‹ Monographies et esquissesChapitre 14 sur 107 · JOHN CHARLES DENT · texte numérisé non relu

JOHN CHARLES DENT

3o. Toronto, Fast and Prcscnt, {Historical and Descriptive^ a mémorial vol. for the senii-ccntennial of 1884.

Le Dr H. H. Miles. L. L. D., D. G. L.

Henry Hopper Mile^, l'historien, est natif de Londres,- Ang eterre, où il vit ie jour pour la première fois, le i8 octobre i8i8. Son père était' Lieutenant dans la Marine Royale.

Il commença ses études à Exeter, dans le Devonshire ; puis il be rendit à Edimbourg et à Aberdeen, en Ecosse, pour y compléter ses cours dans les sciences, aussi bien que dans la médecine, sans toutefois ne jamais pratiquer l'art d'Esculape', qu'il avait d'abord adopté comme profession.

En 1845, on le rencontre absorbé dans les travaux ardus de l'enseignement à LennoxviLe, Cantons de l'Est, comme professeur de mathématiques et de philosophie naturelle à Bis/iop's Colicge. Il a rempli aussi pendant vingt et un ans, les fonctions de Vice- Principal de ce florissant collège.

En 1862, ses aptitudes le firent choisir pour accompagner Sir William Logan, l'illustre géologue, délégué du Canada à l'exposition Internatonale, tenue cette année là dans la capitale de l'Empire Britannique : le Dr Miles était spécialement préposé à la surveillance des intérêts des Cantons de l'Est, en rapport avec les objets exposés

Il avait, en 1858, pris part comme Lcctnrcr,-dMyi conférences données au Mcchanic s Institiitc, à Montréal, sur des sujets se rattachant à l'hygiène des résidences privées, aussi bien qu'à celle des maisons d'Ecole.

En 1866, il résignait sa charge à Bishops Collcgc, pour accepter la position fort responsable de Secrétaire du Département de l'Education de la Province de Québec, branche anglaise. L'Université d'Aberdeen, en 1863, l'Université de McGill Collège, à ?.Iontréal, en 1866, lui conféraient chacune, un degré.

Les Instituteurs Protestants de cette Province en 1877

le nommèrent Président de leur association.

5o LE DR H. H. MILES

En 1880, il fut élu Président de la Société de Géographie de Québec, fondée par l'Hon. P. Fortin, M. P.

C'est surtout par ses travaux historiques que le Dr Miles s'est fait connaître.

Il est l'auteur des traités suivants, destinés plus spécialement à l'usage des écoles et approuvés par le Conseil de l'Instruction Publique :

Chihis Histoiy of Canada, — ScJiool History of Canada et un traité beaucoup plus étendu intitulé : Canada nndcr tJic FrcncJi Régime. Quelques-uns de ces volumes ont atteint une seconde et même une troisième édition.

Ce travail recevra, paraît-il, plus tard son complément sous le titre : Canada nndcr British Rnlc, 17 59- 1867.

On rencontre dans les Mémoires de la Société Littéraii'c ■et Historique, quelques excellentes études du Dr. Miles* En 1879, il adressait à une Rcvne, de Toronto, le Canadian MontJdy, de fort judicieuses observations sur le séjour de l'amiral Nelson, à Québec, en 1782. Le Jonrnal etc., de Thompson avait été mis à la diposition du savant historien ; il en usa largement.

On lui doit également un Mémoire important, où il discute le système d'éducation fourni par les Lycées {High Schools) de Québec, de Montréal, de Kingston, comme ayant pris la place des Royal Graniniar Schools, créées par la Couronne Anglaise en ces villes, au commencement du sciècle : les arguments employés par le Dr. Miles auraient, parait-il, exercé de l'iniluence sur l'action du Gouvernement, en l'induisant à continuer les octrois publics pour cet objet.

Le travail du Dr. Miles ''•Ca?iada nndcr thc F.rcncJi Régime, " enrichi de planches, cartes, etc., est fort utile, et nul doute que si le savant historien protestant se fût trouvé dans un autre milieu, il aurait eu ses coudées franches, et ses appréciations de plusieurs incidents du passé, auraient eu un caractère plus tranché.

W. H. WithroYiT, Historien

Au nombre des travaux historiques de longue haleine sur le Canada, entrepris par les hommes de lettres d'Ontario, notons l'histoire populaire (i) de la Confédération Canadienne (1608-1878) écrite par M. William H. Withrow M. A., professeur dans un des principaux collèges de Toronto.

