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CYSTES OU TOMBEAUX EN PIERRE

Ce genre de sépulture semble surtout avoir été pratiqué dans les Etats du Tennessee, de l'Illinois, du Kentucky, ainsi que dans l'Amérique Centrale, (Xeport of Bureau of Ethnology, p. 113.)

On remarque chez ces aborigènes la mème préoccupa tion que celle que nous avons notée plus haut: préserver le cadavre du contact de la terre, après la mort, A cette fin on creusait le soi de douze à dix-huit pouces de profondeur, puis l’on confectionnait, au moyen de pierres plates, une espèce de tombe, quelquefois en y ajoutant une pierre en guise de couvercle, Les tombeaux des races primitives de la Gaule, trouvés près de Solutré, France, en 1873, ressemblaient à ceux qui furent découverts par Moses Fiske, au Tennessee, Les cadavres avaient été vraisemblatlement repliés, comme si la personne était assise, Quelquefois les tombeaux des hommes contenaient des pipes, des marteaux, des dards de flèches en pierre; on trouvait aussi des morceaux de poterie, des perles, etc. dans celui des femmes.

LES ABORIGÈNES D'AMÉRIQUÉ 36

re de re la L'archéologue Bancrott (1) décrit comme suit le mode taille, de sépulture par cyste, chez les Doraches de l'Amérique ix de Centrale: “ À Veragua, les Doraches avaient deux modes guer- de sépulture, Le tombeau des chefs était fait de pietres celui plates, relevées solidement ; on y déposait des urnes prer cette cieuses remplies de vin et de nourriture pour les morts, e2 les On enterrait le peuple dans des tranchées où étaient etc, »sés des cruches de vin et des vases remplis de mais; , cha. reste de la tranchée était rempli de pierres. En queles de ‘ ques endroits de Panama et de Darwin, les chefs et es ciens grands, seuls, recevaient des honneurs funèbres, Ch: 1: eport peuple, dès qu'un iodividu sentait les approches de la mort, il s'acheminait ou se faisait conduire vers la forèc par son épouse, sa famille ou ses amis, qui lui apportaient des épis de bleds ou des gâteaux et un vase rempli d'eau, puis le laissaient à son sort, exposé souvent à la voracité: | prati- des bêtes fauves. D'au'res, plus respectueux envers leurs Ken- morts, les enfermaient dans des sépulcres. où ils pratirt of quaient des niches pour recevoir du vin et du maïs, qu'ils

re ivelaient chaque année, Chez certaines peuplades, G la mère expirait avec un enfant à la mamelle l'enfant vivant était déposé sur le sein de sa mère et enterré avec elle, afin qu’elle pût l'allaiter mème au-delà de la tombe.” (77, Bancroft).

La tendresse maternelle avait chez ces peuples des sectets, des mystères que ne comprenait pas mème Millevoye, quand il chantait en vers si harmonieux les sépultures indiennes du Canada :

Les yeux levés au ciel, la mère désolée S'approche avec lenteur de l'étroit mausolée,

Et, soupirant le nom de cet enfant chéri, Répand sur son tombeau le lait qui l'eût nourri.

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