COMTÉ DE SAGUENAY
LES BERGERONNES.— (Ste-Zoé) Comté de Saguenay. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse est comprise dans le canton Bergeronnes, et elle est située à l'embouchure de la Rivière Grandes Bergeronnes qui se jette dans le St-Laurent.
La paroisse a été érigée canoniquement en 1889. Elle fut desservie par les curés des Escoumains jusqu'en 1889. Le curé actuel est M. l'abbé Amédée Gaudrault.
La population actuelle est de 800 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $148,000.
On compte une centaine de terres en culture ; autant de lots sont en disponibilité. S'il y a des montagnes dans ce canton, il y a aussi de belles vallées avec terrains colonisables. La forêt offre toutes les essences forestières. Les rivières et les lacs foissonnent de truites. On y trouve des mines de mica blanc.
Il y a un pouvoir d'eau, non exploité, à Petites Bergeronnes et Un autre, exploité, sur la rivière Beaulieu.
En 1900, le gouvernement a construit un beau pont sur la rivière Bergeronnes. La paroisse compte une église, cinq écoles, un médecin, quelques marchands, cinq moulins à
scies, un établissement pour la mise des bleuets en boîtes, etc. On demande un médecin, un notaire et un cordonnier. Il y a de la place pour une cinquantaine d'autres familles. Plusieurs industries pourraient s'y établir.
LES ESCOUMAINS.— (St-Marcellin) Dans le comté de Saguenay. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse est située sur la rive nord du St-Laurent, à 83 milles de Tadoussac, dans le canton Escoumains.
La paroisse a été fondée en 1846. Les anciens missionnaires et desservants ont été les Pères Oblats et autres jusqu'en 1862. Les anciens curés sont MM. Roger Boily, 1862- 1871 ; Charles-Léon Parant, 1871-1891 ; Onésime Lavoie, 1891-1895 ; Amédée Maltais, 1895-1897. Le curé actuel est M. l'abbé Ed. Boily.
La population actuelle est de 685 âmes. La valeur d^ la propriété imposable est de $148,000.
Il y a 35 terres en culture. On estime à 150 le nombre de lots ou terres en disponibilité. Certaines étendues de terrain sont d'excellente qualité au point de vue agricole.
On trouve un pouvoir hydraulique sur la rivière des Escoumains. Un moulin à scie et un moulin à écorcer le bois de pulpe sont déjà établis. Les chantiers de bois sont en grande activité. La paroisse possède une église, trois écoles, quelques magasins, etc.
On demande un notaire et un médecin résidant, et, surtout des colons courageux aimant la culture de la terre.
MILLE VACHES.— (St-Paul). Comté de Saguenay. Diocèse de Chicoutimi. Cette paroisse est située dans les cantons Iberville et Portneuf, sur la côte Nord du St-Laurent, à 45 milles en bas de Tadousac et vis-à-vis le Bic, sur la côte Sud.
La fondation de cette paroisse date de 1900, mais le> premiers colons s'y établirent dès 1868, avec missionnaire résidant. Le curé actuel est M. l'abbé Thomas Dufour. Les anciens missionnaires sont MM. Pierre Boily, 1870-1877 ; Joseph-Octave Pelletier, 1878 ; Alfred St-Jean, 1878-187 Amédée-Médéric Tremblay, 1879-1886 ; Georges Gagnon,
1886-1890 ; Joseph Ferron, 1890-1892 ; Joseph-Horace Gaudreault, 1902-1910.
La population est de 920 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $17,000. On compte une soixantaine de terres en valeur.
La paroisse possède une église, en pierre, bâtie en 1901, six écoles et quatre magasins, un bureau de télégraphe, deux bouilleries de bleuets, etc. On y trouve une scierie appartenant à la Compagnie (( Iberville Lumber )), qui fait de gros chantiers tous les ans. Un moulin à pulpe sera construit prochainement.
Un médecin résidant trouverait une bonne clientèle dans la paroisse de St-Paul et dans celles qui l'environnent. Un bon forgeron est aussi demandé.
Pont ouvert bâti par le département de la Colonisation, en 1912, sur^la rivière Petite Natashquan, comté du Saguenay.
NATASHQUAN.— (Notre-Dame). Comté de Saguenay. Préfecture apostolique du Golfe St-Laurent. Cette mission est comprise dans le canton Natashquan, dont la proclamation officielle date du 15 avril 1869.
Si l'on a pu souffrir dans le passé de l'absence de communications, entre Québec et les postes éloignés de la Côte Nord, on ne saurait formuler de plainte aujourd'hui ; durant
l'été, trois ou quatre bateaux font un service régulier jusqu'à Natashquan.
La Mission de Notre-Dame de Natashquan forme un centre assez bien organisé. On y trouve une cinquantaine de familles canadiennes françaises, auxquelles viennent s'ajouter à la belle saison, 33 familles indiennes. Le missionnaire y réside depuis 1906, c'est-à-dire depuis la prise de possession de ce vaste champ d'apostolat par les révérends Pères Eudistes. Ceux-ci ont à leur tête le zélé et sympathique évêque, Mgr G. Blanche, Eudiste, sacré à Chicoutimi, le 28 octobre 1905.
