la distingue surtout du L. Bonani , c'est la forme de l'anus, qui, au lieu d'être longitudinal , est au contraire allongé transversalement, ainsi que le montre la fig. 6 , qui représente cet organe sous un faible grossissement ; l'anus est en outre sensiblement plus rapproché du bord postérieur. Les pétales ambulacraires sont larges , mais se rétrécissent fortement à leur extrémité, sans cependant se fermer complètement ; les sillons qui unissent les rangées de pores sont très marqués. La rosette apiciale est petite et les pores génitaux à peine visibles. Les tubercules spinifères ne sont pas aussi serrés que dans la plupart des autres espèces, notamment à la face inférieure ; aussi les soies n'y sont-elles pas très fournies ; en revanche , les tubercules miliaires et les petites soies qui en dépendent sont très abondans. La bouche est petite et centrale; la fig. 7 la montre grossie, afin de faire voir la forme et la disposition des tubercules et des tubes branchiaux qui rayonnent autour de son pourtour. Les sillons ambulacraires ne sont pas visibles jusqu'au bord. La rosette ambulacraire faiblement indiquée dans l'exemplaire de fig. 2 , se compose de dix plaques ; celles qui correspondent aux aires ambulacraires sont sensiblement plus larges que celles des aires interambulacraires. L'articulation des plaques est en général beaucoup plus distincte que dans le L. Bonani, par la raison que lépiderme est bien moins épais ; aussi est-ce une espèce plus élégante. Les fig. 4 et 5 représentent un très grand exemplaire revêtu de ses soies. La fig. 3 est un exemplaire plus petit garni de ses soies sur la moitié de sa surface et montrant sur l'autre la structure des

diverses parties du test. Fig. 1 et 2 représentent un individu de moyenne taille, proportionnellement un peu plus large que les autres.

La eavité intérieure ne diffère en rien de celle du L. Bouani , si ce n'est quelle est moins élevée ; l'appareil masticatoire est très puissant et maintenu en place par des auricules très hautes, contre lesquelles sont adossées les mâchoires. Les dents, très arquées, ne sont émaillées qu'à leur extrémité.

Cette espèce provient de l'île Bourou, d'où elle a été rapportée par MM. Lesson et Garnot, qui l'ont déposée au Muséum d'histoire naturelle de Paris, sous le nom de Lagana dcpressa.

in. LaGANCM ELLIPTICUM Ag.

Tab. 23, fig. 13-15.

La forme elliptique de cette espèce rappelle les Laganes à quatre pores génitaux du type du Lag. orhiculare ; mais sa structure intime la rapproche du Lag. Bonani; elle a comme celle-ci le bord très renflé et une dépression très marquée entre le bord et le sommet ; aussi ce dernier ne fait-il qu'une très légère saillie au-dessus du bord (fig. 15.) Les pétales ambulacraires s'arrondissent presque complètement à leur extrémité. Les zones poriféres, quoique plus étroites que l'espace intermédiaire qu'elles circonscrivent» vont cependant en s'élargissant du sommet vers la périphérie. Les pores génitaux sont au nombre de cinq et très petits , comme dans les espèces précédentes. Les porcs ocellaires ne sont pas visibles. La face inférieure est légèrement concave ; l'ouverture buccale est située à peu près au centre ; sa forme pentagonale est à peine sensible. Les sillons ambulacraires qui l'entourent , ne sont visibles que jusqu'à une assez faible distance. En revanche , les bandes des aires interambulacraires se poursuivent jusqu'au bord. L'ouverture anale est allongée transversalement, comme iausleL.depressuni, et plus rapprochée du bord postérieur que de l'ouverture buccale. Les tubercules qui garnissent la surface du test, sont de même nature à la face inférieure ; et à la face supérieure les tubercules spinifères naissent d'une dépression très marquée, surtout à la face inférieure, ce qui lui donne une apparence très rugueuse.

J'ai réussi à extraire une mâchoire de l'exemplaire figuré ; elle présente à peu près la même structure que les mâchoires du Lag. Bonani, figurées Tab. 22 , fig. 20.

Cette espèce ma été communiquée par M. Stockes ; son origine est inconnue.

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