V. Marie-Aglaé Crevier-DuVernay
Née à Verchères le 19 août 1797.
Décédée au même endroit le 2 septembre 1797,
VL JOSEPH-LUDGER CrEVIER-DuVERNAY
" Né à Verchères le 22 janvier 1799.
" Après avoir reçu l'instruction qu'on donnait alors dans les écoles élémentaires des campagnes, il vint à Montréal en juin 1813, comme employé au journal le Spectateur publié par Chs-B. Pasteur. Quatre ans plus tard, en juin 18 17, il commençait aux '~ 7
Trois-Rivières, la publication d'un journal sous le titre de la Gazette des Trois- Rivïèr es qui subsista jusqu'en 1822. Il publia en 1823, dans la même ville, le Constitutionnel qui eut deux années d'existence. En 1826, il établit dans la ville des Trois-Rivières, le journal \ Argus, et, en 1827, il alla se fixer à Montréal et s'entendit avec l'honorable A.-N. Morin pour fonder la Minerve sur un pied de permanence. Depuis cette époque le nom de M. Ludger Duvernay a toujours figuré d'une manière proéminente dans les grandes luttes politiques du Canada.
" La Mi7ierve commença dès lors vigoureusement la guerre qu'elle a toujours soutenue depuis contre les abus, et M. Duvernay fut fréquemment victime de son zèle patriotique à défendre les intérêts du peuple. Il fut arrêté pour la première fois en 1828, en compagnie de M. Jocelyn Waller. Il imprimait alors, concurremment avec la Minerve, le Canadian Spectator dont M. Waller était l'éditeur. Ils furent arrêtés tous deux, sur accusation de libelle, sur la déposition d'un ou deux individus. Cette première persécution eut l'effet d'attirer les yeux et les sympathies du peuple sur lui. Des assemblées publiques déclarèrent que la conduite qu'on avait tenue envers ces messieurs était une tyrannie et une violation des droits du sujet anglais et de la liberté de la presse.
" En 1832, M. Duvernay fut arrêté de nouveau par ordre du Conseil Législatif, pour avoir publié dans la Minerve, un écrit qui représentait le Conseil Législatif comme une "grande nuisance" dont il fallait débarrasser le pays. Messieurs les conseillers décidèrent par une résolution que c'était un libelle diffamatoire contre cette branche de la législature, et ordonnèrent en même temps l'arrestation de M. Duvernay et du docteur Daniel Tracey, éditeur du Vindicator qui avait publié un article dans le même sens. Ils furent tous deux traduits à la barre du Conseil, et condamnés par leurs accusateurs. Ils demeurèrent dans la prison de Québec pendant toute la session qui se tenait alors. Ce fut le signal d'un mouvement général d'indignation dans la presse et dans le public
contre la conduite du Conseil, et de sympathie pour MM. Duverna}^ et Tracey. On organisa des assemblées et des processions dans Québec et dans Montréal pour leur procurer un triomphe éclatant. Plus que cela encore : ils reçurent chacun deux médailles d'or, l'une de la part des habitants de Québec, et l'autre de la part des citoyens de Montréal, comme témoignage de sympathie dans les souffrances qu'ils avaient endurées pour la cause populaire.
"Mais l'acte qui perpétuera, sans doute, mieux que tout autre, le souvenir de M. Duvernay, dans la mémoire de ses compatriotes, c'est la fondation de la Société nationale des Canadiens-Français, la Société Saint-Jean-Baptiste. C'est lui qui en avait conçu le premier l'idée, et qui, par son activité, réussit à la mettre à exécution. C'est en 1834 que le jour de Saint Jean-Baptiste fut célébré pour la première fois comme fête nationale. Avant cette époque, c'était par dérision et par moquerie que les ennemis de notre origine appliquaient le nom de Jean-Baptiste à nos compatriotes, mais en le faisant adopter par l'association nationale, M. Duvernay l'a rendu respectable et l'a fait respecter de tous. A lui tout le mérite du succès qu'a obtenu notre association jusqu'aujourd'hui, personne ne peut le contester. Il s'est même soi! vent et presque tous les jours imposé des sacrifices pour obtenir ce but louable et patriotique. Aussi la reconnaissance éternelle de l'association Saint- Jean- Baptiste lui est acquise ; elle en a donné un témoignage éclatant en se chargeant des frais de ses funérailles et en ordonnant que rien ne fut épargné pour les rendre pompeuses.
"L'attribution de la feuille d'érable comme emblème nationale est aussi l'ouvrage de M. Duvernay. Cet emblème qui a été adopté partout, dans le Haut comme dans le Bas-Canada, par les lettres et par l'iconologie, immortalisera son souvenir.
