‹ Monseigneur de Laval, premier évêque de Québec [microforme]Chapitre 22 sur 22 · EURE · texte numérisé non relu

EURE

traire. Je n'ai point encore vu de personne si ferme que lui en ces deux points. ” Toutes les œuvres de Mgr de Laval portent le cachet de cette ardeur apostolique à laquelle Mgr de St-Valier a également rendu un éclatant témoignage, lorsqu'il a dit : ‘“ Ma plus grande peine est de trouver une église où il ne nous paraît plus rien y avoir pour exercer mon zèle. ”

Ce zèle était, comme nous l'avons déjà prouvé, règlé par la plus admirable prudence. Mgr de Laval ne faisait rien sans consulter ; aussi s’adressaiton à lui de tous les côtés pour en recevoir des conseils, sachant que tout ce qu'il dirait serait dicté par la plus grande sagesse. M. Tronson écrivait à M. Dollier du Séminaire de Montréal :

“ Il ne faut rien faire... sans consulter Mgr l’Evêque de Québec l'Ancien …….

Il repasse cette année au Canada ; et

‘ses vues feront connaître ce que Dieu

demande de nous en cetteæoccasion.

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sulter a ; et Dieu asion.

Vous connaissez sa piélé, son désintéressement, sa prudence, el ses lumières ; ....…. il connaît mieux que personne l’état de son église. Nous ne cherchons tous que la volonté de Dieu, et c’est là.le moyen de la connaitre. ”

Ce serait sortir du cadre que nous nous sommes tracé que d'entrer dans le détail de toutes les vertus que pratiqua à un si haut degré le premier Evêque de Québec. Nous allons faire parler un témoin qui nous donnera une idée de la foi, de l’espérance, de la charité, de l'humilité et de la mortification du saint Prélat.

Ce témoin, c’est le bon frère Houssart, qui fut attaché au service de l’Evêque pendant les vingt dernières années de sa vie. À la mort de Mgr de Laval, il écrivit une longue lettre à M. Tremblay du séminaire de Paris. Cette lettre a été publiée pour la première fois dans l’Abeille, et nous allons en donner quelques extraits.

Monsieur,

‘“ Vous avez déjà, sans doute, appris la mort de Mgr de Laval ancien et premier évêque du Canada, et ce n’est pas peur vous en informer que je prend la liberté de vous écrire....., mais pour vous témoigner combien cette mort et la séparation d’un si bon, si saint et si charitable maître m'a été sensible.

Mais la consolation qui s’est meslée parmi la tristesse, en voyant un saint mourir en saint après avoir vescu en saint, a été un très grand soulagement à ma peine, aussi bien qu’à celle de tout le Séminaire et de tous les peuples du Canada ; et la haute idée que nous avons tous de la grande gloire que possède dans le-ciel nostre défunct et nostre commnn Père, nous fait espérer que par son intercession et son crédit auprès de Dieu, il nous dédommagera copieusement de la perte que nous avons faite de sa Ste présence. Plusieurs l’ont déjà éprouvé dans le soula-

ris la

pret pas | Ja livous et la et s1 sible.

s’est nt un rescu legecelle peu- > que > que ct et Dérer rédit gera lous Plupula-

gement qu’ils ont reçu dans leurs peines et infirmitez, par l'invocation et le recours qu'ils ont eu à nostre dit St défunt, comme vous | opens par une autre voye. ;

“Toutes les personnes du séminaire doivent avoir une confiance très particulière aux mérites et intercessions de leur premier Père; car Sa Grandeur s'étant offerte en sacrifice, comme elle fitsix jours avant son Saint trépas, pour porter la peine de tous les péchés du séminaire, et ayant prié Dieu de l’exterminer elle seule.....,; ayant prié aussi de détruire entièrement ie péchéiüe sa sainte maison et d'y maintenir jusque:

à la fin des siècles le très saint amour et le véritable culte de Dieu et de la très sainte famille de Jésu, Marie, Joseph, et des St. Anges, et Sa Grandeur ayant été exaucée par leredoubiemeni ce ses douleurs qui furent excessives depuis ce jour là jusqu'à sa mort, nous avons tous lieu de croire qu'il nous a

acquis par ses souffrances des grâces particulières our éviter le péché et pour pratiquer la vertu.