C'est un reçit simple, animé, impartial, croyons-nouî des événements tant anciens que modernes dont Us huit provinces du Canada Confédéré ont été le théâtre. M. Withrow, éloquent pasteur méthodiste, discourt avec éloges des travaux, des souftVances, des succès de nos premiers missionnaires.

Son œuvre fourmille de renseignenicnts sur l'origine d s Indiens, leurs anciennes migrations, leurs us et coutumes, sur les développements, les ressources agricoles, industrielles commerciales, minières, etc., des diverses provinces, sur les sièges, les invasions qu'elles eurent à subir, sur mille incidents dont la connaissance ne saurait être assez vulgarisée parmi les diverses races qui composent notre population.

Afin d'agir plus sûrement et plus rapidement sur l'imagination du peuple, 'M. Withrow a intercalé dans le texte de som';i-çuarto, beau volume de 634 pages.toute une série de dessins sut bois et aussi quelques gravures sur acier d'une riche exécution. Il semble avoir rendu un service réel à l'élément anglais d'Ontario, des provinces maritimes, aussi bien 4u'à celui cfe l'o lest, en etraçantles annales du Canada, en un style châtié, quelquefois très orné, sans parti pris de rabaisser aucune nationalité en particulier.

M. Withrow éditait tout récemment une des revues les plus populaires d'Ontario : Le Canadian Methodist JMaga-

(1) A Popular Histortj 0/ the Dominion 0/ Canada, frorn discovery of America to the présent time, by "\V. H. Withrow, M. A. Illustrated. Boston— Toronto 187S.

$2 W. H. WITHRO\V

sifie. Il est l'auteur des œuvres suivantes : Cataconibs of Rome ScJiool History of Canada. Toutefois ceux qui tiennent à analyser, à peser les autorités sur lesquelles un historien s'appuie, aimeraient à rencontrer soit en marge, soit au bas des pages, les noms des auteurs dont il emprunte un fait ou une appréciation.

John MacMullen, Historien, Journaliste.

Au moment où se consolidait, pour le Canada-Uni, l'ère de réhabilitation, d'expansion, de réformes, inaugurée par Lafontaine, Baldwin, Morin, Hincks, etc., juste une année après le règlement final des deux grandes questions brûlantes du temps : la Tciuirc Seigneuriale et les Réserves du Cierge Angliean, paraissait à Brockville H. C, en 1855, l'histoire populaire(iyidu Canada, de John MacMuUen. Ce fut un progrès réel en histoire : le Haut Canada l'accueillit comme tel ; l'œuvre le méritait sans conteste.

L'écrivain, dans ce volume, fait preuve d'impartialité, d'une grande industrie, de recherches conscientieuses, étendues, sur la population, l'émigration, le commerce, l'agriculture, l'éducation — bref, de plusieurs des qualités de l'historien.

M. MacMullen, dans une édition subséquente mena son travail jusqu'à l'année 186S ; ce qui lui fournit l'occasion de compléter le récit de ce qui avait eu lieu, depuis l'Union, en 1841, jusqu'à la Confédération en 1867, et d'y insérer entre autres sujets, de savantes étude sur l'étendue des pouvoirs locaux et généraux de nos gouvernements.

L'école libérale a reproché à M. MacMullen d'être un conservateur à tous crins, au point même de trouver couleur de rose le eloiiblc sJmffie de 185S.

Partisan avoué des traditions britanniques, l'auteur se plaît à préconiser la supériorité du Haut quelquefois au détriment du Bas-Canada. Tout en faisant une large part à l'attitude, au patriotisme des Canadiens des anciens jours, on sent qu'il préférait que cette colonie, passée aux mains de l'Angleterre, fût, dès 1791, devenue Anglaise ou en tout et partout homogène avec la métropole. Il entasse des

(1) " The Historj' of Canada from its first discovery to the présent time, l)y .John MacMullen-, avA\wx ol Cnm^ and Barrack Boom, or the British Armv as it is " Brockville, H. C. Is:.-. "

54 JOHX .MaC-MULLEX

stati-tiquts pour démontrer ie .-urcroit des dépenses administratives, 'e rouage doub'e, complexe que nécessite l'usage des deux largue^ dans la gouverne de cette section-ci, la moins riche en resi-ources et en population.

L'histoire de MacMuUen, bien qu'elle fasse autorité, n'est pas exempte d'erreurs. M. Dent lui en reproche une assez grave, relativement à l'attitude avant 1851, qu'il prête, sur la question des Rcscrvcs du Clcrgc, à Robert Baldwin, le père du gouvernement responsable dans le Haut-Canada

Sir Francis Hincks impute ces défectuosités au manque d'une bonne bibliothèque consultative, à Brockville. où l'histoire de MacÀlu'len vitlejou'. On pourrait ajouter que l'absence d'un bon index a également amoindri l'utilité de ce travail pour qui veut le consulter.

