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COMTE DU LAC ST-JEAN

CHAMBORD. — (St-Louis) (Bureau de poste « Chambord » ) Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. Cette paroisse est comprise dans le canton Métabetchouan. Elle est située sur les bords du Lac St-Jean ; le chemin de fer du Québec et Lac St-Jean la traverse dans toute sa largeur, en longeant cette belle nappe d'eau. La gare est située à la Jonction Chambord, à un demi mille du village.

Elle a été érigée canoniquement en paroisse en L872, avec curé résidant. Les curés de Roberval la desservirent primitivement. Le curé actuel est M. l'abbé Louis (îagnon. La population est d'environ 1,250 âmes. Les cadres de celle paroisse florissante sont à peu près remplis. Cependant, on penl trouver des lois propres à la culture, sur

le rang VII, et plusieurs lots bâtis à vendre. La valeur de la propriété imposable est de $300,000.

On trouve de bons pouvoirs hydrauliques sur la rivière Métabetchouau, qui traverse la paroisse dans toute sa longueur. Un autre pouvoir situé sur la rivière Ouiatchouan est exploité par un moulin à pulpe. On vient d'établir à la jonction Chambord, des usines pour la préparation du ciment. Cette industrie est appelée à faire de grands progrès dans cette région.

La paroisse possède une église construite en 1870, trois écoles, un moulin à scies, deux fromageries, une beurrerie, deux manufactures de portes et de châssis, une quinzaine de magasins, etc.

On demande l'établissement de nouvelles industries et quelques bons colons agriculteurs.

LAC -A-LA-CROIX. — (Invention de la Sainte-Croix) Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. Cette nouvelle paroisse est comprise dans le canton Caron ; elle a été formée d'une partie de la paroisse de St-Jérôme et d'une partie de celle de N.-D. d'Hébertville. Ce centre de colonisation est agréablement situé sur les bords du Lac-à-la- Croix, et à 8 milles d'Hébertville Station, sur le chemin de fer du Québec et Lac St-Jean.

La paroisse du Lac-à-la-Croix a été fondée en 1911. M. l'abbé L.-L. Leclerc en est le premier curé. La population est de 890 âmes. Une église est en construction. La valeur de la propriété imposable est de $263,185, et le nombre d'acres de terre évalués est estimé à 10,000.

Une centaine de lots sont en valeur. Le sol est fertile. Il y a un bon nombre de lots disponibles ou à vendre. Plusieurs colons pourraient s'y établir très avantageusement.

La paroisse possède sept écoles fréquentées par 210 enfants, un magasin, deux moulins à scies, cinq fromageries, deux beurreries, etc. On demande un médecin et des colons agriculteurs.

LAC DES COMMISSAIRES.— (St-Jean-Baptiste) Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. Cette colonie est échelonnée sur les bords du Lac des Commissaires. Elle est comprise, partie dans le canton Malherbe et partie dans le canton Crespieul, elle se trouve à trois milles du chemin de fer du Québec et Lac St-Jean.

Cette mission, dont la population n'est plus que d'une vingtaine d'âmes, et qui est desservie par le curé du Lac Bouchette (St-Thomas d'Aquin), a été fondée en 1902. Elle est à peu près abandonnée. Il n'y reste plus que quatre ou cinq familles. Les cultivateurs du Lac Bouchette sont pratiquement les propriétaires des lots qui ont été mis en valeur dans ce canton. Les terres n'étaient peut-être pas suffisamment fertiles pour y maintenir un groupe nombreux susceptible de se développer. Cette déception, jointe à la complète désertion de quelques familles québécoises qui allaient passer l'été au Lac des Commissaires, ont fini par avoir raison de la persévérance des quelques colons qui restaient en cette colonie.

Pour perpétuer le souvenir de la tentative de colonisation de la société St-Jean-Baptiste de St-Sauveur, il reste une chapelle, une école, un moulin et quelques maisons abandonnées.

Nous apprenons qu'une tentative sérieuse d'élevage d'animaux à fourrure sera faite sur l'ancienne île Magna 11, située dans le Lac des Commissaires. Voilà une heureuse initiative que nous voudrions voir se généraliser dans notre province. Il y a de bons profits à faire dans l'élevage i\v> animaux à fourrure. Le département de la colonisation esl tout disposé à aider de ses conseils les pionniers de cette nouvelle industrie.

