Lettre sans date ; elle est de juin ou de juillet
42 Là PETITE-ŒUVRE
Tous les trois dans le Cœur de Jésus ! Vends tout : viens avec Jean, et reçois mon amour1. »
La mère vint, en compagnie d'un généreux cœur que l'enfant, en signe de particulière estime et d'affectueuse gratitude, appellera son « parrain » ; elle vint, non pas pour se faire religieuse, mais pour revoir son Henry. Ce furent, de part et d'autre, des heures très douces; dans les lettres, on les évoquera souvent :
« ... Mes professeurs sont contents d'avoir fait ta connaissance, ils me parlent de toi et ils disent que je suis bien heureux d'avoir une si bonne mère2. »
« ... O ma très chère mère, tu m'aimes trop. Oui, tu es trop bonne pour moi. Je n'ai besoin de rien. Je suis très content. Je ne demande que tes prières... O ma mère, vois combien je t'aime : tout ce que je fais, je le fais d'abord pour l'amour de Dieu et puis pour l'amour de ma très chère maman... Vive le Sacré Cœur qui m'a envoyé ici! Je suis bien. J'ai une excellente mère. Que Dieu soit béni3 !... »
Et à son « parrain » :
« ... Depuis l'heureux moment où j'eus l'honneur de faire votre connaissance, mon cœur a besoin de vous aimer... Je suis encore tout ému des bonnes paroles qui me témoignaient si bien votre amour et votre intérêt pour moi. Merci, mille fois merci! Ce qui m'a touché surtout, c'est votre délicate attention pour ma bonne mère. Veuillez lui continuer vos soins si tendres. Le Sacré Cœur vous récompensera au centuple4. »
Enfin, nous allons citer plus largement une lettre où éclatent en même temps son ardeur déjà apostolique et la surnaturelle tendresse qu'il porte à son Jean bien-aimé :
« ... Mon bien cher frère, crois bien que je t'aime de tout mon cœur. Je ne puis t'exprimer tout l'amour que je