" En 1836, M. Duvernay fut soumis à une nouvelle épreuve, et emprisonné une troisième fois pour l'expression de se.s opinions dans la presse. On se souvient de la mort de M. CoUins, de froid et de pri-
valions dans la prison de Montréal. Une enquête fut ordonnée et le geôlier et le shérif convaincus d'une négligence coupable. Dans le terme de la cour le plus prochain le procureur-général soumit au grand jury une accusation de meurtre contre le geôlier. Comme il n'y avait pas alors de loi du jury, le shérif était libre de composer le jur)^ comme il l'entendait. Le geôlier étant le subalterne du shérif, il était important pour celui-ci qu'on ne trouvât pas d'accusation fondée contre le premier, et il se trouva que sur les 24 personnes qui composaient ce jury, 16 étaient de la cité de Montréal, amis du shérif. En parlant de la procédure, la Minerve dit que le grand jury était un " jury trié." On ordonna tout de suite une prise de corps contre M. Duvernay pour mépris de cour, et il fut condamné à 30 jours d'emprisonnement et 20 louis d'amende. Cette fois encore ses accusateurs et ses juges furent victimes de leur propre haiue, car l'opinion se prononça énergiquement en faveur de M. Duverna^^ Il fut accompagné à la prison par un immense concours de citoyens. On s'était procuré un magnifique carosse, dans lequel plusieurs membres de la Chambre d'Assemblée prirent place à côté de M. Duverna3\ Ce nouvel emprisonnement valut à M. Duvernay de nouvelles sympathies et rendit son nom plus cher encore à ses compatriotes. On le considérait comme un martyr de la bonne cause.
" L'année suivante, en mai 1837, M. Duvernay fut élu, par acclamation, représentant du comté de Lacheuaie, et comme tous les patriotes les plus distingués de ce temps là, il fut forcé de s'expatrier au commencement de novembre de cette même année. Son nom était sur la liste des proscrits pour cause politique.
" Il se réfugia avec sa faniille aux Etats-Unis, et la publication de la Minerve fut suspendue à partir du 16 novembre 1837.
" Il fixa son séjour à Burlington, mais il visita les principales villes de l'Union, pour assister aux assemblées qui se faisaient alors pour sympathiser avec les exilés canadiens. Il fut reçu partout avec les plus grands témoignages de respect et de considé-
ration ; à Philadelphie surtout on avait annoncé sa présence au nioj'en de placards qui invitaient les habitants de la ville et du comté à se réunir en assemblée pour l'entendre et venir en aide aux réfugiés du Canada.
" En 1838, M. Duvernay annonçait, dans un prospectus, qu'il allait commencer la publication d'un journal français, près des frontières, dans les intérêts du Canada, et dans le printemps de 1839, le Patriote Ca7iadien paraissait à Burlington. Comme M. Duvernay était déjà bien connu dans les Etats-Unis et respecté de tous, la nouvelle entreprise fut saluée avec acclamation par toute la presse de l'Union.
" Enfin l'Union des Canadas ayant été décrétée par le gouvernement anglais, et le principe du gouvernement responsable accepté par la province unie, la paix fut rétablie, et les proscrits politiques purent revenir en sûreté dans leur patrie.
" M, Duverna}^ revint s'établir à Montréal en 1842, et recommença la publication de la Minerve àsius le mois de septembre pour la défense des idées libérales-réformistes. Tout en approuvant le système de gouvernement représentatif qu'on venait d'accorder au pays, il n'a jamais cessé de protester contre les iniquités de l'acte d'Union.
" Durant toute sa carrière politique M. Duvernay ne s'est jamais séparé un seul instant de la masse de ses compatriotes. Depuis son retour dans le pays, il a soutenu avec énergie le système de gouvernement que nous possédons actuellement, et combattu les ministères qui ne le mettaient pas effectivement en pratique.
" Rendu à cette période d'une vie orageuse et de travaux incessants, M. Duvernay se trouvait encore avec une fortune négative, son imprimerie ayant été vendue durant son exil.
" Néanmoins, il comptait assez sur la Providence pour ne jamais perdre courage, et le soin de ses intérêts privés a toujours été pour lui une affaire secondaire, une affaire de nulle importance, qu'il oubliait totalement en présence des affaires publiques et des
intérêts de son parti. Il s'est toujours associé de tout cœur aux oeuvres utiles, méritoires et charitables. On peut dire qu'il était véritablement patriote, ami de l'humanité et de toutes les institutions qui ont pour but d'améliorer l'intelligence des hommes, d'adoucir les misères humaines et de "rendre le peuple meilleur." M. Duvernay mourut à Montréal le 28 novembre 1852(1)."
M. Duvernay avait épousé, à la Rivière-du-Loup (en haut), le 14 février 1825, Marie-Reine, fille du capitaine Augustin Harnois et de Josephte Desjarlais.
Elle mourut à Montréal le 24 mai 1844.