NOTRE-DAME DE LA VISITATION.— (Bureau de poste

« Rivière aux Dorés )) ) Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse est située partie dans le canton Dniïcrin et partie dans le canton Demeules. Le village est à 30 milles de Roberval, la gare la pins proche du

chemin de fer du Québec* et Lac S t- Jean. De Notre-Dame de la Visitation à St-Félicien, on compte 13 milles de distance.

Elle a été fondée en 1890. Le curé y réside depuis 1904. Les anciens desservants sont comme suit : MM. Joseph Girard, 1890-1894 ; Louis Tremblay, 1894-1897 ; Elzéar Bergeron, curé de St-Méthode, 1897-1899 ; Eugène Hébert, 1899-1904 ; et les anciens curés : MM. Napoléon Saint- Gelais, 1904-1908 ; François-Lévis Bergeron, 1908-1909. Le curé actuel est M. l'abbé J.-O. Coulombe.

La population est d'environ de 650 âmes. La propriété imposable est évaluée à $150,000.

Deux cents lots environ sont propres à la culture ; sur ce nombre, une centaine sont en réserve forestière. Il reste de 80 à 100 lots en disponibilité.

On trouve deux bons pouvoirs hydrauliques, l'un sur la rivière aux Saumons et l'autre sur la rivière Ashuapmouchouan. La culture et l'industrie laitière y sont florissantes.

La paroisse possède une église, quatre écoles fréquentées par 165 enfants, deux fromageries, quatre moulins à scies, etc. Le tracé du chemin de fer projeté de la Baie James passe à 4 milles de l'église.

On demande un bon cordonnier et des colons courageux.

ST- ANDRÉ. — Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse, située à l'extrémité sud du canton Métahetchouan, comprend jne partie de ce dernier canton, une partie de Dequen et une partie de St-Hilaire. Cette paroisse est à 12 milles de Métabetchouan, la gare la plus rapprochée du chemin de fer du Québec et Lac St- Jean.

De 1888 à 1897, St-André a été desservie par le curé de St-Jérôme. Les anciens curés sont MM. Pierre Bouchard, 1897-1903 ; Thomas Dufour, 1903-1910. Le curé actuel est M. l'abbé Edouard Côté.

La population est d'environ 525 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $77,000.

On trouve un grand nombre de lots disponibles sur les rangs I à VII de St-Hilaire et sur tous les rangs qui entourent

le lac à la Carpe. Les lacs de ce canton abondent en poissons. En général, le terrain est peu propre à la culture. On y trouve cependant un bon nombre de lots très passables.

La paroisse possède une église, une école, une fromagerie, un magasin, etc.

On demande des colons agriculteurs.

ST-CŒUR DE MARIE.— (Bureau de poste « Delisle » ) Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. Cette localité portait autrefois le nom de Mistouk, qui est le nom de la rivière. La paroisse est comprise dans le canton Delisle. Elle est à 21 milles dHébertville, la gare la plus rapprochée du chemin de fer du Québec et Lac St-Jean.

Le village est situé à un mille environ de la Grande Décharge du Lac St-Jean. Le gouvernement a fait bâtir un pont considérable sur cette décharge, mettant en communication les cantons Delisle et Taché avec l'Ile d'Alma, reliée elle-même au canton Signai par un autre pont en fer de grande valeur, construit également par le gouvernement.

Une partie du village de Normandin, P. Q. Comté de Lac St-Jean.

La fondation de celle paroisse date de 1885. Le curé actuel est M. l'abbé W. Tremblay. L'ancien desservant est M. H. -M. Cimon, 1885-1889 ; et les anciens curés : MM. Marcellin P. Hudon, 1889-1890 ; Jos. Renaud, 1890-1911.

La population actuelle est d'environ 1,545 âmes. La valeur des biens fonds imposables est de $300,000. Le nombre d'acres de terre évalués est 30,000.

Les terres des cinq premiers rangs sont presque toutes en culture. Il y a quelques lots disponibles sur les rangs VI et VII de Delisle et sur les rangs IV, V et VI de Garnier. Ce dernier canton est situé sur la rivière Grande Péribonka. Le sol dans le canton Delisle est de première qualité et exempt de roches ; celui de Garnier est sablonneux, mais propre à la culture.

