‹ Monographies [microforme]Chapitre 27 sur 29 · RE Î · texte numérisé non relu

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Incendie du 28 mai 1845

Le 28 de mai 1845, vers 114 h. a. m. le feu s'est déclaré dans la tannerie d’un nommé Richardson. Le vent soufflait alors de l’ouest, Des tisons enflammés furent bientôt portés vers l'Hôpital Général et allumèrent l'incendie dans toutes les directions. En moins d’une heure, toutes les bâtisses des deux côtés de la rue Saint- Charles (quelle est la rue qui l’a remplacée ?) et des rues environnantes furent consumées. Les flammes ensuite se dirigèrent vers le marché du Palais et de là à la brasserie McCallum.

Vers 4 h. p. m.,le vent se tourna au nord-est et porta de ce côté les ravages de l'incendie. On entretenait des craintes pour la poudrière au point qu'il fut question d'en tirer les barils de poudre pour les jeter à l’eau.

Commencé à pleuvoir vers 34h, mais la pluie avait déjà cessé à 4 b., et le feu reprit avec plus de fureur que jamais. Ou crut que tout Québec y passerait, si le vent continuait, quoique toute la population fût sur pied, aidant à circonscrire les ravages du terrible élément. Il n’y eut même pas de journaux de publiés ce

jour-là, le personnel de toutes les imprimeries étant oc-

cupé au feu. Entre 44 h. et 5 h., Saint-Roch offrait l’aspect d’une mer de feu ! Tous les magasins de la ville

étaient fermés.

Le soir de cette journée terrible, près de 12,000, personnes étaient sans abri, Le feu avait enveloppé dans sa course tcutes les habitations comprises entre l'Hêpital Général et la brasserie McCallum. Environ 1800

‘maisons avaient été détruites. Un prêtre avait péri dans

les flammes, et 4 pompes, attelées de leurs chevaux, avaient été brûlées

Le feu, après avoir presque tout détruit dans Sainit-

ÉVÉQUES DE QUÉBEC 95

Roch, commençait à prendre à la haute ville : on put, cependant, le maîtriser de ce côté-là.

On pense qu’il a péri beaucoup de personnes dont il est impossible de donner le nombre, On rapporte qu’il s'est noyé beaucoup de gens en voulant ‘travers r à la Pointe-Lévis et sauver leurs effets ; et d’autres se sont

noyés en tombant de dessus les quais dans le fleuve.

Incendie du 28 juin 1845

Un mois, jour pour jour, après le grand incendie de Saint-Roch, le feu, élément qui ne respecte rien, devait consumer le faubourg Saint-Jean, dont une partie avait déjà été endommagée par l'incendie du quartier Saint- Roch, un mois auparavant,

Ce fut vers 114 heures de la nuit que le feu se déclara dans un hangar de M. Michel Tessier, notaire, rue d’Aïouillon, en arrière de la maison des Frères des Ecoles chrétiennes, située sur la rue des Glacis. Poussé jar une forte brise venant du nord-est, et faisant un détour pour envelopper toutes les maisons qui ne se trouvaient pas sur son passage ou qui étaient sous le vent, l'incendie consursa tout depuis les Glacis jusqu'à la tour No 1, c’est-à-dire jusqu'a l'extrémité ouest du faubourg Saint-Jean.

Le vent s'étant mis au nord, le feu se porta avec rapidité vers le faubourg Sairt-Louis, dont les maisons furent en pertie réduites en cendres. À 6 heures dg1 matin, (le 29) plus de 1300 maisons avaient disparu. Les rues ravagées par l'incendie, furent : la rue Saint-George moins 2 maisons, où 41 maisons ; la rue Saint-Olivier, toutes les maisons moins celle de M. Massue, ou 113

maisons ; la rue Latourelle, 47 maisons ; la rue Rich-

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mond, 28 maisons ; la rue du côteau Sainte-Geneviève {aujouid'hui Saint-Réal), 7 maisons ; la rue Richelieu, 138 maisons ; la rue d'Aiguillon, 197 maisons ; la rue Saint-Jean, 189 maisons ; la rue Saint-Jouchim, 64 maisons ; la rue Saint-Gabriel, 37 maisons ; ete., etc. En tout : 1302 maisons, sans compter 18 autres que l'on a fait sauter pour sauver le reste du faubourg Saint- Louis.

Les institutions publiques passées au feu, furent la maison d'école de la Société d'Education, occupée par les Frères des Ecoles chrétiennes ; l'asile des orphelins catholiques ; l'école de la Fabrique ; la chapelle du cimetière protestant, et la chapelle wesléyenne, sur la rue Artillerie,

Aïnsï, dans les deux incendies (28 de maiet 28 de juin), au moins 3,000 maisons furent réduites en cendres et au moins 20,000 se trouvèrent

sans asile !

La population totale de Québec, en 1844, (la banlieue nen comprise) était de 32,856 individus. Sur ce nombre, les quartiers brûlés en contenaient 20,157 : Saint- Jean, 9,012 et Saint-Roch, 11,145. De sorte que les quatre autres quartiers : du Palais, Saint-Louix, Saint-Pierre et Champlain n’en contenaient ensemble que 12 ,119 ou un peu plus d’un tiers, et comme le peu qui reste des quartiers Saint-Roch et Saint-Jean compense ce qui a été détruit dans le quartier Saint-Pierre, le 28 de mai, on peut dire que les deux tiers de Québec furent réduits en cendres par les deux incendies.

Québec, après le 29 de juin 1845, fut réduit à la Haute-Ville, en dedans des murs, età la Basse-Ville,

. depuis la rivièré Saint-Charles et à partir de la rue de

la Canoterie (au-dessous de l'ancienne porte Hope) et

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