‹ Monsieur Alphonse; piece en trois actesChapitre 20 sur 60 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MADAME GUICHARD, MONTAIGLIN.

Madame Guichard 5 la même place qu'au tomber du rideau, lisant le journal et finissant son verre de bière ; puis Montaiglin.

MONTAIGLIN, s'approchant de madame Guichard.

Vous avez à me parler, uudame?

M.VnAMn GUICHARD.

Vous êtes M. de Monlaiglin ?

MONTAIGLIN.

Oui, madame.

MADAME GUICHARD

Madame votre épouse vous a prévenu?...

MONTAIGLIN.

Oui, madame.

MADAME GUICHARD

.le n'ai rien à vous dire, à vous; je suis tout de même bien aise de vous voir; mais c'est Octave qu'il me fauti

MONTAIGLIN.

Il est parti.

3i RlOxNSII'UU ALPHONSE.

M AD A. MI- G Lie II A UD.

Pour Paris?

MONTAIGLIN.

Pour Paris.

MADAME GUICIIARD.

Après ou avant que inaJane de Montaiglia vous avait averti de ma présence?

MONT AIGLIN.

Avant.

MADA.MH GUICHARD,

Ail ! commindant, vous qui ne mentez jamais, pourquoi me dites-vous ça?

MONTAIGLIN.

Comment savez-vous que je ne mens jamais?

MADAME GUICHABD,

Case voit bien. Madame deMontaiglin est allée au-devant de vous et de M. Octave ; il a dû demander ii votre femme comment était la personne qui venait ainsi le relancer chez vous, et, aux premiers renseignements qui lui auront été donnés, il m'aura reconnue tout de suite. Il aura pen?é à se sauver, car il est poltron, il n'aime pas les scènes; mais, comme vous étiez là, et madame aussi, l'orgueil l'aura emporté sur la crainte, sans compter que vous étiez en droit d'exiger de lui une explication. Il va venir, le temps de sa faire une figure et de trouver une histoire; c'est Liim çi, n'est-ce pas? Il y a plus longtemps que moi que vous le connaissez, mais je le connais encore mieux que vous. Vous savez, les femmes, ça ne voit pas seulement dessus, ça voit dedans, et la chambre de votre femme est là ? (eub un montre

la porte à sa gauche.) Eli bien [Elle lui montre la porte à sa droite], je

parie qu'il est là, derrière cette porte, qu'il nous écoute et qu'il regarde par le trou de la serrure. (Eiie se dirige vers la porte.) Allons, viens. Octave, viens, mon garçon ! (Eiie ouvre

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