‘* Mais je ne puis, Monsier :. ne dispenser de vous dire que quand il me revient en la mémoire l'accent et la ferveur avec laquelle Sa Grandeur prononçait ces paroles et beaucoup d’autres pleines de feu et d'amour, les yeux et les mains élevées vers le ciel, avec des sentiments extraordinaires d’humilité et de mépris de soy-même, et des retours d’une véritable confiance en Dieu, nonobstant, disait-elle, sa très grande indignitésj'en ay le cœur si pénétré que je ne puis retenir mes larmes ; je souhaitais pour lors que toutes les personnes du Canada eussent pu entendre chacune une seule de ses paroles, pour en estre toutes embrasées; car elles étaient toutes capables de pénétrer, attendrir et enlever les cœurs, même les plus endurceis.

“Je ne doute pas, Monsieur, que vous

grâces pour

1e disil me et Ja ir proautres eux et >2c des milité etours U, no- > indique je altais es du acune estre aient

drir

plus

vous

n’ayiez aussi appris la distribution qui a été faite à la grande instance des peuples du Canada, du linge trempé et teint du sang de mon dit Seigneur, de ses cheveux et de ses habits...

“ Vous serez sans doute bien aise que je vous fasse un petit détail de quelques actions communes et ordinaires de Sa Grandeur, qui m'ont le plus touché et m'ont fait prendre la résolution, plus de quinze ans avant sa mort, d’en agir ARS ie és

“ Ce qui m'a toujours tenu dans la surprise et dans l’admiration a esté de voir un homme d’un aussi grand mérite, d'une aussi grande vénération, et aussi utile en ce pays que l'était Monseigneur, cassé et rompu de vieillesse, de fatigues et d’infirmitez jusques à l’âge de qnatre-vingt cinq ans, estre aussi exacte que l’estait Sa Grandeur à se mortifier en toutes choses...

“10 De coucher sur un très chétif matelas sur les planches... à faire tous les

jours luy-même son pauvre lit jusqu’à la fin de sa vie, sans permettre que j'y touche que très rarement... ......…..

“20 De nesejamaiscoucherqu'iln’eût dit et ne se fût acquitté de tous ses offices, prières, lectures, chapelets etc. quelque tard qu'il fût et quelqu’affaire qu’eut eue Sa Grandeur, et quoyqu'il se couchât fort tard, ne jamais manquer à se lever pendant plus de quinze ans à deux heures du matin (je ne parle que du temps que j'ay servi Sa Grandeur, car plus de trente ans auparavant elle se levait à la même heure) et les cinq dernières années de sa vie sur les trois heures. Et de se lever pendant les dittes quinze années et celles d'auparavant, tout seul, sans feu, n’ayant point de pouële dans sa chambre, où il gelait très fort toutes les nuits pendant l'hyrer..……. s’en aller à quatre heures à l’église, la lanterne à la main, en ouvrir les portes, sonner sa messe qui était la première de quatre heures et demie

pour les travaillans, et rester à l’église ou à la sacristie qui était fort froide et incommode pour lors, jusques à sept heures...

“40... Sa Grandeur cherchait tous les jours les moyens (cachés) qu’elle pouvait s’imaginer pour se procurer des douieurs et des souffrances, comme soit par exemple, de porter presque tous les jours le cilice, et de le quitter tous les soirs en cachette, de peur que je ne le visse en pansant le cautère qu'elle avait au bras, et sur ces dernières années qu'elle ne pouvait presque plus agir, le porter jour et nuit et avoir un très grand soin et faire en sorte que je ne le voiy point en pansant le dit cautère …..… De dire assiduement la sainte messe nonobstant des ouvertures et des playes très considérables et très sensibles qu'elle avait aux jambes et aux pieds, et que nos Mrs. et même Monsieur le Médecin luy représentassent le tort qu'elle faisait à sa santé en se gènant

et souffrant comme elle faisait pour dire la Ste messe. ?

