‹ Monographies de plantes canadiennes [microforme]Chapitre 27 sur 89 · ÉRIC STE · texte numérisé non relu

ÉRIC STE

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plus attentivement et nous nous aperçûmes que d’une racine rampante et rouge, de distance en distance s'élevait une unique feuille entourant une unique fleur, comme pour la protéger contre les giboulées et les gelées tardives.

La feuille était grande, artistement lobée dx vert bleuâtre. La fleur, dont la corolle était composée de huit à douze pétales, était d’un blanc absolument pur, tandis que les étamines, réunies en grand nombre autour du pistil, formaient un joli petit bouton d’un jaune orange.

Nous sûmes, par la suite, que cette plante au suc rouge et à la fleur blanche était bien connue des sauvages, qui s’en servent dans leurs petites industries, soit pour teindre les piquants de porc-épic en couleurs rouge ou orange, soit pour peinturer des petits paniers de fantaisie. Ils l’emploient encore comme purgatif et émétique et aussi contre les éruptions cutanées,

Comme sa sœur, la fleur-de-mai, le sang-dedragon préfére les lieux ombragés, mais par contre il choisit les terrains riches et se prête parfaitement bien à la culture dans les jardins. Détail curieux, la sanguinaire est proche parente du pavot, dont le suc est blanc, et de la chélidoine, dont le suc

est jaune,

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