Pendant de longues années, feu Mgr Bossé, Préfet apostolique du Golfe St-Laurent a visité ces lointaines régions. Les Révérends Pères Louis Garnier et Joseph Gallix, Eudistes, sont les missionnaires de Natashquan. Ils desservent en même temps le poste de Piastrebaie, situé à 35 milles de distance, et celui d'Aguanis, situé à une vingtaine de milles. Ce dernier compte une quarantaine de familles venant pour la plupart des Iles de la Madeleine. En descendant le Golfe, à l'Est de Natashquan, se trouvent à des distances de 20, 20, 30 et 50 milles, Kegaska Ouest, Masquarro, Washicouté et La Romaine, donnant 30 familles canadiennes et 35 familles montagnaises.
La mission de Natashquan, avec les différents groupes qui en dépendent, forment un total de 198 familles, la plupart vivant de chasse et de pêche, mais tous fortement attachés à ce coin de pays qui les a vus naître et qui n'est pas dépourvu de charmes, à cause du voisinage de la mer.
On vient de découvrir une mine d'acier, de bonne valeur, sur la rivé gauche de la grande Natashquan, non loin do soi) embouchure. Le premier rapport de l'ingénieur Mackenzie est très favorable, et tout fait espérer un prompt développement à cette localité.
Le Département de la Colonisation a fait construire, l'an dernier, un pont sur la rivière Petite Natashquan. (Y pont met en communication facile les différentes t'a milles du village établies sur les rives do cette rivière.
On demande un médecin, ou plutôt l'aide généreuse du gouvernement, pour aider à payer cet homme indispensable à la société, car les pêcheurs de Natashquan sont trop pauvres pour le faire vivre par leurs propres ressources. Plusieurs industries pourraient s'établir à Nastashquan.
SACRE-CŒUR DE JESUS. — (Le nom du bureau de poste est (( Dolbeau )) ) Dans le comté de Saguenày. Diocèse de Chicoutimi. La paroisse est comprise dans les cantons Albert et Tadoussac. A 22 heures de navigation de Québec.
La paroisse a été fondée en 1886. L'ancien desservant est M. Louis-A. -Stanislas Caron, 1.884-1886. Les anciens curés sont MM. Clément Dubé, 1886-1887 ; Louis-Onésime Tremblay, 1887-1888; Ls-A. -Stanislas Caron, desservant, 1888-1889 ; Mathias Tremblay, 1889-1903. Le curé actuel est Guil. Tremblay.
La population actuelle est de 800 âmes. L'augmentation depuis l'an dernier est d'une trentaine d'âmes.
Le nombre d'acres de terre en culture est estimé à 20,000. Presqu'autant d'acres sont en disponibilité. Le sol est excellent au point de vue agricole. La valeur des biens fonds imposables est évalués à $200,000.
La paroisse comprend une église construite en 1910 ; cinq écoles fréquentées par 175 enfants, quatre magasins, six moulins à scies et un moulin à farine, quatre fromageries.
Les hommes de métier y trouveront un poste avantageux.
ST-FIRMIN. — Dans le comté de Saguenày. Diocèse de Chicoutimi. Cette paroisse est située dans le canton Saguenày, non loin de Tadoussac. Depuis 1900, St-Firmin comprend la Pointe-aux-Bouleaux, la Rivière-aux-Canards et la Baie Ste-Catherine ; cette dernière qui faisait partie de la Baie de Tadoussac du temps de Champlain était alors désignée sous le nom de Pointe St-Mathieu. Le fondateur de la Nouvelle-France convoqua sur cette pointe une réunion célèbre des sauvages, où il leur présenta trois des leurs, qu'il ramenait de France. On montre encore, nous dit le curé
actuel, la pierre sur laquelle les orateurs rirent leurs discours, en cette mémorable circonstance. Les sauvages désignaient cet endroit : « La Pointe d'où l'on voit de loin ».
En 1900, MM. Price ont construit un quai sur la rivière Saguenay ; c'est là que le traversier de la Rivière-du-Loup accoste encore. Les bateaux de la Compagnie Richelieu et Ontario font régulièrement escale à Toudassac qui est tout proche de St-Firmin.
Cette paroisse a été desservie par les curés de Tadoussac jusqu'en 1900. Les anciens curés sont MM. L. Boily 1901- 1905 ; H. Néron, 1905-1908 ; N. St-Gelais, 1908-1910. Le curé actuel est M. l'abbé Adrien Delay.
La population est de 300 âmes. La valeur des biens fonds imposables est de $30,430, et celle des biens fonds non imposables est évalué à $52,100 ; cette propriété non imposable est celle occupée par les limites à bois et les bâtisses de Messieurs Price qui ont été exemptés des taxes pour une période de 20 ans.
On trouve une trentaine de lots en culture, un magasin, une fromagerie et une beurrerie. Les quatre cinquièmes de la paroisse appartiennent aux Price. Ceux-ci avaient un moulin à la Baie Ste-Catherine qu'ils ont transporté à Ste- Marguerite en 1900. Depuis cette époque, tout a périclité dans St-Firmin. Les citoyens seraient heureux de voir une industrie quelconque s'établir à la Baie Ste-Catherine ou ailleurs. On trouve de bons pouvoirs hydrauliques sur la rivière aux Canards. Le bois ne manque pas. C'est une région de chasse et de pêche. On y trouve en abondance la perdrix, le lièvre, le caribou, le hareng, le loup-marin et le marsouin, etc.