‘ D’assister en ces états et avec toutes ces playes à tous les offices de la cathédrale quelque froid qu’il fit, et de s’y faire porter quand elle ne put plus marcher. C’est dans la pratique de cette ferveur et dans l’exercice de cette dévotion et de cette haine d'elle-même, qu'elle gagna pendant l'office du vendredi saint, par un des plus grands froids qu'il se puisse faire en Canada une engelure au talon qui lui a causé la mort...

‘“J’auray plutost fait, Monsieur, de vous dire en deux mots, que quand il s’agissait du service de Dieu et de la charité du prochain, aucune douleur ni infirmitez n'étaient capable d'y faire manquer sa Grandeur en un seul point...

‘* Mais ce qui fait mieux connaître la patience de Sa Grandeur dans ses plus grandes plaintes, c'est que quand on voulait avoir égard à ses douleurs et à ses plaintes et qu’on voulait l'épargner,

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de s’y t plus le cette e dévoqu'elle 1 saint, u'il se lure au ur, de A il s’a-

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elle voulait qu'on fit ce qui était nécessaire à ses playes sans avoir égard à ses plaintes et douleurs.

‘“ En pansant la playe qui lui a causé ia mort, sa douleur était si grande que tout le corps luy en frémissait ; il se plaignait d’une manière à tirer les larmes des yeux de ceux qui étaient présents. Le bon frère Boussat y estant un jour dit à Sa Grandeur par compassion : Eh ! bien, Monseigneur, que voulez-vous que nous fassions ? que mettrons-nous sur votre playe ? Sa Grandeur lui répondit d’un accent tout transporté et embrasé de l’amour de Dieu et les mains jointes : Mon frère, je re veux que Dieu, faiste tout ce qu'il vous plaira et ce que vous jugez QUE D PAROLE ie

“50 La mortification au boire et au manger n’est pas le moindre point de ses vertus ; au contraire je crois que c'en est un des plus grands...

“Je l’ay vu plus de cent fois gar

der de la viande cuitte dans sa chambre (car comme vous sçavez, Mr., Sa Grandeur a toujours mangé dans sa chambre pendant les vingt dernières années de sa vie). Je l’ay vue, dis-je garder de la viande cuitte 5, 6,7 et huit jours dans les chaleurs de l'été, et lorsqu'elle était toute moisie et pleine de vers, elle la lavait dans de l'eau chaude ou dans du bouillon de sa soupe, et ensuite la mangeaït et me disait qu’elle était très bonne...

‘ En un mot je puis dire sans exagération que toute la vie de Sa Granderr n’était qu'un jeûne continuel, car elle ne déjeunait point, et ne prenait tous les soirs que la valeur d’une légère collation...

“6o Un autre point de mortification et d'humilité fort extraordinaire en une personne du rang, de la dignité, de l’âge, et des infirmitez de Monseigneur, est que Sa Grandeur ne m'a jamais permis, pendant toutes les vingt années que

cham- Mr., Sa lans sa ernières e, dis-je et huit et lorseine de chaude Jupe, et qu'elle

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en une e l’âge,

r, est permis, es que

j'ay eu l'honneur d’estre à son service, de faire quoy que ce soit pour son service, qu’elle ne l’aît pu faire elle-mesme, si bien qu'il fallait que je demeurasse les bras croisez...pendant que Sa Grrandèur faisait son feu, ballayait, desservait satable, lavait son petit meuble de table, s’habillait, faisait son lit, etc., etc...

‘ Mais si j’ajoutais à cela et si je racontais toutes les fois que Sa Grandeur, nonobstant ma grossièreté, mon ignorance, et toutes mes mauvaises qualitez, me consultait, demandait mes avis, me priait quoy que je ne fusse que son valet,......c’est ce qui faisait l’étonnement des personnes qui ont connu le grand mérite, les grandes lumières et la profondeur des connaissances qu'avait Sa Grandeur... quand je pense seulement à ses manières si tendres, si charitables, si humbles et si déférentes de Sa Grandeur à mon égard, j'en ay le cœur si attendry que je m'en expli-

querais mieux par mes larmes que par mer paroles.

