VI. SCÜTELLA STRIATt'LA M. de Sr
Tab. 18, fig. 1-5.
Syn. Scufella striatula M. de Sr. Grogr. p. 156. — DesMoul. Tabl. syn. p. 234.
Scutella subrotunda G rat. Tabl. 1, fig. 1.
M. Marcel de Serres est le premier qui ait distingué celle espèce ; elle est en effet fort différente de toutes ses congénères par sa forme subconique (fig. 3) , par son pourtour fortement ondulé et par une échancrure étroite et très profonde au bord postérieur. Les pétales ambulacraires sont très arrondis à leur extrémité et plus petits que dans aucune autre espèce , car ils
atteignent rarement la mi-bord. Les zones porifères sont un peu plus larges que l’espace intermédiaire. La fig. 5 représente l’extrémité d’un pétale sous un faible grossissement montrant la forme des pores qui sont allongés dans la rangée externe , petits et circulaires dans la rangée iulerne. Enfin , les sillons qui réunissent les deux rangées , au lieu d’être obliques ou ondulés , sont transverses jusqu’à l’extrémité des pétales. La fig. V montre la disposition des tubercules sous le même grossissement que la fig. 5. La face inférieure est plane. La bouche est entourée d'une rosette décagonale fort élégante. Les sillons sont peu profuuds et peu ramifiés. L'auus est suhmarginal et presque contigu à l'échancrure du bord postérieur. M. de Grateloup, qui l’a rapportée à tort au Sc. tubroiunda , la cite dans les faluns jaunes et sur la couche superficielle des dépôts de St Paul , prés de Dax , au Mainot , à Mandillot , en faisant remarquer qu elle ne sc rencontre jamais dans les faluns bleus.
Celle espèce sc trouve dans le terrain tertiaire de l’Europe méridionale. L’exemplaire figuré m’a été communiqué par M. Bronguiart.
VIL SCCTBLLA PRODICTA Ag.
Tab. 18, fig. 6-10.
Au premier abord , cette espèce a la même physionomie que le Sc. siriatula figuré sur la même planche. Mais il suffit d’entrevoir les détails du test pour sc convaincre qu’elle en diffère complètement. L’un de ses caractères les plus saillans consiste dans la forme très rostrée de son bord postérieur; son pourtour est très ondulé; son épaisseur est moyenne ; mais au lieu «l'être subconique, elle est arrondie et légèrement déprimée au sommet (Gg. 8). L’étoile ambulacraire est de moyenne grandeur ; les pétales sont très arrondis à leur extrémité ; ils dépassent rarement la mi-bord. Les zones porifères , d’aliord tri*s étroites à leur origine, s’élargissent considérablement vers leur extrémité, où elles sont sensiblement plus larges qne l’espace intermédiaire. La fig. 10 représente l’extrémité d’un pétale grossi , où l’on voit que les sillons qui unissent les deux rangées de pores , au lieu d’étre transverses comme dans l’espèce précédente , sont au contraire obliques. La face inférieure laisse apercevoir quelques traces de la rosette buccale entourant la bouche. Les tubes brauchiaux y sont un peu plus distincts. Les sillons paraissent être peu
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marqués et peu ramifiés. L'anus est situé au tiers de la distance entre le bord postérieur et la bouche, et par conséquent bien moius marginal que dans le Sc. s/rialula.
Je connais plusieurs exemplaires de celte espèce, dont je dois la communication à l'obligeance île M. Valenciennes et de M. DeFrance; ils proviennent des environs de Saumur.