La construction prochaine du chemin de fer Roberval- Saguenay donnera une grande valeur à cette région.

La paroisse possède une église construite en 1899, un couvent des Sœurs du Bon-Conseil et neuf écoles fréquentées par 225 enfants, une dizaine de magasins, trois moulins à scies, un médecin et des hommes de différents métiers, quatre fromageries et une beurrerie.

ST-CYRILLE DE NORMANDIN— (Bureau de poste « Normandin » ) Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse est située dans le canton Normandin, et à 33 milles de Roberval, la gare la plus proche du chemin de fer du Lac St-Jean.

La paroisse a été fondée en 1880. Les anciens desservants sont MM. F.-X. Belley, 1880-1883 ; Joseph Girard, 1883-1887 ; Louis Tremblay, 1887-1984. Le curé actuel est M. D. Tremblay.

La population est d'environ de 1,639 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $450,000.

Il y a 260 lots en culture. Il en reste autant en disponibilité : sur ce nombre 50 environ ont un commencement de culture. C'est un bon centre pour des exploitations agricoles. Le terrain se prête à toutes les cultures. Il y a de bons chemins dans tout le canton. On trouve un pouvoir

hydraulique à la Chute à l'Ours, sur la rivière Ashuapmouchouan, à 5 milles de l'église.

La paroisse possède une église construite en 1897, neuf écoles fréquentées par 350 enfants, deux médecins, un notaire six fromageries, une beurrerie, quatre moulins à scies et trois autres à farine, six magasins, etc.

On demande un bon ferblantier et des colons agriculteurs.

ST-ÉDOUARD DE PÉRIBONKA.— (Bureau de poste « Péribonka))). Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. Cette paroisse est comprise dans le canton Dalmas. Le village est situé à l'extrémité sud-ouest de ce canton, sur les bords de la Grande Rivière Péribonka, à 25 milles de Roberval.

La paroisse de Saint-Edouard de Péribonka, fondée en 1903, est une ancienne desserte de St- Michel de Mistassini. M. l'abbé Abr. Villeneuve, curé actuel, en est le premier pasteur.

La population s'élève à 850 âmes, réparties comme suit : Péribonka, 375 âmes ; St-Amédée, à 4 milles du village, sur la grande rivière de Péribonka, 355 âmes, parties de St-Henri de Taillon, 75 âmes, communauté des Frères de St-François-Régis, 45 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $270,075.

La plupart des terres sont en culture. Les lots disponibles sont nombreux. Les six premiers rangs du canton Dalmas sont réservés à la colonisation. Le sol est propre à l'agriculture, d'égouttage facile, et aisé à défricher.

La paroisse possède une église, sept écoles, un couvent. une communauté de Frères agriculteurs, un moulin à 1)1111)1' établi à St-Amédé, où une colonie s'est formée, six moulins à scies, quelques magasins, etc. La prochaine construction du chemin de fer Roberval-Saguenay aidera grandement au développement de cette paroisse.

On demande des colons agriculteurs. La main-d'œuvre est fort appréciée. Les journaliers ne manquent jamais d'ouvrage.

ST -FÉLICIEN. — Dans le comté du Lac-St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse est comprise dans les cantons Demeules, Parent et Ashuapmouchuan. Elle est située à 18 milles de Roberval. Elle a été fondée en 1883. Le curé actuel est Mgr F.-X. Belley. Les anciens desservants sont MM. Pierre-Elzéar Auclair, 1872-1880 ; François-X. Belley, 1880-1883 ; et les anciens curés sont MM. Joseph Girard, 1883-1894 ; Louis Tremblay, 1894-1901 ; Marcellin- Pierre Hudon, 1901-1906 ; Joseph-Alma Gauthier-Larouche, 1906-1907.

En 1868, deux familles venaient se fixer à St-Félicien. En 1870, l'année du grand feu du Lac St-Jean, il y avait une quinzaine de familles. En 1872, le Rév. M. Elz. Auclair, alors curé à St-Prime, y dit la première messe.

La population de St-Félicien est de 2,200 âmes environ. La valeur de la propriété foncière est de $407,325.