De leur mariage étaient nés :
1° Julie-Hortense Duvernay née à Trois-Rivières le 30 octobre 1825. Décédée au même endroit le 20 septembre 1826.
2° Marie- Reine- Joséphine Duvernay née à Verchères le II février 1827. Mariée, à Montréal, le 30 mai 1848, à Charles Glackmej-er, avocat, greffier de la cité de Montréal. Il est décédé à Montréal le 9 avril 1892. Madame Glackmeyer décéda au même endroit le 3 septembre 1899. Enfants :
A. Marie-Reine-Joséphine-Henriette Glackmeyer née à Montréal le 2 juillet 1849. Décédée au même endroit le 13 février 1859.
B. Charles Glackmeyer né à Montréal le 10 février 1853. Financier. Il a épousé, à Montréal, le 8 avril 1875, sa cousine Marie-Juliette-Hortense, fille de Alfred Gariépy et de Marie-Apolline-Rosalie Fortin. Ils ont eu dix enfants : A. Frédéric Glackmeyer né à Montréal le 31 mars 1876. B. Hortense Glackmeyer née à Montréal le 17 mai 1878 ; décédée au même endroit le 14 mai 1891. C. Henri Glack-
(i) 1-,^ Journal du dimanche , 24 juin 1S84. Article de M, Raphaël Bellemare.
meyer né à Montréal le 4 février 1880. D. Henriette Glackmej-er née à Montréalle 14 février 1882 ; décédée au même endroit le 16 mai 1887. E. Albert Glackmeyer né à Montréal le 24 mai 1884 ; décédé au même endroit le 30 avril 1892. F. Albert- Charles- Gustave Glackmeyer né à Montréal le 30 mai 1886 ; décédé au même endroit le 6 juin 1887. G. Blanche Glackmeyer née à Montréal le 8 avril 1888. H. Marie-Donalda-Béatrice Glackmeyer née à Montréal le 6 septembre 1890 ; décédée au même endroit le 25 janvier 1894. /. Charles Glackmeyer né à Montréal le 19 avril 1893. /• Louis- Frédéric- Albert Glackmeyer né à Montréal le 24 août 1895.
C. Marie- Virginie- Hortense Glackmeyer née à Montréal le 3 juillet 1S57. Décédée au même endroit le 30 décembre 1857.
D. Arthur Glackmeyer né à Montréal le 4 décembre 1858. Décédé au même endroit le 28 janvier
E. Auguste Glackmeyer né à Montréal le 24 octobre 1860. Décédé à Montréal le 26 octobre 1900. Il avait épousé, à Montréal, le 14 mai 1889, Augusta LaRue, fille de Edouard LaRue et de Elise O'Keefïe, Ils ont eu trois enfants : A. Eugène Glackmeyer né à Montréal le 12 janvier 1891. B. Eugénie Glackmeyer née à Montréal le 25 septembre 1892. C. Corinne Glackmeyer née à Montréal le 10 juillet 1899.
F. Marie-Joséphine Glackmeyer née à Montréal le 25 décembre 1850. Décédée à Québec le 21 octobre 1883. Inhumée à Montréal.
G. Adèle- Victorine Glackmeyer née à Montréal le 2 février 1855. Mariée, à Montréal, le 2 juin 1885, à Gustave Brault, marchand. Elle est décédée à Montréal le 21 avril 1903, laissant un fils: Gustave Brault né à Montréal le 15 mars 1886.
H. Marie-Henriette Glackmeyer née à Montréal le 22 février 1863. Décédée au même endroit le 9 février 1864.
I. Frédéric- Arthur Glackme^^er né à Montréal le 29 juillet 1865. Décédé au même endroit le 26 septembre 1866.
J. Eugénie Glackmeyer née à Montréal le 19 avril 1867. Décédée au même endroit le 6 mars 1868.
3° Ludger-Alphonse Duvernay né à Montréal le i^ septembre 1828. Décédé à Montréal le 25 novembre
4° Marie- Louise-Célina Duvernay née à Montréal le 27 février 1S30. Décédée à Montréal le 17 juin 1895.
5° Ludger- Napoléon Duvernay né à Montréal le 21 octobre 1831. Décédé à Montréal le 2 mars 1833.
