décembre
moi. Je vous promets que je ne passerai jamais plus de ces heures inactives et mortes qui doivent tant vous déplaire l. »
« Je vais me coucher, portant au cœur un profond sentiment de tristesse que je nommerai tristesse d'impuissance et d'impatience. J'ai vu le monde! J'ai pensé à mes sauvages. Je les ai souhaités avec une ardeur indicible. Oh! quand viendront-ils, ces véritables jours de ma vie ! Je ne vis pas ces jours-ci, je végète, au jour le jour, sans but. O mon Dieu, faites cesser cette indécision! Que je travaille, 6 mon Dieu! et que je vous aime! Demain je vous recevrai encore. Que ce soit pour moi une communion décisive! C'est la fête de saint Jean, l'apôtre de votre divin Cœur; j'espère2. »
« Ce soir, je suis un peu remis, bien décidé, après avoir fait mon possible pour faire de bonnes études, à n'en faire que de médiocres; mais je ne veux pas qu'il y ait de ma part ombre de faute. Dieu sait si je souhaite en faire de fortes! Mes plans, mes désirs, mes efforts de l'année dernière, alors que la bonne volonté était possible, le prouvent. Maintenant, rien n'est possible, à moins de veiller la nuit3... »
Les Missionnaires du Sacré-Cœur ont ouvert une école : c'est pour lui l'humble commencement d'une Petite-Œuvre espagnole. Il s'y dévouera, comme partout, comme toujours. « Je tâcherai de bien économiser mon temps et de lire un peu la nuit, quand je m'éveillerai, à la lueur de ma petite veilleuse4. » L'examen approche. Il s'y prépare de son mieux, non pas tant pour lui que « pour l'honneur de la Société ». Jamais il ne sera prêt : « Mon Dieu, rendezmoi force et courage. Donnez-moi de l'énergie. Le temps me manque. J'en ai besoin et on ne semble pas le comprendre. Mon Dieu, je ne veux pas me plaindre... » Toute