Les cadres de cette paroisse sont à peu près remplis. Cependant on peut acheter une quarantaine de lots en partie défrichés. C'est un centre très prospère. On y exploite l'industrie laitière et l'agriculture avec succès. On y trouve plusieurs écoles, un couvent des Sœurs du Bon Conseil, deux médecins, une douzaine de magasins, trois fromageries, des hommes de différents métiers, etc. L'église vient d'être détruite par le feu ; elle sera reconstruite sans retard.

L'embranchement du chemin de fer du Québec et Lac St-Jean qui reliera St-Félicien à Roberval aidera grandement au développement de cette paroisse.

On demande des colons agriculteurs et l'établissement de nouvelles industries.

ST-FRANÇOIS DE SALES.— (Bureau de poste « Dequen >) ) Comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. Cette paroisse est comprise partie dans le canton Dequen et partie dans les cantons Dablon, Métabetchouan et Charlevoix. L'église est à un mille environ de la gare la plus proche du chemin de fer Québec et Lac St-Jean.

La paroisse a été fondée en 1892. Voici les noms des anciens desservants : MM. Achille-Gustave-Adolphe Girard,

curé de Métabetchouan, 1887-1890 ; Joseph-Ferréol Roy, curé de St-Thomas d'Aquin, 1890-1899 ; George Bilodeau, curé de St-Thomas d'Aquin, 1899-1902. Le curé actuel esl M. l'abbé Jos. Girard.

La population est de 780 Aines. La valeur de la propriété imposable est de $318,301.

Actuellement 75 lots sont en culture. Une vingtaine de lots, de culture facile et à proximité de l'église et des écolo, sont à vendre.

La paroisse possède une église et quatre écoles. On y trouve trois moulins à scies, une fromagerie, quelques marchands, etc.

Un médecin résidant y ferait bien son affaire, car il ne s'en trouve pas dans la paroisse voisine.

On demande des agriculteurs et l'établissement de nouvelles industries.

L'école des filles à St-Gédéon, comté de Lac St-Jean.

ST-GÉDÉON. — Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse est comprise dans le canton Signai'; le village est situé à un mille et quart de la gare St-Gédéon, sur le chemin de fer du Québec et Lac St-Jean.

La paroisse a été fondée en 1864. Un curé y réside depuis 1885. Les anciens desservants ont été les curés de St-Jérôme, 1864-1885. L'ancien curé est M. J.-G. Paradis, 1885-1900. Le curé actuel est M. l'abbé Elz. Lavoie.

La population est de 1,350 âmes. St-Gédéon possède une église bâtie en 1897 ; les deux premières chapelles ont été consumées par des incendies, en 1887 et en 1897. On y trouve un couvent des Sœurs du Bon Conseil, sept écoles fréquentées par 300 enfants, sept magasins, une manufacture de portes et de châssis et deux moulins à scies, quatre fromageries et des hommes de professions et de métiers, etc. La valeur de la propriété imposable est de $361,200.

Plus de 200 lots sont en valeur. Le sol est excellent au point de vue agricole. Plusieurs propriétés sont à vendre. Des cultivateurs qui voudraient établir leurs enfants avec avantage feraient bien de visiter cette région.

Le conseil de St-Gédéon vient de construire un aqueduc de 13 milles de longueur, au prix de $40,000. L'eau est maintenant distribuée aux quatre coins de la paroisse. C'est une amélioration notable.

On demande l'établissement de la lumière électrique. On trouve de bons pouvoirs hydrauliques sur la Petite Décharge et la Belle Rivière situées aux confins de la paroisse.

ST-GEORGES DE OUIATCHOUAN.— (Bureau de poste « Ouiatchouan )) ) Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. Cette paroisse est comprise dans le canton Ouiatchouan. Elle est essentiellement ouvrière ; elle comprend toutes les familles des employés de la manufacture de pulpe. L'église et le village sont situés non loin des usines. Le chemin de fer du Québec et Lac St-Jean se rend jusqu'au moulin.

La paroisse a été fondée en 1906. Elle a un curé résidant : M. l'abbé J.-Ed. Tremblay. La population est de

500 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $348,-

On y trouve une église construite en 1910, une école fréquentée par 80 enfants (il en faudrait deux), deux magasins, un moulin à scies cl à farine, et les usines très considérables et très prospères de la Compagnie de pulpe de Ouiatchouan.

Les ouvriers et hommes de métiers sont assures d'y trouver de l'emploi à l'année.