M. MacMullen, ardent polémiste, a rédigé depuis 1S66 le J/cwzV^r, journal conservât ur de Brockville. En 1846,1! publiait à Londres, son premier ouvrage ci-devant cité ; " Camp and Barrack Roovi. "

Francis Parkir.an

La présence, en 1S51, sur l'arène de l'histoire, du savant américain Parkman, étranger à nos luttes, n'ayant par sa nationalité, ses sympathies, rien de commun avec les vainqueurs et les vamcus, affirmait l'existence d'une troisième école en histoire, que nous pourrions rommer l'école américaine.

Francis Parkman est ué à Boston, le 16 septembre 1823' Son enfance s'écoula prèi des grands 'oois, à la résidence de son grand-père, à l'intérieur du iMassachusetts . de là, vraisemblablement lui sont venues ses premières ve léités-de la vie forestière.

En 1S40, commença sa vie de collège; c'est à Harvard Collcgc, près de Boston, qu'il nt son cours d'études.

En 1843, il entreprit un voyage en Europe, en passant par Rome, Gibraltar et Malte ; puis, remontant par le nord de l'Italie, il traversa la Suisse et passa par Paris. et Londres. Il reprit ensuite ses cours à Cambridge, et en 1844,11 subissait ses examens. Il étudia d'abord le droit : i,o\\ esprit aident, romanesque, sa passion pour les voyages ie poussaient-, en 1846, à faiie une expéditioii assez rude au sein des Montagnes Rocheuses.

L'aventureux voyageur y vécut pendant pb'sieurs mois de la vie sauvage, parmi les tribus diverses, les suivant dans leur.-* grandes chasses.

C'est là où il prit cette connaissance profonde du caractère sauvage ainsi que les matériaux pour ses splendides descriptions de l'homme des bois.

Insensible à la fatigue, avide de tout connaître, inaccessible à la peur, il tenta des courses dans la forêt, bien au-delà de ses forces, et y contracta une infirmité qui l'incommoda p us de trente ans.

56 FRANCIS TARKMAX

Dès ses plus jeunes années, M. Parkman avait résolu d'écrire l'histoire de la domination française en Amérique. L'origine, le développement et la décadence de l'influence française en Amérique, offrent une suite de scènes d'un intérêt frappant dans l'histoire moderne. La lutte longue et acharnée que se livrèrent la France et l'Angleterre et qui se termina par le triomphe de la race anglosaxonne, eut sur les destinées de ce continent des résultats incalculables

L'histoire de? deux colonies française et anglaise a mis en regard deux systèmes opposés : la Monarchie et la République, la Féodalité et la Démocratie.

" Ces deux systèmes exprimés par deux croyances religieuses, le Catholisime et le Protestantisme, ont fait ressortir avec éclat le genre si dift"érent des deux races. {l'abbc H. R. Casgrain.)

M. Parkman a traité l'histoire du Canada, 1 534-1760 par époques, choisissant et exposant l'événement principal, quelquefois la figure la plus saillante : il ne lui reste qu'à ajouter un seul anneau, pour compléter la chaîne de ses récits.

II débuta eu 185 1, par l'histoire de la conspiration de Pontiac."ce génie étonnant qui par son éloquence, sa bravoure, son astuce contrebalança pendant quelque temps, toute la puissance de l'Angleterre dans l'ouest du Canada. En 1858-59, il fit un second voyage en Europe, et recueillit dans les archives coloniales de Londres et de Paris, une foule de documents historiques. Un troisième voyacfe à Paris eut lieu dix ans après, pendant l'hiver de 1S68-69. L" Histoire de la f coda /if c ait Canada, dont Frontenac est le plus remarquable représentant, nécessita un quatrièaie voyage en Europe, pour compulser les archives françaises.

Puis, viendra le Vieux Régime en Canada : il en est c|ui oxxX. trouvé que l'historien de Boston y avait vu ie-^ choses trop en noir, dans l'antique cité de Champlain.

U Etude sur les Jcsnitcs, 1869, a plus d'avantages par sa -série de tableaux 'éblouissants du zèle de nos premiers missionnaires et la peinture véridique de leurs souffrances.

En 187S, paraissait la belle biographie de Frontenac.

