VOS PROVOCATIONS
A la fin de votre lettre du 5 juillet, vous me dites: ‘Je ne vous ai “ ni provoqué, ni surtout calomnié res J'ai accusé les ministres qui “ vous ont trompé. Je regrette ‘“ que vous comptiez, comme vous ‘ étant destinés, des coups que je “ porte à des hommes qui n’ont “ d'autre souci, en cette affaire des ‘“ écoles, que d'échapper aux respon- “ sabilités qui leur incombent et de “ se faire un boucher de votre robe * épiscopale.”
Je n’ai ni mission, ni désir d’entrer en lutte avec vous ou qui que ce soit pour défendre les miuistres, c'est leur affaire; mais permettezmoi d’ajouter que c’est un peu la mienne de me défendre moi-même.
Il faut que vous ayez perdu la mémoire de ce que vous avez dit, pour pouvoir écrire: ‘Je regrette que ‘ vous comptiez comme vous étant ‘ destinés, des coups que je porte à ‘ d’autres.” J'ai pensé que les coups que je vais vous indiquer étaient à mon adresse, je vous en laisse juge vous-même Vous avez dit en plein parlement : “* Mgr Taché a pris l’ini- ‘“ tiative sur la question des écoles “... , ce n’est pas ce qu'il a fait de ‘“ mieux pour sa réputation... si ‘ nous devions faire porter à son “ prestige épiscopal la responsabilité ‘““ des déceptions que nous avons ‘# éprouvées, il en souffrirait consi- ‘: dérablement dans l’histoire ; Mgr ‘* Taché, comme les autres évêques “en ce moment, ne sont pas suffi- ‘ samment équippés.” Puis, vous
mé À 0e
écriviez dans l’Electeur du 18 mai :
“ Le vieil archevêque malade, fati- ‘* gué, harassé, est facilement deve- “ nu la proie, la victime du cabinet, ‘au nom duquel M. Chapleau s’a- “ dressait à lui. Son excès de con- “ fiance a compromis une cause qui ‘alors eût pu être gagnée.”
Ces coups évidemment ne sont pas des coups mortels, mais il est encore plus évideut qu'ils me sont destinés et que vous ne devriez pas le nier, dans la détermination que vous avez prise d’être sincère.