STE-HEDWIDGE.— (Bureau de poste « Roberval Ouest»)

Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse est comprise en partie dans les cantons Roberval, Ouiatchouan et Ross. Elle est située à 8 milles de Roberval.

Elle a été fondée en 1907. Elle était desservie auparavant par les curés de Roberval. Le curé actuel est M. l'abbé Jos. Gauthier.

La population est de 390 âmes. La valeur des biens fonds imposables est de $50,000. Le nombre d'acres de terre évalués est de 2,400.

85 lots environ sont en culture. Il reste un grand nombre de lots disponibles. Le terrain est généralement plat et très propice à la culture.

A deux milles et demi de l'église, se trouve un pouvoir hydraulique sur la rivière Ouiatchouaniche. Trois compagnies possèdent de riches limites à bois qui seront exploitées bientôt.

La paroisse compte une église construite en 1911, une école fréquentée par 55 enfants, (il en faudrait certainement deux), un moulin à scies, une fromagerie, etc.

On demande des colons agriculteurs, un forgeron, un magasin général, un charron, et quelques autres hommes de métiers, car il ne s'en trouve pas dans la localité.

ST-HENRI DE TAILLON — (Bureau de poste « Taillon » ) Dan. le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutinii. Cette belle paroisse est située dans le canton Taillon, à 'J(> milles

d'Hébertville, la gare la plus rapprochée sur le chemin de fer de Québec et Lac St-Jean.

Elle a été fondée en 1902. Le curé actuel est M. l'abbé Elïe Tremblay. L'ancien curé est M. William Tremblay, 1902-1911. La paroisse de St-Henri a été desservie par les curés d'Alma jusqu'en 1890 et par les curés de Sacré-Cœur de Marie de 1890 à 1902, date de la nomination du premier curé.

La population est d'environ 600 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $102,000.

Une centaine de terres sont en culture. Il y a de la place pour un grand nombre de nouvelles familles. Les classifications officielles ont déjà établi que les 5e et 6e concessions étaient propres à la culture. La construction prochaine du chemin de fer Roberval-Saguenay aidera beaucoup au développement de cette florissante paroisse. On trouve de bc ris pouvoirs hydrauliques dans le canton Taillon.

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L'intérieur de l'église de St- Joseph d'Alma, P. Q., comté de Lac St-Jean.

La paroisse possède une église, des écoles, deux moulins à scies, une fromagerie, quelques marchands, etc. On demande des colons agriculteurs.

ST-JOSEPH D'ALMA.— Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse comprend l'Ile d'Alma et une partie des cantons Delisle, Signai et Labarre. Elle est située à 8 milles de Hébertville station, la gare la plus rapprochée du Québec et Lac St-Jean.

La paroisse a été fondée en 1882. Les anciens desservants sont les curés d'Hébertville jusqu'en 1882 ; et l'ancien curé est M. Henri-M. Cimon, 1882-1891. Le curé actuel est M. l'abbé H. Lavoie.

La population est de 1,580 âmes. Il y a environ 260 lots en culture. Il est facile d'acheter des fermes en valeur ou des lots en partie défrichés. Le sol est propre à l'agriculture. La valeur de la propriété imposable est de $350,000, et celle non imposable est de $60,000. Le nombre d'acres de terres évalués est estimé à 300,000.

St-Joseph d'Alma possède une église construite en 1908, onze écoles fréquentées par 280 enfants, quatre magasins, cinq moulins à scies, un moulin à farine, six fromageries, une beurrerie, etc.

On trouve un puissant pouvoir hydraulique sur la Grande Décharge et plusieurs autres sur la Petite Décharge. Si celui de la Grande Décharge est exploité, comme il en est sincèrement question dans le moment, St-Joseph d'Alma deviendra un grand centre industriel.

STE-LUCIE D'ALBANEL.— (Bureau de poste « Albanel » ) Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse est située dans le canton Albanel, à 35 milles de Roberval, la gare la plus rapprochée du chemin de ter du Québec et Lac St-Jean. Le prolongement de ce chemin de Roberval à St-Félicien donnera un nouvel élan à la colonisation.