M. Parkman publiait, dans l'automne de 1884, les deux volumes •' Moxtcalm " et " WoLFE " qui ont absorbé tous ses loisirs depuis 1S78 et dont on a demandé plusieurs tirages.

Ce dramatique récit au sujet de deux héros dont la renommée a pénétré dans toutes les parties du monde, a encore ajouté quelques fleurons à la couronne de l'annaliste du Canada primitif.

La mort de Jumonville, la bataille de la Monongahéla et l'expulsion des Acadiens, en 1755, susciteront sans doute des contradicteurs à M, Parkman. Sans justisfier la dispersion des Acadiens, il afîfîrme que deux alternatives existaient pour ces pauvres délaissés dont la France tit des jouets si longtemps, sans pouvoir les protéger à l'heure suprême de leur déchéance. Province conquise, où ses habitants devaient accepter le sort des vaincus, devenir -ujets anglais,prêter le serment d'allégeance comme le firent leurs voisins à Québec, quatre ans plus tard, ou bien évacuer la place et retourner en France, Ayant refusé l'une ou l'autre alternative, il ne restait au vainqueur selon les idées du temps, qu'un parti à prendre.

Les écrivains français qui trouvent atroce, inouï, le sort subit par ces infortunés Acadiens, en 1755, ne devraient pas oublier qu'^ c'e«t le traitement même que le roi de France réservait, en 1689, à la colonie de la Nouvelle-York, si ses vœux eussent été exaucés et si les armes françaises eussent prévalu en ce pays,

" Acceptez ou rejetez mes conclusions, " semble dire Parkman, mais " voici les faits, " C'est de l'histoire, de l'histoire véridique et austère, qu'il nous offre, et non la poésie séduisante du chantre d'Evangéline, — Longfellow.

58 FRANCIS PARKMAX

Ceux qui ^e sen.te 't de i'arcleur pour ie combat ont maintenant une belle occasion de rompre une lance avec Parknian ; le nnalheur c'est que plusieurs des lettres et des documents qu'il invoque n'existent pas encore en Canada: les aura-t-on plus tard ? Je l'espère.

Il nous a été donné récemment de voir sur les rayons de la bibliothèque de la Sociéié Historique du Massachussetts, à Boston, les liasses de manuscrits, de lettres, etc., que M. Parkman a fait copier en France et en Angleterre^ pour le guider dans sa biographie de JMontcalm et de Wolfe, trente in folio reliés, embrassant au-delà de huit mille pages de mémoires, de lettres, et qui n'existent pas chez nous. Ils ont dû coiiter à l'infatigable chercheur, de fortes sommes, des veilles inouies, voyages sur voyages en Europe, etc.

Au nombre des reproches que l'on a faits à l'historien de Boston, un des plus communs, et, selon moi, l'un des plus étranges, c'est qu'il est loin d'apprécier l'ancien ordre de choses, en la colonie, au point de vue de l'écrivain catholique ; I\I. Parkman ne s'est jamais donué comme écrivain catholique.

Quelque soit le verdict que la postérité reserve à ses écrits, on ne saurait lui refuser une science profonde de son sujet, des renseignements puis'''s aux sources même, de l'indépendance dans ses jugements, le tout joint à cetle magie de style qui enlève le lecteur.

Non-seulenîent les travaux historiques de M. Parkman jouiront d'une grande réputation, dans sa patrie, fière de ses Bancroft, de ses Irving, de ses Prescott, de ses Motley, mais ses succès ont même réussi à battre en brèche le dédain que l'Angleterre jadis affichait, pour les œuvres intellectuelles, nées sur le sol américain.

" Who reads an american book ? " " Qui lit un auteur américain, " s'écriait à Londres, il y a une trentaine d'années, le célèbre Sydney Sm^th. Ce temps est loin : la presse de Londres, les Revues les plus en vogue, le Wcsi-

ininstcr Rcviciv, i) Blackt^ociVs Magazine, YAîhcnœmn etc., prodiguent des concerts de louanges à l'éminent annaliste, du Nouveau-Monde.

Moi aussi, dans mon séjour à Boston, j'ai pu me convaincre, avec l'abbé Casgraùi " de l'immense service que !\I. Parkman a rendu à notre pays, par ses travaux historiques, " sans me croire tenu d'en accepte en tous points les conclusions.

L'on peut juger de l'avidité avec laquelle on recherche les écrits de l'éminent histor en, par le nombre (2) d'éditions qui s'en écoulent chaque année : il est de ses ouvrages qui en sont rendus à la dix-septième édition, tel qu'il appert par J'annonce de ses libraires, la puissante maison Little, Brov.-n & Cie., Boston.

