M, L'ABBÉ BOIS
M. le docteur Morrin ou d'être clerc-notaire, à l'étude de M. A. B Sirois ; il reçut la prêtrise, le 7 octobre 1837.
En 1840, le jeune abbé passa vicaire à Saint-Jean PortJoly.
C est là qu'il connut M. de Gasvé, l'auteur des Mémoires des Anciens Canadiens, et c'est là aussi que, dans ses rapports avec l'aimable chroniqueur, il ne fit qu accroître ses goûts pour les recherches historiques. Chaque fois qu'il venait à Québec, on le voyait s'enquérir aux archives provinciales. Celles de l'archevèché et des dames Ursulines ne lui étaient pas inconnues, ainsi que les voûtes de l’ancien palais de justice, incendié en: À. K RESSRNES
En 1843, Mgr Signaï le nomma curé à Saint François de la Beauce.
En 1848, M. l'abbé Bois passa a la cure de Maskinongé, qui comprenait alors la desserte de Saint-Justin et de Saint-Didace.
C'est à M. l’abbé Bois, que l’on doit’ en plus grande partie la ré-édition des Æe/ations des Jésuites, à cause de la part impor tante qu’il y a prise.
Dès l'été de 1851, il portait M. Augustin Côté, l'éditeur, à faire cette ré-édition des quarante-deux Relations in-12, publiées à Paris, au dix-septième siécle, par le libraire Sébastien Cra-. moisy ; cette ré-édition eut lieu en 1855
La publication de la Co//ection des Anciens Manuscrits, que nous avons aujourd'hui en quatre magnifiques volumes, a été sug« gérée par lui au gouvernement Mousseau, par l'entremise de l'honorable M. J. Blanchet, secrétaire-provincial, qui s'en est occupé comme l’on sait, d’une manière toute spéciale.
Une riche bibliothèque, un eabinet de numismatique, des autographes rares, des manuscrits précieux pour notre histoire, un dictionnaire démontrant l'origine des noms de là plupart de nos paroisses canadiennes, des notes additionnelles au catalogue . raisonné des auteurs sur l'Amérique, compäé il y a près de 5oans par M. Faribault, composent le riche butin qu'il a recueilli durant ses longs jours bien remplis.
M. Bois a écrit des notices sur nos évêques, qui n'ont pas. encore vu le jour, qu’il conserve précieusement dans ses cartons, et d’autres ouvrages dont quelques-uns ont paru sous l’anonyme.
Bien que chargé d'années, M. l'abbé Bois remplit encore ses fonctions curiales S’il vécut toujours éloigné des grands centres, cela n’a jamais empêché que des compatriotes distingués, des savants étrangers, soient venus à lui, s’enquérir à son foyer. Aussi na-t-on pas été surpris quand l’Académie royale canadienne l’a nommé un deses membres, il y a quelque deux ans, et que l’Université-Laval lui a conféré le titre. de docteur ès-lettres, comme il y à 30 ans des sociétés savantes de la province se l’étaient aggrégé, notamment la Société Littéraire et Historique de Québec.”
Notes pour les pages 1060-10,
t-Joly. l ETAT RS AL Rancune des Ecossais contre la France pour les avoir laisses pports a leur sort, en 1745, s pour qu juébec, “Devise des Montagnards Ecossais. Nemo me impuné lacessit.' les de On lit dans ZZawkin's Picture ef Quebec, publié en 1834 : )nnues, “In a publication of the day it is stated that an old Highladié en “der, a gentleman of seventy years of age, who accompanied Fraser's Regiment as a Volunteer. Was particulary noticed for de la the dexterity and force with which he wielded his claymore, when his Regiment charged the enemy. On two occasions small gé, qui parties of these were ordered, at the battle of the {| lains, to idace. advance sword in hand, aïd drive the sharpshonters out of some artie la brushwood on their right, from which they galled our line. impor It was from the right that General Wolfe was first wounded. : This old man’s conduct particularly attracted the notice of Geneteur, à ral Townshend, who sent for him after the engagement, and ubliées praising his gallant behaviour expressed his surprise that he n Cra: should leave his native country at such an advanced age, and follow the fortune of war. He was so struck with the old man's, fs, que magnanimity, that he took him to England along with him, and té SUg* * introduced him to Mr Pitt The Mimster presented him to the rise de King, who was graciously pleased to give him a commmission s'en est and leave to retire on full-pay. This gentleman was Malcolm Macpherson, of Phoiness, in the County of Inverness. A long e, des and ruinous Jawsuit, and as he himself said, a desire of being distoire, revenged on the French for their treacherous promises, in 1745, bart de made him take the field as a soldier in his old age. A near rela talogue : tion of his ofthe same name, when well advanced in years {for he 2 soans had also joined the Rebellion, in 1745) acted nearly in a similar durant manner. [n the year 1770, he went to India as a Cadet. and
living to a great age, attained the rank of Lieutenant General, and died there in 1815, leaving a handsome fortune to his rela- *tions in Badenock.” (P., p. 393-4)
nt pas .° artons, onyme.
remplit rné des atriotes uérir à adémie a quelle titre.
avantes Litté-
Note pour la page 116.
RACES PREHISTORIQUES.
‘“ fe Manitoba renferme des tombeaux indiens fort curieux à étuäier au point de vue ethnographique et historique.
‘ Cest ainsi qu un de nos amis de Winnipeg nous raconte une: de ces dernières découvertes.
— ‘: Hier à Saint André, le Dr. Bell a trouvé en ouvrant la terre, 83 têtes de flèches en quartz et en obsidienne. Tout auprès, il 7 ramassé 37 fragments de poteries bien conservées. Quelques: uues mêmes étaient d’un goût artistique qui ne laissaient rien à désirer. Dans ces tombeaux on a aussi trouvé des haches et des outils qui appartenaient à l'âge de pierre, de la rasade et des. colliers en coquilles, des tubes de pipes, des marteaux, des dentde castors, des pierres grossièrement taîllées et destinees évidemment à faire des têtes de flèches ou des pointes de lances.
‘“ Il est curieux de constater qu’au Manitoba il n'y a pas de * gisements de silex. Les autres têtes de flèches et de lances sont en quartz. La poteries trouvée, semble avoir été faite avec du granit broyé et mélangé à de l'argile On a ramassé à côté de ces fragments de vases des blocs préparés et prêts à être employés pour la fabrication de la poterie.
‘ C'est la première découverte de ce genre qui se soit faite
‘ Il sera curieux pour les savants de pouvoir.venir étudier sur place les travaux pré-historiques de ces constructeurs de /#mu/i,de ces fabricants d'armes indiennes qui échangeaient et qui commerçaient avec les tribus qui ne vivaient que de chasse et de pêche. ?
Cette lettre est curieuse. Elle mérite l'attention des spécialistes.
Elle touche à un point fort étudié par les instituts et par les corp, savants d'Europe.
Le gouvernement du Canada devrait immédiatement nommer: un homme compétent pour diriger ces fouilles, en prendre note et faire rapport.
Un pays s’honore en s’occupant de son histoire et de tout ce qui peut la faire connaître. - (Ze Canadien, 15 Sept 1885)