II. SctTELLA TRl.NCATA Val
Tab. 16, fig. 1, 2, 3, 8, 9, 10 et Tab. 19, fig. 3-6.
Stk. Scitulla t runcaia Val. Explic. des Planches de VEucycl. met h. Tabl. 146, fig. 45.
Scutella integra DeBl. Dict. sc. nat. T. 48, p. 225, — 7.ooph. p. 201 — Ag. Prod. p. 188.
S eut cil a latissinia DesMoul. Tabl. syn. p. 228 (pro parle).
Cette espèce se fait remarquer par sa forme rendée et par son bord très* aminci. L étoile ambulacrairc est grande; les ambulacres sont larges, très-arrondis à leur extrémité , par suite de la convergence des zones porifères. Le pourtour du test , à l'exception des deux sinus correspondant aux ambulacres postérieurs , ne présente que de très-légères ondulations. La bouche est centrale. Son pourtour sinueux sc montre criblé d'une immense quantité de petits pores dans les aires ambulacraires (fig. 10). Les sillons de la face inférieure sont peu profonds ; chaque sillon se divise, à l’extrémité du petit tube branchial, en deux branches , qui détachent un ou deux rameaux latéraux. La rosette buccale montre la même disposition que dans le Se. subrolunda ; les plaques dont elle se compose sont au nombre de dix; il y en a par conséquent une par aire. L'anus est placé au premier quart de la distance entre le bord et le centre. Le bord pos-
té rieur ne présente point celte échancrure profonde qui caractérise le Sc. subrotunda ; Ion n’y remarque qu’une légère ondulation. La surface entière du lest est revêtue de tubercules très serrés qui s’étendent même entre les sillons ondulés des zones porifères (fig 8). En les examinant sous un fort grossissement» on y reconnaît des tubercules spinifères très distincts» entourés de tubercules miliaires excessivement petits (fig 9).
L’appareil masticatoire (Tab. 19 fig. 3) * ne diffère pas sensiblement de celui du Sc. subrotunda ; il est digne de remarque que les lames verticales se soient aussi bien conservées dans un espèce fossile (fig. 5, 6). La fig. 3 représente cet appareil vu en dessous, montrant les cinq mâchoires réunies et au milieu de chacune d’elles une petite carène suivie d'un petit creux (la fossette naviculaire) destiné à l’engrènemcnt des auricules. Dans la fig. i les mâchoires sont disjointes et l’on voit sur la ligne médiane le sillon dans lequel étaient fixées les dents.
J’ai sous les yeux plusieurs exemplaires de celte espèce. Celui qui est ici figuré est originaire de l’Anjou et fait partie de la collection de M. Deshaycs. Le Muséum de Paris en possède de non moins parfaits provenant des faluns de la Touraine. M. Ch. Des Moulins rapporte à tort la planche citée de l’Encjl. mélhod. à son Sc. latimma, qui est un VTai Clypeaster.