LES ABORIGÈNES D'AMÉRIQUE I
L'archéologue Bancrott (i) décrit comme suit le m.ode de sépulture par cyste, chez les Doraches de l'Améfique Centrale : " A Veragua, les Doraches avaient deux modes de sépulture. Le tombeau des chefs était fait de pierresplates, relevées solidement ; on y déposait des urnes précieuses remplies de vin et de nourriture pour les morts. On enterrait le peuple dans des tranchées où étaient déposés des cruches de vin et des vases remplis de maïs ; le reste de la tranchée était rempli de pierres. En quelques endroits de Panama et de Darwin, les chefs et 'rs grands, seuls, recevaient des honneurs funèbres. Ch, v. !c peuple, dès qu'un individu sentait les approches de la mort, il s'acheminait ou se faisait conduire vers la forêt par son épouse, sa famille ou ses amis, qui lui apportaient des épis de bleds ou des gâteaux et un vnse rempli d'eau, puis le laissaient à son sort, exposé souvent à la voracité des bêtes fauves. D'au'res, plus respectueux envers leurs, morts, les enfermaient dans des sépulcres où ils pratiquaient des niches pour recevoir du vin et du maïs, qu'ilsrenouvelaient chaque année. Chez certaines peuplades^, quand la mère expirait avec un enfant à la mamelle, l'enfant vivant était déposé sur le sein de sa mère et enterré avec elle, afin qu'elle pût l'allaiter même au-delà de latombe." (//. Bancrofi).
La tendresse maternelle avait chez ces peuples des secrets, des mystères que ne comprenait pas même Millevoye, quand il chantait en vers si harmonieux les sépultures indiennes du Canada :
Les yeux levés au ciel, la inêra désolée S'approche avec lenteur do Tétroit mausolée, Et, soupirant le nom de cet enfant chéri, Répand siir son tombeau le lait qui l'eût uoarri.