Francis Parkman, par la famille Brooks, de Boston, est lié à celle de feu le sénateur Brioham, de cette ville, aussi bien t^u'à celle de feu le juge George O'Kill Stuart, en son vivant de Québec, et dont il fut souvent le commensal en même temps qu'il l'était de feu Hubert LaRue, Professeur de Chimie,à rUniversité-Laval, pendantses fréquentes visites en notre ville, en quête de matériaux pour ses travaux historiques.

(1) ^fr, Parkman, who, if !Mr Bancrofc will forgivs us for sayiiig so, is the innst eniinent American historiau now alive. . . . " — Blackwood's Magazine.

'■ Thcre is no American writer living whose works are lookecl for wdtli more eagerness aud reail with more iileasnre by a certain class of readers, which,we are glad to know, daily increases in nnmbei-, thau tliose of JNIr Parkman. To an ease of diction he adds a grâce of narrative and a picturesque coloriug ■\vhicli invest the incidents lie describes witli an interest which never fiags. '" — Magazine of American History.

" Indeed, this qu.ility of poetical fascination always appears in Ulr Pai'kman's writings, aud invests them with a charm which belongs to fictions of tha imagination ; but this does not at ail impair his volumes as trutliful and sober historical narratives. His style is perfect for its purpose. '" — International Revieiu.

The Lonflon, Atltenœiim, in a review of Francis Parkman's last book, Wolfe and Montcalm, says : — " The ivork not ouly confirms the -s-ievi-swe hâve previotislj-expressed, that !Mr Parkinan ranks among the best historical writers of his country, but justifies the addition that his place is alongside of the greatest historians whose works are Knglish classics. "

" lu interest this work exceeds any novel which has been pixblished during the year. Every page bears unmistakable impress of power, — power of patient investigation, power of dramaiic conception, power of philosophie thoiight, power of pictorial diction. " — Boston Transcript.

(2) The Conspiracy of Pontiac. 2 vols, Xinth Edition. The Oret'on Trail. 1 vol, Seventh Edition. Franci; and England in Xorth America. 7 vols. Viz :—

I. Pioneers of France in the Xew-World. Seventeentli Edition. II. Tlie Jesuits in Xorth America. Fourteenth Edition. III. La Salle and the Discovery of the Great TVest. Eleventh Edition. I\". The Old Régime in Canada. Eighth Edition. V. Count Frontenac and Xew France. Seventh Edition. VI. VII. Montcalm et Wolfe. ï Vols. Second Edition.

6o FRANCIS PARKMAX

En 1S50, il épousa Miss Catherine Bigelow, fille du Dr Jacob Bigelow, l'éminent médecin de Boston.

Madame Parkman est décédée en 1 85 8, laissant deux filles, qui naguères visitaient Québec avec leur père. Toutes deux sont mariées : l'aînée à un monsieur Charles C. Cofïin ; elle demeure à Longwood, près de Boston. La cadette est mariée à un monsieur T. Jefî"erson Coolidge ; elle demeure en France, la plupart du temps ; à Paris. Madame Coffin résUe à peu de distance du charmant cottage encadré de feuillage que son père occupe, l'été, à Javiaïca Plaiii, au bord d'un lac en miniature, nommé Javiaïca Pond: délicieux séjour à trois milles de Boston et où l'historien cultive avec une sollicitude extrême les roses de toutes les variétés II est un des membres actifs de la Socictc tf Horticulture du Massachusetts et a trouvé assez de lo'sir pour publier un volume (i) de luxe sur la culture de cette reine des fleurs, la rose. Dès que ses brillantes amies ont succombé aux froids baisers de novembre, M. Parkman dit adieu à Jamaïca Plain et prend ses quartiers d'hiver chez sa sœur Mlle Nellie Parkman, au No. 50, Chesnut street, près de Beacon Hill, dans le voisinage du State Honse.

Honoré depuis plusieurs années de l'importante charge de Directeur (Trustée) de l'Université de Harvard, à Cambridge, près de Boston, I\I. Parkman partage ses heures entre cette florissante Université, les bibliothèques de sa ville natale et cette charmante société d'hommes d'élite qui donne tant de relief à l'Athènes du Nouveau- !Monde: Agassiz, Rob. C. Winthrop, Howells, le juge en Chef Gray, Charles Francis Adams, le botaniste Asa Gray, le poëte Oliver Wendell Holmes et bien d'autre-.

(1) The lîook of Roses.

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