A l'extrémité ouest d'Albanel et de Nbrmandin est situé le canton Girard. Du côté de Ste-LuCie, une douzaine de

familles sont déjà établies. On y trouve une fromagerie, un moulin à scies et un bureau de poste. Une route centrale qui traverse le canton Girard permet de circuler entre les deux paroisses. Tout ce canton est formé d'excellentes terres propres à la culture. Une paroisse y sera bientôt organisée, dès que le chemin de fer sera prolongé jusqu'à St-Félicien.

De Ste-Lucie à St-Méthode, il y a 15 milles ; de ce dernier endroit, on peut se rendre à Roberval en bateau.

Cette paroisse a été fondée en 1891. Les anciens desservants sont MM. L. Tremblay, curé de St-Méthode, 1891- 1894 ; Didyme Tremblay, curé de St-Cyrille de Normandin, 1894-1902. Le curé actuel est M. l'abbé Elz. Bergeron.

La population est de 827 âmes. On trouve de bons pouvoirs hydrauliques, notamment à la Chute au Français, sur la rivière Mistassini.

Il y a 130 lots en culture. Une cinquantaine de bons lots situés le long de la rivière Mistassini sont disponibles. Le terrain est généralement argileux. La valeur de la propriété imposable est de $170,000. Le nombre d'acres de terre évalués est de 130,000.

La paroisse possède une église construite en 1902, trois écoles fréquentées par 135 enfants, deux moulins à scies et un moulin à farine, deux fromageries, dont une fromageriebeurrerie et trois magasins.

On demande un plombier, des menuisiers, un cordonnier, et des colons courageux.

ST-MÉTHODE.— (Bureau de poste « Tikuape )) ) Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse est située dans le canton Parent, à 25 milles de Roberval, par voie d'eau. Tout son territoire est une vaste plaine très fertile, formée de terres d'alluvion. Quelques parties ont besoin d'égoûts, mais un colon qui possède quelques ressources ne peut trouver de meilleur endroit pour y placer ses enfants. Avant longtemps, ces terrains seront les plus propices à la culture de toute la région du Lac St-Jean.

La paroisse a été fondée en 1879, mais le prêtre n'y réside que depuis 1884. Le curé actuel est M. l'abbé Atrhur Bour-

going. Les anciens desservants sont M. François-Xavier Belley, 1883-1884 : les anciens curés sont MM. Louis-Joseph Tremblay, 1884-1896 ; Jean-François-Régis Gauthier, 1896- 1897 ; Elzéar Bergeron, 1897-1899 ; Louis-Eugène Hébert, 1899-1905 ; Thomas Tremblay, 1905-1908 ; François-Elzéar Tremblay, 1908.

La population est de 625 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $148,000.

Il y a 205 lots en culture. On estime qu'une centaine de lots sont disponibles sur les rangs II à XVI. Les terres ne laissent rien à désirer.

La paroisse possède une église construite en 1905-1906, sept écoles fréquentées par 150 élèves, une fromagerie, deux moulins à scies, trois magasins, etc.

On demande des colons agriculteurs et quelques hommes de métier. Il n'y a pas de médecin résidant.

ST-MICHEL DE MISTASSINL— (Bureau de poste « Mistassi ni )) ) Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutîmi. Elle est située au confluent des rivières Mistassini et Mistassibi, dans les cantons Pelletier, Dolbeau et Racine, à 40 milles de Roberval. En été, on communique avec cette paroisse par bateau.

La paroisse a été fondée en 1892 par les Révérends Pères Trappistes d'Oka. Les anciens curés et desservants sont domme suit : M. Adrien Delay, 1895-1896 ; Les Pères Trappistes, desservants, 1896-1897 ; MM. Jean-François-Régis Gauthier, 1897-1899 ; Elzéar Bergeron, 1899-1902 ; Eugène Bédard, 1902-1908. Le curé actuel est M. l'abbé Adj. Tremblay.

La population est de 800 âmes. La valeur des bieni fonds imposables est de $133,435. Aussitôt que le chemin de fer Roberval-Saguenay sera construit, on verra bien vite la population se doubler et d'autres centres de colonisation s'ouvrir.

Il y a 242 terres en culture. Le nombre d'acres de terre évalués est de 3,217. Une soixantaine de lots, environ, ><>nt

encore disponibles. Le climat est favorable à la culture. Les terres sont généralement bonnes.

On compte deux bons pouvoirs hydrauliques sur les rivières Mistassini et Mistassibi, non loin de l'église.