“80 Pour ce qui regarde sa charité et ses aumônes, c’est un point où les personnes qui ont le mieux connu Sa Grandeur auraient peine à en faire connaître toute l'étendue. J’ay autant de témoins de cette vérité qu'il y a de personnes en Canada............................

“Sa Grandeur l’automne dernier avant sa mort se voyant sans avoir de quoy faire l’aumône, elle fit tout son possible pour en avoir du Séminaire, mais le Séminaire estant lui-même à l'extrémité, n'ayant pas la moitié de ses besoins les plus essentiels et ne pouvant rien donner à Sa Grandeur pour faire ses aumônes (car ça. toujours été elle qui les a distribuées de ses propres mains) elle me dit d’une manière fort triste et fort touchante qu'elle ne pouvait pas vivre longtemps si elle n'avait pas de quoy donner aux pauvres, et effectivement Sa Grandeur n’a plus vescu que six

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irité et es per- , Grane conant de de perlernier roir de | possi- ( ais le émité, ins les donaumoles a s) elle t fort vivre

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mois après, et elle s'est trouvée si dénuée des biens de ce monde qu’elle n'avait pas en mourant la valeur d’un sou dont elle peût disposer en faveur D MT DDR cer eee cas eee doues ace ps dé

‘Quelques mois avant sa mort je vis encore dans le fond de sa cassette un petit couteau de à ou 6 sous ; je le demanday à Sa Grandeuï et elle rae le donna, mais d’une manière et d’un ton à me tirer les larmes des yeux: Mon enfant, me dit-elle, si je possède encore ce couteau, je vous le donne de bon cœur, afin de nc posséder plus rien sur la lerre, et sois entièrement dégagé de tous les biens de ce M entier tin tene tin Mel ent ltd etes

“100 je n’ay garde, Monsieur, d’entreprendre de parler de la haute contemplation et de l’union continuelle que Monseigneur avait avec Dieu, ce sont pour moy lettre close et je dois bien me contenter d'admirer ces voyes sublimes et élevées dans lesquelles Dieu a conduit Sa Grandeur...

sr 116 —

‘ ...L’aversion qu’elle avait des moindres choses qui pouvaient tant soit peu ternir le lustre et la pureté de son âme, la portait à se confesser tous les jours avant de dire la Ste. messe.

‘Et c’est ce qui m'a excité à prendre la résolution, dès les premières années que j'ay été auprè de Sa Grrandeur, de rama:ser tout ce que je pouvais qui ait appartenu à sa sainte personne, et depuis son trépas à tremper des linges dans son sang, lorsqu'on l'a ouvert, à enlever quelques os ou cartilages de dessus sa poitrine et à couper ses cheveux et conserver ses habits et tout cela pour servir de très précieuses reliques.

“Jecrois, Monsieur, que vous et toutes les personnes bien intentionnées, approuveront mon procédé en cela, comme effec ‘ement plus de trois mille personnes de toutes sortes d’estat et conditions l’ont desjà appronvé en Canada, en demandant avec empressement et s’estimant bienheureuses d’avoir de

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| prenmières Gran- )OUVAIS rsonne, linges ouvert, ces de es cheut cela ques.

toutes ès, apomme

e perondinada, pment ir de

petites parcelles du dit linge et de ces précieux restes de mon dit Seigneur, qu'ils portent sur eux avec respect et dévotion, des capitaines mesmes et officiers de troupes ont fait faire expré des reliquaires d'argent pour y en enfermer et les porter sur eux, étant müs à cela par l’idée et l’estime général que chacun a du grand mérite et de la haute sainteté de Mon dit Seigneur et par les secours extraordinaires et miraculeux que plusieurs ont reçus et reçoivent journellement dans leurs infirmitez par l’invocation de Mon dit Seigneur en s’appliqant des dites reliques ou les portant sur QUE ce Fr. H. HOUSsaRT.

