XI. EcimoCYÀMÜS OCCITA.M’S Ag
Tab. 27, fig. 48-58.
Sri». Sculella occiiana DeFr. Dicl. sc. liât. Tom. 48, p. 931. — DeBl. Zoo pli. p. 202. — Ag. Piodr. p. 188.
Lagana occilana Ag. Cat. syst. Ectyp. Mus. Neoc. p. 6.
II est très facile de prendre le change sur celle espèce et de la confondre avec les Laganes du type du Ijig. Ilonani , à cause de son bord renflé et de ses longs pétales ainbulacraires qui atteignent presque le pourtour du test, de suis moi-méme tombé dans cette erreur, et ce n’est qu’aprés avoir ouvert un exemplaire que je me suis assuré quelle appartient bien réellement au genre Echinoryame ; car les lames rayonnantes qui séparent les aires ambulacraircs des aires inlerambulacraires sont aussi distinctes qu’il est possible de l’étre. Mais ces lames présentent une particularité de structure qui ne se retrouve point dans les autres espèces : au lieu d'ètre unies , elles sont hérissées de lames latérales ou de processus nombreux qui se présentent comme des épines adhérentes aux cloisons (fig. 53). Ces épines ne se voient pas au plancher supérieur (fig. 52), car les cloisons ne l'atteignent que sur ses bords. Les au rie aies entourent le pourtour de la bouche, niais elles sont proportionnellement bien moins larges que dans les petites espèces que nous avons décrites plus haut , tels que les E. pusiUus , angulotut et pyriformi*.
La forme générale de 1 ’E. occitanus est subcirculaire , légèrement tronquée en arrière , comme le montrent les fig. 48 et 49 qui représentent deux individus de différens âges. La face supérieure est à peu prés plate ; aussi le bord est-il très-épais (fig. 50). Les pétales ambulacraircs se font remarquer par leur longueur extraordinaire ; ils atteignent à peu près le bord du test , mais sans se fermer à leur extrémité ; cette dernière particularité est très importante , car elle est le principal caractère qui distingue extérieurement cette espèce des Laganes. En second lieu , les pores des zones porifères sont réunis par des sillons transverscs obliques très distincts ; or nous avons vu par les descriptions qui précèdent que ces sillons ne se rencontrent point dans les autres espèces d'Echinocyames , ou du moins n'y sont que très rudimentaires. Les porcs génitanx sont au nombre de quatre, comme à l’ordinaire ; les pores ocellaires sont rarement reconnaissables. La face inférieure est légèrement déprimée; la bouche, de forme subpentagonale , en occupe le centre. L'anus est circulaire et situé au milieu de l’espace entre le bord postérieur et l'ouverture buccale. Les aires interambulacraires sont beaucoup plus étroites que les aires ambulacraires ,
notamment à la face inférieure, où elles sont ordinairement indiquées par cinq bandes qui rayonnent du centre à la périphérie et dans l'une desquelles s'ouvre l'anus (fig. 51). La surface entière du lest est revêtue de tubercules très uniformes sur toutes les faces.
L’appareil masticatoire est remarquable par sa hauteur extraordinaire (voyez les fig. 5G , 57 et 58, qui représentent les différentes faces de l’une des mâchoires , vue de profil en fig. 57, par derrière en fig. 58 par devant en fig. 56). Celle hauteur est le résultat du développement extraordinaire que prennent les lames calcaires qui entourent la charpente de la mâchoire. La fig. 51 représente l'appareil masticatoire vu d'en bas, les cinq mâchoires étant réunies ; la fig. 55 le représente vu d‘en haut.
Celte espèce paratt être fréquente dans la craie supérieure. Les originaux de nies figures mont été communiqués par M. Alcide d’Orbigny, qui les a recueillis à Roy an, département de la Gironde.