Depuis 1893, le gouvernement de Québec y a fait bâtir cinq ponts considérables : un sur la rivière Mistassibi, un sur la rivière Mistassini, deux sur la rivière aux Rats, et un sur la rivière à la Carpe.

La paroisse possède quatre moulins à scies, deux fabriques pour le beurre et le fromage, trois magasins et une beurrerie.

On y trouve une église construite en 1892, un monastère de Trappistes, six écoles fréquentées par 160 enfants.

On demande un médecin résidant un cordonnier, un forgeron, et des colons agriculteurs.

ST-THOMAS D'AQUIN.— (Bureau de poste « Lac Bouchette » ) Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. Cette paroisse est située en grande partie dans le canton Dablon et partie dans le canton Dequen, à un mille du chemin de fer du Québec et Lac St-Jean. Elle est coupée en deux parties par le Lac Bouchette.

Elle a été fondée en 1890. C'est une ancienne desserte de la paroisse de Chambord. Le curé actuel est M. l'abbé Thomas Tremblay. Les anciens desservants sont les curés de Chambord jusqu'en 1890, et les anciens curés sont MM. Joseph-Ferréol Roy, 1890-1899 ; Georges Bilodeau, 1899- 1910 ; Arthur Verreau, 1910-1911.

La population est de 785 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $375,255.

Un bon nombre d'excellentes terres sont en culture. On trouve des lots disponibles sur les rangs I à X de Dablon et sur les rangs I à IV de Dequen. Les terres sont excellentes à plusieurs endroits.

La paroisse possède une église, quatre écoles, une fromagerie, des magasins, trois moulins à scies, etc.

On demande des colons, un médecin et un notaire.

ST-WILBROD— (Bureau de poste « Hébertville Station )) ) Dans le comté du Lac St-Jean. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse est comprise dans le canton Labarre ; elle est située sur le chemin de fer du Québec et Lac St-Jean.

St-Wilbrod a été fondé en septembre 1904 ; elle a été érigée canoniquement au mois de mars 1911. Les anciens missionnaires ont été les vicaires d'Hébertville : MM. Wm Tremblay, 1901-1902 ; J.-C. Tremblay, 1902-1903 ; J.-E. Tremblay, 1903-1904. L'ancien curé est M. Pierre Bouchard, 1904-1908.

La population est de 845 âmes.

La plupart des terres sont en valeur. La valeur de la propreté imposable est de $190,000. Le nombre d'acres de terre évalués est de 800 ; ces chiffres sont pour le village seulement.

Cette jeune paroisse possède une église construite en 1907, quatre écoles fréquentées par 176 élèves, une dizaine de magasins, un abattoir, deux fromageries, etc., et des hommes de profession et de métier.

On demande l'établissement d'une manufacture de portes et de châssis. Plusieurs colons agriculteurs pourraient s'y établir.

COMTÉ DE LËVIS

PINTENDRE.— (St-Louis de Gonzague) Dans le comté de Lévis. Archidiocèse de Québec. La paroisse comprend une partie de la Seigneurie de Lauzon, et une partie des paroisses de St-Joseph, de Notre-Dame de Lévis et de St-Henri. Elle esl située à un peu plus d'un mille de Carrier Jonction, sur le Québec Central.

Elle a été fondée en 1899, et l'érection canonique a eu lieu le 27 mars 1900. Les anciens curés sont MM. Philippe- Auguste-Robert Lagueux, 1899-1903 ; Frs-de-Borgia Boutin, 1903-1904 ; Jos.-Théodore Mercier, 1904-1906 ; François- Xavier Couture, 1906-1910. Le curé actuel est M. L.-II. ('arrier.

La population est de 825 âmes. La valeur delà propriété imposable est de $325,230.

La paroisse possède une église construite en 1899, six écoles fréquentées par 160 élèves, deux épiceries, un moulin à scies, etc. Il se trouve un bon pouvoir hydraulique sur la rivière Etchemin.

Il y a 150 terres en valeur. Une dizaine de bonnes fermes sont à vendre. Les cultivateurs des vieilles paroisses peuvent y établir quelques-uns de leurs enfants avec de grands avantages, à cause de la proximité des grands marchés de la ville.

On demande un boulanger, quelques menuisiers, et l'établissement de nouvelles industries.

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