‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 71 sur 187 · XI. Laganum orbicclare Ag · texte numérisé non relu

XI. Laganum orbicclare Ag

Tab. 22, fig. 16-20.

SvN. Echinodiscus orhicularis LesUe p. 208, Tab. 45, fig. 6, 7.

Echinodiscus circinatus etc. Breyn. Sched, p. 64, Tab. 7, fig. 1,2. — Gualt. Tab. 1 10, fig. B.

Laganum Scliyru'oelii Klein, p. 25.

Echinus planus (Zeeschelling) Rumpb. p. 37.

Ecldnus orbiculiis'L. Syst. nat. XII, p. 1105, N° 17, d.

Echinus orhicularis L. Gni. p. 3191.

Boccon Obs. p. 269, fig. 2, 3. ;

Encycl. méth. Tabl. 147, fig. 1, 2.

J'envisage cette espèce comme le type de la division des Laganes à quatre pores génitaux. C'est sans doute la même qui se trouve dt^à figurée dans Breynius et dans Leske et qui de là a passé dans tous les ouvrages qui traitent des Echinodermes. Sa forme est subcirculaire ; le côté postérieur est légèrement rostre. Elle est en outre très-aplatie ; le bord est renflé et séparé du sommet par une large dépression (fig. 18.) Les pétales s'étendent jusqu'au delà de mi-bord ; ils sont de moyenne largeur et se terminent en pointe effilée ; les sillons des zones porifères prennent une direction de plus en plus oblique vers l'extrémité des pétales. La surface entière est revêtue de tubercules spinifères très-distincts , fort espacés, qui s'étendent également sur les aires interambulacraires, sur les aires ambulacraires et sur la rosette apiciale. Les quatre pores génitaux sont situés au sommet des aires interambulacraires , qui sont ici bien moins larges que les aires ambulacraires (fig. 19). Lorsqu'on examine les tubercules sous un fort grossissement, on les trouve distinctement mamelonnés , perforés et entourés d'une multitude de tubercules miliaires qui paraissent être conformés delà même manière (fig. 16a). L'anus est circulaire, situé au tiers de l'espace entre le bord et la bouche; il a l'air d'être percé obliquement d'arrière en avant. Je

n'ai poiut pu observer la bouche faute d'exemplaires entiers ; mais il est probable que sa foi inc est la même que dans les espèces suivantes , si toutefois il est permis d'en juger par l'analogie des parties avoisinantes. La fig. 20 représente la rosette apiciale vue par la face interne sous le même grossissement que fig. 19 ; on y distingue fort bien les quatre rangées de plaques qui composent les pétales ambulacraires et , au centre , une dépression très-marquée , bordée d'un bourrelet ridé auquel était fixé l'œsophage. Les bords du test montrent , à l'intérieur, des piliers calcaires et une espèce de labyrinthe ou de réseau dans lequel se logent sans doute les appendices de l'intestin , comme cela a lieu dans le L. Bonani.

L'exemplaire figuré appartient au Musée de Neuchàtel ; son origine m'est inconnue.

Je ne rapporte point à cette espèce le Scutella orbicularis deLaraarck, qui est le Lagana orhieularis de M. de Blainville , parce que l'exemplaire du Muséum de Paris , qui a servi à ces descriptions , est une espèce très différente de l'Echinodiscus orbicularis de Leske dont il s'agit ici ; je décris ci-dessous l'espèce de Lamarrk sous le nom de Laganum Peronii.

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