6° Louis-Joseph-Napoléon Duvernay né à Montréal le 4 juin 1833. Il fut un des propriétaires de la Minerve, puis régistrateur-conjoint pour la division Est de Montréal. Décédé à Montréal le 18 juillet 1879. Célibataire. "Peu d'hommes politiques ne connaissaient pas Duvernay, le débonnaire et généreux Duvernay, qui mit pendant vingt-cinq années, sans réserve comme sans arrière pensée, au service du parti conservateur le journal qu'il possédait en commun avec son frère. C'était une forte nature politique, comprenant ses devoirs de citoyen comme ses devoirs de partisan. Esprit droit et honnête, vigoureux à l'occasion, énergique sans entêtement, il voyait juste et exécutait promptement. Il était essentiellement organisateur, soit pour le combat, soit pour la célébration de la victoire, et ses aptitudes se révélaient dans les moindres détails. Ce qui sortait des mains ou de la direction de Duvernay était rarement défectueux. Quelque fussent les exigences ouïes besoins, il était l'homme du moment, saisissant l'idée dominante au passage et lui donnant sans effort, sans hésitation des développements étonnants. Il avait
pour lui le tact et le goût. Il ne risquait pas sans prévoyance et il n'exécutait pas sans avoir mûrement réfléchi. Les obstacles ne lui étaient de rien. Il lui in)portait peu de voir, au départ, la route libre ou obstruée, décidé qu'il était à franchir la barrière. Si la besogne était simple, il ne l'accomplissait que mieux ; si elle était difficile, il travaillait davantage.... Duvernay n'était pas seulement un homme politique intelligent et un pa'-tisan fidèle ; c'était encore un brave et bon ami, doux et complaisant pour tout le monde, n'ayant rien à lui et prêt à tout sacrifier pour quelqu'un de Son cercle. Sa bourse était ouverte pour tous les besoins. La Providence lui a ménagé une mort édifiante. Il s'est éteint lentement, muni de tous les secours de la religion, apportant dans sa tombe les profonds regrets d'une légion d'amis et pas un seul reproche d'ennemis (i)."
7° Marie-Adèle- Victorine Duvernay née à Montréal le 14 avril 1835. Mariée au docteur Ovide Pelletier, qui décéda à Sainte-Marthe de Vaudreuil le 18 août 1873. Madame Pelletier mourut à Montréal. Issus :
A. Marie-Louise-Pelletier née à Sainte-Marthe de Vaudreuil le 13 mars 1858. Mariée, à Montréal, le 13 juin 1883, à Joseph- Edmour Chagnon, avocat, exzouave pontifical. Elle décéda à Longueuil le 2 février 1885, laissant un fils: Marie-Joseph- Edmour Chagnon, né à Longueuil le 25 décembre 1884 et décédé au même endroit en juin 1885.
B. Ludger Pelletier né à Sainte-Marthe la 5 juin 1862. Décédé au même endroit le 8 mars 1867.
C. Joseph-Denis-Hector Pelletier né à Sainte- Marthe de Vaudreuil le 31 janvier 1867. Décédé au même endroit le i^"" février 1867.
D. Ludger - Napoléon - Auguste Pelletier né à
(i) l,a Minerve, 19 juillet 1879.
Sainte-Marthe de Vaudreuil le 15 février 1868. Décédé à Montréal.
8° Ludger-D:uis Duvernay né à Montréal le 23 août 1836; Il décéda à Montréal le 10 avril 1895. Célibataire. Nons lisons dans la Minei"ve du 1 1 avril 1895: " Nous avons le regret d'annoncer à nos lecteurs la mort presque subite de M. Denis Duvernay, assistant greffier des bills privés à la Chambre des Communes d'Ottawa. M. Duvernay a succombé à une hémorrhagie cérébrale, après une journée de maladie. Mardi soir il s'est senti indisposé, mais rien ne laissait prévoir un dénouement aussi rapide et personne pas plus que M. Duverna}' lui-même n'attacha d'importance à ce malaise peu grave en apparence. L'état du malade de\-int très critique durant la nuit, à tel point qu'hier matin on dût faire venir le Dr Aubry, de la rue St-Antoine, un ami du défunt, qui. après examen, jugea à propos de faire conduire M. Duvernay à l'hôpital Notre-Dame, où il est mort hier aprèsmidi. La carrière de M. Denis Duvernay, fils de M. Ludger Duvernay, fondateur de la Mi7ierve et de la Société St- Jean -Baptiste, est bien connu de tout le public montréalais. Il a été longtemps propriétaire de notre journal en société de MM. Napoléon Duvernay, son frère, et C. Dansereau, actuellement maître des postes, à Montréal. Il a fonné l'ancien National de Montréal, dont tout le monde a gardé le souvenir. C'est lui qui a créé l'arbre généalogique de la société St-Jean-Baptiste pour laquelle il entretenait une affection et une admiration toute filiale. M. Duvernay est mort à l'âge de 58 ans. 11 était célibataire. C'est le dernier survivant de la famille Duvernay."
VIL Alexandre-Donat Crevier-DuVernay
Né à Verchères le 3 mars 1800.
Décédé au même endroit le 28 juillet 1800.
VIII. Jacques-Edouard Crevier-DuVernay Né à Verchères le 3 février 1801.
Décédé au même endroit le 2 avril i8or.
IX. Jean-Baptiste-Norbert Crevier-DuVernay Né à Verchères le 24 janvier 1802.
Décédé à Verchères le 7 mars 1807.