Comme on le voit par cette lettre admirable et touchante du frère Houssart, les miracles eux-mêmes n’ont pas manqué à la gloire de Mgr de Laval, mais malheureusement 1l n’y en a pas eu de procès-verbaux, ou si on en a faits, ils ont été perdus comme ceux dressés

par M. le Grand Vicaire Glandelet.

Plusieurs guérisons extraordinaires on!

été attribuées à Mgr de Laval depuis la translation de ses restes, et nous pourrions en citer un grand nombre. Contentons-nous de la suivante qui est absolument inédite et que nous tenons de la bouche même de Mgr Gravel, Evêque de Nicolet. |

En 1882, mademoiselle Rosa Hébert, alors âgé de 13 ans, était en promenade à Saint-Hyacinthe dont Mgr Gravel était alors le curé.

La pauvre enfant souffrait d’une surdité qu’elle avait contractée à l’âge de deux ans, à la suite de fièv.es scarlatines:

elle ne pouvait rien entendre de ce qui se disait autour d'elle et ne parvenait à comprendre qu’à l’aide de signes et en suivant le mouvement des lèvres de ceux qui lui pailsient; Mgr Gravel l'ayant rencontrée, lui demanda si elle désirait guérir, et si elle consentirait à porter sur elle une parcelle du tombeau

landelet.

aires ont l depuis US pour- Contenst absonons de Evêque

Hébert, menade Gravel

ne surl’âge de latines:

ce qui rvenait nes et vres de Gravel si elle irait à mbeau

de Mgr de Laval, et à réciter tous les Jours la prière autorisée par Mgr l’Archevêque de Québec. La pieuse enfant consentit avec joie, et se mit à invoquer avec ferveur son nouveau et puissant protecteur et à porter la petite relique.

Presque de suite, il se produisit chez elle un changement remarquable, et chaque jour le mieux s’accentuait d’avantage; si bien que quelques mois après, mademoiselle Hébert put fréquenter les classes avec la même facilité que les autres élèves, trouvant même que celles-ci parlaient trop fort autour d'elle. L’enfant, sa mère, et toute sa famille considèrent cette cure comme miraculeuse et l’attribuent à l'intercession de Mgr de Laval.

Mademoiselle Hébert demeure actuellement aux Etats-Unis; elle entend parfaitement. Le médecin qui l'avait soignée est prêt à rendre témoignage en faveur du mirucle.

La vénérable mère de l’Incarnation

avait donc bien raison de dire que “ Mgr de Laval porte les marques et le caractère d’un saint, ” puisqu'il a 1a réputation et les vertus d’un saint, et qu’on lui attribue, justement il seinble, un grand nombre de guérisons miraculeuses. Cependant, n'oublions pas que la canonisation d’un saint est l’une des plus grandes faveurs que le ciel puisse accorder à un pays. Ce ne sont pas quelques prières isolées, mais les prières, les cris vers le ciel, de tout un peuple, qui obtiendront de Dieu la glorification du premier Evêque ét du Père de la Nouvelle-France.

Oui, nous l’espérons, un jour viendra où, ‘de Rome, la cité des triomphes et des longs souvenirs, la parole infaillible du Père commun de tous les fidèles annoncera au monde et à la ville que le nom de Laval est consigné au livre du Ciel. Et si l'Eglise glorifie son serviteur par cette couronne qu'elle ne réserve qu’à l’héroïsme de la vertu, et à

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une sainteté irrécusable, cette glorification sera le plus précieux, le plus brillant rayon de gloire attaché au front de l'Eglise de Québec.

“Votre image, mille fois bénie, 6 Laval ! apparaîtra radieuse sur nos autels ; et au culte de l’admiration et de la reconnaissance, le peuple canadien, que vous avez tant aimé, ajoutera celui de la prière et de l'invocation.” (1)

(1) Eloge funèbre de Mgr de Laval par Mgr Ant, Racine,

Norex.

À la page 36, c’est Par erreur que Paul de Chomedy est donné comme le fils du fondateur de Villemarie, M.

de Maisonneuve n'était pas marié. I] aVait servi de parrain à un Sauvage et lui avait donné son nom.

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