HOSPICE A. VERREAU
pleins d'utiles renseignements. L'abbé Verreau est Docteurès-Lettres à l'Université Laval, membre correspondant de la société des antiquaires de Normandie, officier d'Instruction Publique de France.
Le Journal de V Instruction Publique du Canada contieiit un bon nombre des écrits de ce Bénédictin du Canada, à qui Jacques Viger semble avoir légué son lîianteau.
En 1S82, Son Excellence le Marquis de Lorne octroya à M. l'abbé Verreau un diplôme dans la Société Royale du Caîiada qu'il venait de fonder. Il était alors Président de la Société Historique de Montréal, à laquelle ses écrits ont donné beaucoup de relief.
On trouve dans les Mémoires de la Société Royale plusieurs conférences du savant abbé.
Iv'Abbe Xc-angu-ay, ArLtiqu.a.ire.
Cyprien Tanguay, membre de la Société Royale- du Canada, naquit à Québec en 1819, fit ses classes au Petit Séminaire de cette ville, fut ordonné prêtre en 1843 et desservit d'abord les paroisses de St-Luc et des Troîs- Pistoles. La même année il fut nommé vicaire à St-Germain de Rimouski, et en 1846, curé de St- Raymond et de St-Basile.
Nommé plus tard à la cure de Rimouski, il eut le plaisir d'y surveiller la construction de la superbe cathédrale de la présente ville de St-Germain. En 1862, il desservait Ste-Hénédine, comté de Dorch ester.
En I865, l'hon. Thos. D'Arcy McGee, ministre d'agriculture, lui offrait la position qu'il occupe encore dans le bureau des statistiques à Ottawa. Il s'y dévoua tout entier à la préparation des tables et autres statistiques des quatrième et cinquième volumes du recensement,
En 1867, le gouvernement le députait à Paris pour scruter les archives françaises, où il découvrit plusieurs pièces fort importantes pour l'histoire des Acadiens et qu'on avait cru perdues. Je ne puis mieux faire que de répéter ici ce qu'en dit M. Lareau sans toutefois partager entièrement le point de vue tout à fait utilitaire auquel le brillant publiciste envisage le gigantesque travail de l'abbé Tanguay :
"L'abbé Tanguay s'est imposé une tâche ardue, hérissée de mille difiîcultés et dont le résultat, comme il le dit lui-même, semblait hypothétique, en entreprenant d'écrire la généalogie des premiers colons. Dire ce qu'il a fallu d'énergie, de courage et de persévérance pour composer cet ouvrage, qui peut être utile et intéressant au public, mais qui, pour l'écrivain, ne devait offrir qu'un intérêt bien médiocre, est chose qui se comprend facilement. Aller de paroisse en paroisse, feuilleter les registres de l'état civil aux greffes et dans les fabriques ; établir la filiation dans la suite des degrés, recueillir la tradition orale des